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Histoire de chiens par Spencer

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Histoire de chiens par Spencer

Messagepar bao » 25 Nov 2009, 23:01

Par Spencer:

il y a une chose que j'adore, c'est lire des histoires de chiens sortant de l'ordinaire.
je vous propose d'écrire les votres en respectant ces quelques règles:
1) vous devez avoir été témoin oculaire direct et /ou protagoniste de l'histoire.les exemples foisonnent de chiens qui "paraît il font ceci ou cela"! du vécu ou rien!
2) essayez de raconter uniquement les faits sans essayer de faire de la psychologie animale ou du comportement (ça ,c'est pour moi! je vais avoir du mal).si vous n'avez pas d'explication, tant mieux! cela rend votre histoire unique!
3) pas besoin de se cantonner aux bergers allemands.tongue

ça roule?
c'est parti mon kiki!
Spencer


ma première histoire a eu lieu il y a trois mois. chez mon ami et Maître en toutes choses canines.
je devais laisser mon chien quelques jours chez lui et comme d'habitude, je l'accompagnais lors de la première promenade.

il faut dire que ce type de promenade a de quoi impressionner n'importe quel chien. en effet, une dizaine de chiens en liberté s'ébattent autour de vous, accompagnés d'une jument "pepper"

tout ce petit monde emprunte un chemin de montagne sur environ 3 à 3 kms. nous étions quelques peu focalisés sur mon chien, essayant d'observer ses réactions dans la meute et vérifiant qu'il n'importunait pas la jument .

au retour, mon ami ouvre tous les box et les chiens rentrent spontanément dans leur petit nid.
et je lui dit "et ta jument?"
on se retourne , personne!
il prend sa chienne BA,Utah (qui n'est jamais en box, vu qu'elle garde la maison) et on remonte sur le plateau à la recherche de "pepper". lon refait la balade , aucune trace de Pepper.mon copain commence à parler de gendarmerie...etc....

je lui dit: "Utah la connait bien?"
"oui elles jouent ensemble!"

sachant que la chienne a déjà travaillé en piste, je lui dit : "demande lui donc de la retrouver!"
aussitôt dit , aussitôt fait:

"Utah, cherche Pepper!"

et la chienne part sans une hésitation alors qu'elle ne piste plus depuis 3 ans et qu'elle ne connaît pas directement le NOM de Pepper....
on essaie de suivre sur un chemin de traverse. on la perd de vue ,et au bout d'une heure, on voit arriver Pepper au galop avec Utah qui jappe derrière!

ja n'ai toujours pas compris comment Utah a saisi en trois mots qu'il fallait suivre la trace de cette jument et comment elle savait qu'il fallait la ramener!
Spencer


Yes ! Bonne idée pour les vacances ! big_smile
Pour moi, 2 anecdotes (en dehors de celles ou j'étais mômes avec les chiens de mes parents...).
La première, à l'armée je suis passé par les EOR puis par le 132 car j'avais demandé une affectation cyno. Je me suis retrouvé ensuite chef de chenil mais sans chien d'un centre de transmissions. Il y avait là parmi la quinzaine de cabot (que des BA à l'époque) une espèce de saloperie grand comme un cheval et répondant au doux nom de Vil et dont personne ne voulait, ni même rentrer dans le chenil pour le nettoyage ou la gamelle tant il était "spécial"... Bref, j'y arrive doucement et quelques jours plus tard, surprise, j'entends gratter et grogner à la porte de ma chambre dans ce qu'ils appelaient "l'hotel" vers 3 heures du mat et c'était le Vil qui avait passé sa cloture de box puis celle du chenil (2,30 m plus 3 rangs de barbelés à chaque fois) et m'avait retrouvé pour venir dormir avec moi... A partir de ce jour, je me le suis attribué et tout le monde fermait les yeux sur ses intrusions nocturnes... A la fin de mon temps, puisque c'était encore possible à l'époque je l'ai embarqué avec moi ! Une grande histoire d'amour !
La deuxième anecdote est un peu différente, mais troublante... Ma tendre et douce moitié était chez sa "manman" pour une semaine et le jour de son retour m'appelle le matin pour me confirmer son heure d'arrivée. Je comprends 6h28. Dans l'après midi, vers 4 h et demi, je suis avec une copine au téléphone en train de refaire l'histoire de la cynophilie et d'un coup les chiens foncent dehors tout excités et quêtent partout... je raccroche quelques minutes plus tard pour avoir un message de ma douce en question m'informant de son arrivée, j'avais confondu seize heures 28 avec 6 heures 28... Le truc c'est que la gare est à 10 bornes de chez moi et avec des vents défavorables... De plus le timing était instantané par rapport à l'heure, donc pas une histoires d'effluves, mais autre chose... Quoi je ne sais pas, mais puisqu'on parle de lien par ailleurs, c'en est pas un ça ?
Bernard


C'était en été, il y a déjà pas mal d'années...

Il fait chaud et nous emmenons nos chiens piquer une tête dans la rivière, Jazz notre BA, comme à son habitude plonge, ramène des bâtons, il va même jusqu'à nous ramener un tronc d'arbre qui flottait à quelques mètres de là, Newton le Bearded n'aime pas l'eau, enfin si mais seulement s'il a pied, alors il patauge, aboie après son copain, bref tout le monde s'amuse.

Nous décidons de rentrer, nous les faisons courir histoire qu'ils s'égouttent un peu, puis tout le monde en voiture et retour à la maison, les chiens se couchent dans la salle à manger et chacun de nous part vaquer à ses occupations, Djo (Titluciole) dans sa chambre en dessous de la salle à manger, elle bouquine, son frère est dans le jardin et moi je nettoie la voiture.

Djo entend Jazz aboyer, pleurer, faire un raffut du diable, jamais il ne fait ça, alors elle monte pour voir ce qui se passe et là elle découvre horrifiée plein de traces de sang au sol, elle s'aperçoit très vite que c'est Newton qui saigne au niveau des pattes, il s'est ouvert un coussinet au bord de la rivière sur des bouts de verre, on fait un pansement à Newton avant de l'emmener voir le véto, Jazz lui est d'un calme olympien, couché dans son coin, il nous observe sereinement du coin de l'oeil.

Son instinct l'a fait réagir en voyant Newton saigner, il nous a en quelque sorte appelés au secours, dès qu'il a vu qu'on avait les choses en main il s'est calmé instantanément.

Lui aussi c'était un sacré compagnon trop tôt parti, tout comme son pote Newton, si le paradis des chiens existe, sûr qu'ils sont venus accueillir RamDam.
Didine


Le jour où Jazz nous a adoptés...

Il avait 2 ans, nous le voyions régulièrement au club d'éducation où nous allions avec un croisé BA dont nous ne venions pas à bout (chien retiré trop tôt d'avec sa mère et nous surtout qui n'y connaissions rien), mon fils qui a tout juste 12 ans rêve de faire du Ring à force de voir Jazz si bien obéir et si bien mordre.

Nous nous séparons du jeune croisé BA qui s'est rebiffé sur nous (maintenant on se dit que cela ne nous poserait pas de souci, enfin c'était il y a 13 ans de ça) et le propriétaire de Jazz voyant la tristesse de mes enfants me propose de nous le donner, j'hésite un peu à cause de son age et je ne veux surtout pas que les enfants soient de nouveau malheureux (leur papa venait de mourir quelques mois avant qu'on prenne ce chiot), mais ce chien nous fait rêver alors j'accepte.

Jazz était très attaché à son maitre, il a du mal à nous reconnaitre comme sa nouvelle famille d'ailleurs il me fait de la peine quand on est au club et qu'il va vers Didier et que celui-ci l'ignore pour qu'il aille vers son nouveau maitre.

Quand Didier vient à la maison, Jazz essaie de le suivre dès qu'il part, il court vers sa voiture, un soir il va même s'isoler sous mon lit, refuse de nous voir, je commence à me dire que ce n'était peut être pas une bonne idée, mais il faut insister un peu avant de baisser les bras.
Il a ce comportement quand son ancien maitre vient à la maison sinon il joue avec nous, nous obéit, ne pose aucun problème.

Puis un jour, Didier passe nous voir et au moment où il nous dit au revoir, Jazz se précipite dans le bureau, se couche dessous, on se dit qu'il va encore déprimer quelques heures...

Et bien non, dès qu'il a entendu la voiture partir il est revenu vers nous tout joyeux, le déclic s'était fait dans sa tête, nous étions sa famille, de ce jour jamais il n'a essayé de suivre Didier, il nous avait adoptés pour de bon. Didine


bien belle histoire! qui vient conforter mon sentiment sur le changement de maître.
allez un petit coup de gore, maintenant !

je roulais un soir dans une toyota célica (c'est un coupé sportif 2+2 à deux portes, c'est important pour l'histoire...)
les places avants étaient très allongées , avec un tunnel pour passer les jambes. c'était la place préférée de mon premier beauceron ,Boggie. une grande brute très portée sur la castagne toutes espèces confondues.(je précise que ce chien n'a jamais pratiqué de mordant sportif ou non et que je le regrette amèrement car ça m'aurait permis de mieux le contrôler). bref!

il pleuvait à torrent, que dis-je...à seaux!
soudain j' aperçoit un pauvre gars trempé qui faisait du stop au milieu de nulle part !
j'ai hésité 30 secondes; je savais le chien difficile, mais je pouvais pas le laisser là!

je suis descendu sous la pluie, j'ai fait le tour et je lui ai dis "mon chien est devant et il est pas commode! je vais vous aider à monter derrière!" il était d'accord.
j'ai ouvert la porte passager avec précaution, calmé le chien, rabattu le siège vers l'avant et je l'ai fait monter à l'arrière.
puis, je suis monté à mon tour par la même porte, ne voulant pas le laisser seul dans la voiture avec le chien, le temps de faire le tour.
en m'installant au volant, j'ai fait coucher le chien tout au fond du tunnel pour les jambes et j'ai dit au gars "vous ne faites pas de gestes brusques , vous ne parlez pas fort et tout va bien se passer!"
et roule ma poule pendant les 20 kms qui me séparaient de la prochaine localité, où nous allions tous les deux.
le chien ne bronchait pas mais mon autre passager était si silencieux que je ne l'entendais même pas respirer!
nous avons passé le panneau d'entrée d'agglomération et j'ai commencé à me détendre.
c'est alors que j'ai senti la main du type me tapoter gentiment l'épaule en me disant "vous pouvez m'arrêter là. merci...."
il a pas eu le temps de finir sa phrase. les portes de l'enfer s'étaient ouvertes....
en un éclair, le chien avait bondi, cassé le siège , mordu le bras, tiré le type vers le bas et il s'acharnait sur lui après l'avoir coincé entre les sièges avant et arrière!
de mon côté, je lui hurlais dessus en tentent de le retenir d'une main pendant que j'essayais d'immobiliser la voiture en restant sur la route....
une fois arrêté, j'ai fini par maîtriser le chien , que j'ai fourré dans le coffre (ce que j'aurais dû faire avant!) .et je suis revenu secourir le type . il a repris ses esprits et il est sorti prestement de la voiture, vu que le chien était en train de défoncer le siège arrière depuis le coffre!
j'ai cru vivre un cauchemar: il avait du sang partout et la voiture en était repeinte à l'intérieur.
désespéré de le voit blessé, je lui propose immédiatement de rejoindre l'hôpital le plus proche, mais il me repousse en hurlant "non! laissez moi! laissez moi! partez avec votre fauve! et il s'est enfui en traînant la jambe.
je suis allé prévenir les gendarmes et les pompiers, mais personne ne l'a vu cette nuit là!
j'étais prêt à assumer un dépôt de plainte mais je n'ai jamais eu aucune nouvelle.
c'est depuis ce jour que j'ai compris qu'avant d'avoir un chien "difficile" , il faut vraiment maîtriser son sujet.
aujourd'hui, ça ne m'arriverait plus. le chien serait dressé correctement à la cessation et à respecter mes ordres. il voyagerait aussi dans une vari.
j'espère juste que mon erreur pourra servir à quelqu'un.
Spencer


waouh à faire flipper ton histoire

Moi c'est l'histoire du labrador de ma tante (Max):

un jour d'été, ma mère aperçoit par la fenêtre de notre cuisine, dans les bois derrière chez moi (ils sont séparé de chez moi par la route et une ligne de chemin de fer), un chien couché en boule et qui ne bouge pas.
Fin d'après-midi, le chien n'avait toujours pas bougé donc je décide avec ma tante d'aller voir si le chien n'est pas attaché a un arbre, ou blessé, ma mère restant a la fenêtre de l'étage pour nous guider.

On part donc vers le chien mais une fois a 10-15metre de lui, il prend peur et fuit. Il traverse la route, passe en dessous du pont du chemin de fer, et se retrouve donc dans ma rue.

Sous les cris de ma mère, ma tante et moi courront en direction du chien, pendant ce temps ma mère sort dans la rue.

Quand on rejoint ma mère, le chien se trouve a quelque mètres de nous mais recule lorsque ma mère ou ma tante s'approche (il a tellement peur qu'il fait ses besoins sur place)

Je commence alors a m'approcher doucement en lui parlant et a ma grande surprise, avec moi il ne bouge pas. J'arrive alors a m'en approcher assez prêt pour le toucher. Je le caresse et le rassure et il prend confiance en moi.
J'ai ainsi pu lui passer une collier avec laisse. Ma tante qui rêvait d'avoir un labrador l'a prit chez elle.
Elle a fait toute les démarches pour retrouver les proprio mais sans succès, ce qui l'arrangeait vu qu'elle était tombée amoureuse de ce chien ^^

Maintenant, il vit toujours auprès d'elle ;)
Zack et Roy


j'adore!
il y aurait sûrement beaucoup à raconter sur ces épisodes d'apprivoisement.....
pourquoi ça marche avec untel et pas avec une autre personne qui se comporte de la même manière?
quelle est cette alchimie étrange, ce calme intérieur qui inspire la confiance?
certains l'ont naturellement et d'autres non.
on peut apprendre les bases techniques (posture, regard, voix ,gestes...etc.) mais il reste la part psychique des choses.
je me rappelle être allé voir un concours de ring dans les années 75 dans la région parisienne.
je n'y connaissais rien mais je voulais absolument voir ça.
en partant, je tombe sur un des mes copains que je presse de m'accompagner.
il commence par refuser en me disant qu'il a horreur des chiens...que ça ne l'intéresse pas...etc...
je le tanne un max (je suis assez fort pour ça! big_smile)
et il finit par m'avouer qu'il a peur de se faire mordre!
je me fous copieusement de sa figure en lui expliquant qu'il s'agit de chiens dressés et bien plus intéressés par "l'apache" comme on disait à l'époque (c'est à dire: le voyou!)
bref! j'insiste tellement qu'il finit par me suivre mort de honte et de peur.
au moment où on arrive, c'est le moment de "la recherche". le chien fait le tour du terrain en cherchant L'HA pour le garder au ferme en aboyant. je vais me mettre devant la cache où se trouvait l'HA . il y avait du monde et nous étions au moins au troisième rang de spectateurs.
en rigolant, je mets mon copain derrière moi en lui disant :"planque -toi, il arrive!". je l'entendais gémir de trouille.
ça pour arriver, il est arrivé!
sans même un regard pour l'HA. le gros BA noir feu est passé sous la barrière en bois, il a bousculé les spectateurs en se frayant un chemin , il est passé entre mes jambes et il a mordu la jambe de mon copain qui me broyait les épaules avec ses doigts! juste avant de tomber dans les pommes!
l'HA est intervenu et le maître aussi. tout le monde était désolé de cet accident rarissime , déjà rare à cette époque où les chiens étaient bien moins "sport" qu'aujourd'hui.
je n'ai plus jamais revu cette scène sur un terrain et les chiens d'aujourd'hui sont tellement toileux que c'est devenu quasi -impossible.
mais quelle hormone diabolique mon copain a t'il pu diffuser pour se faire attaquer d'un chien qui ne le voyait même pas et qui aurait pu en mordre trois avant lui? mystère......
Spencer


ça m'étonne pas ton histoire Spencer ...
je pense en effet qu'il y a bien une histoire non pas d'hormones, mais de phérhormones
Quand je pars en concours avec Miss Marple, elle reste avec moi, à l'hotel et au restau (ben oui, je sais, mais j'assume). Miss Marple adore les gens de toutes les tailles et de tout les âges, surtout ceux qui mangent (on ne sait jamais ..)
Ce sont le plus souvent des hotels de chaine avec buffet pour le petit-dej.
Je mets donc la Miss à côte de notre table en "couché pas bouger" et je vais me servir. No problemo sur une dizaine de déplacements, jusqu'au jour ou j'entends : "Vite, vite enlevez moi ce truc !" n'imaginant même pas qu'on pouvait traiter Miss Marple de "truc" je contine à hésiter entre pancakes et toasts. Jusqu'à ce que mon voisin me tape sur l'épaule ; " heuuuu Madame, votre chien" Je me retourne et je vois la poilue s'avancer très lentement en la fixant vers une dame tétanisée contre le mur. Profil bas je récupère la chienne, m'excuse platement, et la dame de me dire qu'elle a une peur panique des chiens ...
Finalement j'ai pris les pancakes et les toasts ... tongue
Miss Marple


sur le topic du "lien" j'ai raconté brièvement quelques anecdotes; dont une qui a fait bondir Porthos big_smile
vous allez comprendre pourquoi!
la scène se passe à la roque sur cèze , près de chez moi, au lieu dit "les cascades du sautadet"
un lieu de baignade magnifique pour qui aime la nage en eau vive mais extrèmement dangereux
(entre un et deux morts par an depuis plus de 20 ans)

j'y entraîne souvent mes chiens, étant moi même bon nageur; au menu : saut de cascade, cascades sur la tête, tourbillons, marmites et forts courants. que du bonheur!cool
ce jour là, mon père et sa compagne ont tenu à nous accompagner. je leur ai trouvé un bassin tranquille et je suis parti jouer avec ma beauceronne "ourse" .

soudain, j'entends hurler; ces deux idiots avaient trouvé très amusant de s'asseoir à la sortie du bassin dans le courant pour se faire masser, et bien sûr, madame s'était fait entraîner par le courant. je fonce aussitôt vers l'endroit avec ourse, bientôt rejoints par mon père.

là ou les choses se corsent c'est que ce tobbogan naturel débouche sur un mini canyon de 2 à trois m de large sur autant de profondeur avec un fort courant et entrecoupé de "marmites tourbillonantes" creusées dans la roche. on la voit dont reparaître de loin en loin en agitant la main, mais elle disparaît aussitôt happée par une autre marmite.
on court sur les deux berges essayant vainement d'attaper sa main au vol. la configuration du terrain fait que nous conservons plus de chances sur la berge que dans l'eau mais les apparitions se font rares et nous la perdons de vue.
soudain, la chienne bondit au bord d'une marmite et happe un poignet qui s'agite faiblement. elle tire de toutes ses forces contre le courant et se trouve bien prêt de se faire emporter lorsque nous arrivons lui prêter main forte. on la tient!
après les régurgitations d'usage, ma belle mère est de nouveau capable de se tenir debout...et c'est tant mieux, parcequ'une beauceronne qui vous happe dans le courant pour vous sortir de l'eau, ça laisse de sacrées traces (qu'elle a toujours, d'ailleurs!). direction l'hôpital, où l'interne ne comprenait pas qu'on puisse être ravi de lui amener une personne mordue aussi fort!

tu vois Porthos, c'est quand même une bonne chienne......d'accord ,elle a sauvé ma belle mère.....mais elle l'a quand même mordue!!!!
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Si vous trouvez qu'il ne manque que la parole à votre BA c'est que vous ne savez pas l'écouter ! Jany
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Histoire de chiens par Spencer

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Re: Histoire de chiens

Messagepar Domi27 » 05 Déc 2009, 10:50

De la part sa Tata Miss2Pattes, voici l'histoire du sauvetage de la petite Princesse, Limbutza :
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Voici un bout de mon histoire, celle vécue et racontée par ma nouvelle maman française. Je la dédie à l'Association Mukitza (ex Clopotel) qui a permis ma venue en France mais surtout à Lénuta car mon coeur restera à jamais roumain.
Limbutza


Dimanche 25 octobre. LE dimanche de l’année, celui qui n’est pas comme les autres ! C’est le seul et l’unique à totaliser 25 heures. Et oui, on passe à l’heure d’hiver. On flâne, on musarde, les pendules se mettent doucement à retrouver le fil du temps. Oui, un dimanche très spécial… D’autant que se propage une info sur les forums du Net à la vitesse grand V : ENORME SOS… PERDUE… CHIENNE HANDICAPÉE…

C’est à Dourdan, et Dourdan c’est une grosse demi-heure de route de chez moi. Il y a les courses à faire, et puis il y a … il y a que si tout le monde se dit la même chose, la petite chienne ne risque pas d’être retrouvée. Le brouillard est épais, mais derrière cet écran opaque on devine le soleil désireux de pointer le bout de ses rayons. Un genre de clin d’œil, une invitation. J’y vais, OK je rejoins cette équipe qui demande de l’aide pour sauver ce petit chien de rien.

Jolie bourgade Dourdan, son château, sa cité médiévale… Un petit groupe se constitue sur la place de la mairie. « Vous venez pour la petite chienne ? ». On déplie des cartes sur le capot des voitures et certains collent un coup de crayon sur les endroits signalés comme foulés par la fugueuse. Drôle de chasse au trésor ! Mais c’est quoi cette histoire ?
Celle d’une petite chienne qui vient de Roumanie, rapatriée par une Association de Défense Animale et qui se sauve de chez sa famille d’accueil, le jour même , à peine débarquée sur le sol français. Pour couronner le tout, le handicap en question c’est l’absence de mâchoire inférieure. Comment cela est-il possible ? Brrrr, ça fait froid dans le dos. Un p’tit truc de 10 kilos qui n’a aucun moyen de se défendre, qui ne doit sa survie, tout là bas en Roumanie, qu’à sa peur que l’Homme s’est chargé de lui faire comprendre, qui ne saisit rien de nos mots et ne dispose d’aucun repère dans ce lieu qu’on lui promettait pourtant protecteur.

Elle est partie jeudi, nous sommes dimanche. Déjà 4 jours et 3 nuits dans la nature.. et ce dimanche, comme partout en France les chasseurs battent la campagne en quête de trophées sauvages.

Les équipes se forment. Par groupe de 2 ou 3 nous prenons chacun sous nos semelles une infime partie de cet immense territoire avec pour seul paquetage une liasse d’affiches. Un pas devant l’autre… Au bout d’une heure de marche on se dit que c’est ridicule de surface couverte et qu’on est infiniment petit dans ce paysage. On s’arrête à hauteur de chaque promeneur, de chaque chasseur, de chaque VTTiste, de chaque cavalier pour inlassablement poser la même question « vous n’auriez pas vu.. ? … Merci de prendre ce papier … ? Si vous l’apercevez, n’hésitez pas à téléphoner. » Vingt fois, trente fois la même litanie, mais la campagne garde son secret, aucun chien de la taille et de la couleur d’un renard ne sera annoncé. Jusqu’à la tombée de la nuit les yeux des équipes tenteront une vision… Mais rien, à regret il faut retourner.

5ème jour : A Dourdan il y a une aide précieuse en la personne de Michèle. Elle n’est pas particulièrement « chien », sa passion et son temps c’est plutôt aux chats qu’elle le donne. C’est justement via un forum de « maniaques » du chat qu’elle apprend la recherche. Elle aussi se met en quête de récupérer cette fuyarde et pour se faire, sillonne tous les coins et recoins avec la connaissance parfaite des lieux. Elle rencontre un jardinier qui, travaille dans les jardins ouvriers. La chienne a été vue hier soir. Mais là rien ! L’alerte est donnée, la chienne ne peut pas mordre, cela rassure sans doute et d’accord si on la voit… d’accord aussi pour tenter de la fidéliser en lui mettant à cet endroit de la nourriture adaptée à son handicap. Elle prévient les pompiers, car si la bestiole est repérée il faudra bien des aides pour la capturer.

La diffusion des affiches continue. Les poteaux de Dourdan se colorisent d’un curieux portrait canin à la langue pendante !

6ème jour : Ce matin elle n'a pas été revue et il y a un brouillard d'enfer.
Midi, super, un appel ! La chienne vient d’être repérée sur Etampes au niveau de la Zone Industrielle des Rochettes près d’un garage. Dourdan-Etampes c’est 20 km ! Mais qu’est ce qu’elle fait là bas ? A la fois le soulagement de la savoir en vie et l’affolement de comprendre qu’elle est toute proche de la RN20. A ce niveau du département, la Nationale est à 4 voies, séparée par un terre plein central. Autant dire que le franchissement relève de Mission Impossible.
Pourvu que …
Autre maillon de la chaîne, Stéph qui ne sort plus de sa voiture tellement il roule dans le secteur en scrutant l’horizon. Dès qu’il a connaissance de l’info, il file sur le lieu, guidé par Béa, qui, du fin fond du Val d’Oise le renseigne par téléphone. C’est son Barouf de Berger Allemand qui le premier voit la petite chienne mener bon train sur les trottoirs de la ZI. Son aboiement trahie la présence de la petite roumaine. Le palpitant de Grand-Steph cogne ! Avec un peu de chance, on va pouvoir terminer ce vilain feuilleton. Ah oui la chance.. Un peu quand même car la chienne s’engage dans un entrepôt clôturé, et sur elle, le portail se referme. Reste plus qu’à attendre patiemment le vétérinaire équipé d’un fusil hypodermique, diligenté par l’Association. Car ce n’est pas si facile que ça d’obtenir ce genre de prestation. L’animal n’est pas dangereux, donc les services adéquats ne se déplacent pas. C’est la pause méridienne, le véto est appelé et OUI, il veut bien se déplacer. Commence pour Steph un curieux face à face avec cette chienne au format de poche qu’il ne connaît pas… D’instinct il comprend que de vouloir l’approcher ne ferait que l’éloigner. Il s’assoit, donne le tempo de l’apaisement et …miracle, à force de parler doucement, elle se couche sur la terre. Pauvre p’tiote, ses petits gémissements plaintifs vont toucher le cœur de Grand-Stéph. Qu’elles sont longues ces minutes, très longues car il faut tenir, il faut continuer le juste ton, celui qui sécurise la Belle jusqu’à permettre l’arrivée du véto
sollicité. Tic-Tac, cela fait 30 minutes déjà, chacun garde sa place, on se plait à croire que la partie va se gagner. Mais la chance ne va pas rester.
Les forums ont cette chose magique de déployer les volontés en des temps records. Ils ont aussi les défauts de leurs qualités. Les messages livraient trop de précisions quand à l’endroit où la petite Roumaine était repérée...
Elles sont deux, deux filles qui croient que la messe est dite. Elles arrivent et chassent Grand-Stéph de son rôle de médiateur, pénètrent dans l’enclos avec leur voiture, persuadées qu’il suffit d’ouvrir la portière pour que la chienne s’y engouffre. Quelle erreur !! La chienne se lève et se voyant poursuivie, escalade tel un zébulon les deux mètres de mur. Elle n’a pas de mâchoire inférieure mais une sacré détente sur les pattes arrières. Derrière ce mur c’est un amas de ronces dans lesquelles elle disparaît. Seules ses plaintes se font entendre, elle ne sera plus vue. Pauvre Nénette, quand on sait qu’elle ne peut pas protéger sa langue. Nos pieds équipés de bottes ont bien du mal à se frayer un passage dans cet imbroglio végétal. Alors pour elle p’tite mère … !!! Beaucoup d’amertume sur cette remarquable intervention de deux personnes arrivées sans carton d’invitation. Cerise sur le gâteau, elles croient nécessaire d’ajouter « elle commence à nous faire ch..r cette chienne ». Tout est dit, tout est fait. Elles repartiront en laissant derrière elles une belle impression de gâchis. Du coup elles se pressent, c’est vrai à 14 heures elles reprennent leur travail.
Nous reviendrons en soirée sur les lieux, équipés de pinces coupantes et de sécateurs au cas où la chienne serait encore coincée dans les taillis. Mais non, elle s’est dégagée et sera aperçue à la tombée de la nuit, longeant la voix ferrée. On réalise le danger car entre les rails et la N20 ! Il fait nuit, c’est la mort dans l’âme que nous gagnons nos voitures pour retrouver nos foyers.
Au fond de nous la sensation du « Tout à refaire »! C’est vrai qu’il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.. mais des fois, on se demande !

7ème jour : Elle a été vue en train de boire. D'Étampes, elle est partie 3 heures après sur Corbreuse, près de Dourdan. Puis plusieurs appels pour signaler sa présence : Saint Chéron puis Saint Cyr puis Sainte Mesme, tous des villages proches de Dourdan. Elle rayonne autour de son point de départ. Elle se déplace à une vitesse vertigineuse. Le temps d'arriver là où elle est signalée, et déjà on nous la signale à une autre endroit. Elle ne se pose pas. Certains écriront « Il faudrait que par miracle elle se fasse coincer dans un endroit clos, comme hier matin. Il semblerait qu'elle revienne vers l'abbaye ou sur les jardins ouvriers de Dourdan. C'est un vrai phénomène. »

8ème jour : Déjà toute une semaine à vadrouiller. Elle semble avoir passé la nuit dans le dernier secteur car elle a été vue à 8 heures dans le même coin que la veille au soir. Deux personnes sur place tentent de la suivre. Un monsieur accompagné d'un Galgo spécialisé dans la récupération de chiens propose ses services. Il a de l’expérience dans ce type de situation, il sera là très vite. Les gendarmes en patrouille sont avertis aussi. Mais rien, elle échappe à nos regards. Encore un jour qui finit sans livrer son secret.

9ème jour : Vendredi, de bonne heure on se retrouve aux Granges le Roi, juste à côté de Dourdan. C’est l’occasion de faire connaissance avec Béa, Steph, Andrée, Chibi, Michèle, Domi… On se partage les endroits à visiter. Mais personne ne l’a vue, le téléphone reste silencieux.
L’angoisse pour tous !

10ème jour : Samedi, 11 heures elle a été repérée à Saint Vrain puis à Leudeville ensuite plus tard en fin d’après midi à Janville sur Juine. On regarde sur la carte. Bigre, c’est une évidence, elle a traversé la RN20. ! Mais comment fait-elle pour se déplacer à une telle vitesse ? On fera le calcul, c’est plus de 60 km de trajet dans la journée. Le tracé nous laisse croire qu’elle redescend sur Étampes. La météo jusque là avait livré des températures quasi estivale, mais ce soir, la pluie commence à tomber. Il fait trop sombre, l’équipe sur la trace se dit que les recherches reprendront demain. Encore un jour de passé !

11ème jour : Dimanche 1er novembre. Il fait moche, mais vraiment moche, un vrai temps de Toussaint, à ne pas mettre un chien dehors. La pluie, le vent, le thermomètre affiche du pas chaud. Et aucun signalement. Le gros travail d’affichage se poursuit. Le périmètre déborde sur la Seine et Marne, le Val de Marne et le Loiret. Les coups de mains sont nombreux car chaque jour de nouvelles personnes proposent leur service. Elle viennent parfois de loin, traversant Paris, ne craignant ni les retours de week end ni cette pluie qui
refroidit les carcasses. Petite chienne de rien continue de mobiliser, d’émouvoir, aucun ne baisse les bras.

C’est en terminant sa tournée d’affichage le soir sur Dourdan, qu’une bénévole, Claudia, voit la petite chienne. Elle n’en croit pas ses yeux, son scotch au bout des doigts… Dans Dourdan, Corinne et Michèle tournent également. Elles se mettent en contact et se retrouvent pour filer la belle sauvageonne mais voilà qu’elle disparaît encore de leur vue comme par enchantement. On comprendra plus tard que la Miss se réfugie sous les voitures dès qu’elle se sent traquée. Dans la soirée, c’est certain, elle viendra avaler le repas destiné aux chats du quartier. Ce jour-là encore nous rentrerons bredouille mais avec la certitude que la maligne ne va pas se perdre comme cela. Elle est incroyable cette petite chienne ! On se dit qu’on va pouvoir la fidéliser à cet endroit et la récupérer en douceur, probablement dans les jours qui viennent avec une cage trappe. Mais il faut vraiment du doigté. Et sur les forums, l’avancement de la tache restera très confidentiel.
Des bêtises, une fois suffit !

12ème jour : Lundi, 13 heures 30. Un nouveau signalement sur Dourdan, vers l’abbaye. C’est à moins de deux kilomètres du centre ville. Elle reste dans le coin, c’est bon signe !

13ème jour : Depuis hier 13H30, rien. Il pleut. On a remarqué que les jours de pluie laissaient souvent le téléphone silencieux. Soit la chienne n’aime pas être mouillée, soit les promeneurs se font rare, soit les deux !

14ème jour : Toujours rien. Pas trop le moral

15ème jour … 24ème jour : La petite chienne n’est plus signalée. Mais on veut toujours y croire. Tellement de démarches effectuées auprès des administrations, fourrières, mairies, vétérinaires, qu’il est impossible que personne ne nous signale un accident potentiel. On décortique tout, chaque proposition, chaque situation qu’on nous rapporte comme sensiblement différente de l’habitude. La chienne est extrêmement peureuse mais elle est obligée de rester proche de l’Homme pour s’alimenter. On surveille les points de nourritures, les affiches continuent d’être apposées. On balaie les doutes qui envahissent tour à tour nos têtes. Il faut se serrer les coudes, on VEUT retrouver cette chienne. Les planques s’organisent même de nuit… mais rien de rien, plus personne ne semble avoir vu l’objet de toutes nos inquiétudes ! Quand même un chien ne se volatilise pas comme ça !!

25ème jour ! Dimanche. Ce soir on montera une planque dans un endroit qui nous a été signalé. C’est à Dourdan et depuis plus de dix jours une personne nourrissant des chats constate le grand désordre à la table des minets. Les bols sont renversés, les gamelles déplacées. Pour affiner son enquête notre « restaurateur » change les récipients qu’il glisse dans des abris plus ou moins hauts. Une assiette plate se vide sans bouger tandis qu’un pot à bord élevé est sorti, couché afin d’être vidé de son contenu. De part son handicap la chienne ne peut pas manger comme n’importe quel chien. On se plait à croire que c’est elle. L’endroit est tranquille. A proximité des abris de fortune dans lesquels elle peut très bien se réfugier. Tous les ingrédients y sont !
Ce soir là, sur la place du marché de Dourdan nous nous retrouvons avant 18H00. Parfait, nous prendrons possession des lieux bien avant la venue de notre contact. On gare les voitures à distance raisonnable, une grosse demi heure avant que notre nourrisseur intervienne, et ensuite il n’y aura plus qu’à surveiller qui vient taper l’incruste à la table de X-Mines, le chat du quartier. Car tous les jours,
avec la précision des pendules suisses, la distribution des repas se fait vers 19 heures. Tous les jours… sauf le dimanche, c’est 23 heures ! Ah ben c’est ballot, si on avait su ! Il n’y a plus qu’à s’armer de patience. On n’a pas bien chaud dans la voiture, mais le cœur y est. Presque 5 heures à attendre. Du coup on se raconte des histoires de chiens… Pas toujours très gaies quand on pointe la condition animale dans les pays de l’Est.
Histoire aussi de s’occuper, on tourne un peu avec la voiture. Un, deux,…, cinq fois le tour du pâté de maisons. On rigole aussi. Et si un voisin inquiet relève le numéro d’immatriculation de cette bagnole bizarre qui roule à deux à l’heure… ? On se voit déjà en garde à vue, bredouillant des explications confuses sur notre enquête canine. En terme d’audimat, notre fiction ne va pas crever l’écran. Enfin pendant ce temps, les aiguilles de la pendule descendent puis remontent. Et c’est encore une heure de passée.
23 heures, le chat entend l’arrivée de son gardien. Les gamelles se remplissent, X-Mines fait honneur au menu, puis s’éclipse. La rue redevient déserte, les gouttes de pluie commencent à taper la carrosserie de la voiture. Une fois de plus la flotte vient faire briller l’asphalte… et assombrit notre rêve
A minuit, on décide de lever la garde. Rien, toujours rien, avec la pluie c’est foutu !
Mais on se dit que demain nous reviendrons et s’il le faut les jours suivants.

Tout la bas en Roumanie, Lénuta pleure de ne pouvoir aider. Et nous nous avons tellement envie de lui redonner le sourire

A suivre …
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Re: Histoire de chiens

Messagepar Domi27 » 05 Déc 2009, 17:32

Voici la suite, et pour notre plus grand bonheur...à suivre...
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26ème jour : On réfléchit à la façon d’assurer une planque toute la nuit prochaine. Il faut que l’on sache avec qui X-Mines partage ce resto du cœur ambulant.
9 heures le téléphone sonne. Cela fera 2 semaines à 13H30 que nous n’avons plus aucun témoin oculaire. Au bout de la ligne, c’est une voix masculine qui indique avoir vu la petite chienne hier, dimanche matin. Il explique que sa voiture a des soucis de « santé » et la bougresse, à froid, avance en toussant. C’est parce qu’il roule au ralenti qu’il aperçoit ce drôle de chien à la langue pendante couché au bord d’un champ. Il a bien tenté de l’approcher mais l’animal s’est levé et a fui.
Une fois de plus, nous sommes scotchés. Car le monsieur habite Neuvy en Beauce… Oui, N E U V Y en B E A U C E !!!! Mais c’est en Eure et Loir, à 35 km de Dourdan. Misère, ce département n’a pas du tout été arrosé par les affiches. Comment cela est-il possible ? Alors le monsieur explique qu’il travaille sur Dourdan et c’est là ce matin qu’il a vu l’avis de recherche.

Il ne fait pas beau mais dans nos têtes le soleil brille. Du moins l’espoir renaît. Et en même temps le désespoir de craindre à nouveau qu’elle se déplace encore plus loin, là où nos équipes auront de plus en plus de difficultés à la suivre.
Alors on pose à nouveau nos réflexions en commun. Nous sommes d’accord, il faut très rapidement redémarrer une nouvelle campagne d’affichage. C’est notre plus grand espoir, que quelqu’un voit l’annonce et nous appelle.

L’imprimante crache à nouveau les avis et en tout début d’après midi, la valse des affiches reprend du service.

Neuvy en Beauce est une toute petite commune, les villages aux alentours également. Dans un rayon de 10 km, chaque cabine téléphonique, chaque abri bus, chaque boite aux lettres de mairie recevra le message porteur de toutes nos espérances. Il pleut, les rues sont désertes, on croirait des villes fantômes. Mais il faut garder l’espoir, faire et refaire finira bien par porter ses fruits.

15 heures : nouvel appel. Cette fois c’est une femme qui signale la chienne. Elle vient de lire l’affiche sur l’abri bus de son village. Cette chienne, elle la connaît bien. Car depuis 15 jours, tout le personnel des deux aires de repos situées de chaque côté des voies de l’autoroute A10, la rencontre. Elle traîne sur le parking, autour des poubelles venant prendre la nourriture laissée par les voyageurs et autres transporteurs.

C’est triste à dire mais ce genre de situations, les employés y sont très fréquemment confrontés. Les abandons de chiens et de chats sont bien réels et celui là n’est sans doute qu’un de plus sur la liste. La dame est confuse, elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas vu l’avis de recherche plus tôt… Alors on lève ses doutes, cela fait moins d’une heure que l’affiche vient d’être posée.

Mais pour nous c’est un nouveau frisson… l’autoroute A10. Brrrrrrrrrrr !!! La personne nous propose de la rencontrer demain, ainsi elle nous donnera plus d’explications.

27ème jour : Quelle météo pourrie… Il tombe des cordes. Au restaurant de l’autoroute où elle travaille nous retrouvons notre contact d’hier soir. On prend un café, histoire de se réchauffer tout en écoutant ce témoignage tant espéré. Et oui, la fifille est vue chaque jour. Quand ce n’est pas le matin, c’est l’après midi. Elle apparaît sur chacune des aires de repos. La maligne emprunte le pont qui surplombe les voies de l’A10 et navigue ainsi en presque sécurité. Non, elle n’est pas maigre. Non, elle ne semble pas affolée tant qu’on n’essaie pas de l’approcher. Oui, elle se roule dans l’herbe, les quatre pattes en l’air..
Nous allons de surprise en surprise quand le témoignage fait part de la capacité qu’à la petite chienne à chasser et à déguster les lapins très nombreux à cet endroit. Incroyable quand on évalue son handicap !
La dame réfléchit : elle se rappelle avec certitude la première fois qu’elle l’a vue. C’était le 2 novembre vers 18 heures. Ce jour là à 13H30, elle était encore à Dourdan à minima à 35 km de là. Mais nous sommes tellement heureux et soulagés de la savoir fidèlement accrochée à ce lieu. Sans vouloir crier victoire, la situation nous permet d’envisager une stratégie de capture.

C’est vers 16H30, alors qu’elle fait un dernier tour avant de regagner son domicile, que Michèle va l’apercevoir. Limbutza trottine sereinement en direction de SON parking. Sacré Mimi qui tremble en sortant l’appareil photos. Un flou artistique couché sur le papier, mais qu’importe. La chienne est vivante. Oui je vous le dis : VIVANTE…………..

28ème jour : Les choses se mettent en place. Grand-Stéph a récupéré par l‘intermédiaire de l’ONF une cage trappe suffisamment vaste pour notre Nénette. On prend les mesures pour savoir dans quelle voiture le transport se fera. On fignole les derniers préparatifs. C’est bon, l’opération est pour demain… Et si cette fois était la bonne ?

En attendant, Michèle continue une mini-surveillance de terrain. Dans la soirée, elle croise le monsieur à l’origine de l’appel du lundi matin. Il a une liasse d’affiches et pour faire la distribution, a pris son après midi de congés. Que de coups de mains, que de générosité. Merci, merci !

29ème jour : 10 heures, nous arrivons sur l’aire d’autoroute, du moins celle sur laquelle la chienne est le plus souvent aperçue. Nous rencontrons la personne en charge de l’entretien extérieur. Ils sont tous plus sympas les uns que les autres les employés de l’autoroute. La cage est très lourde. La dame nous propose de nous ouvrir la grille pour laisser un véhicule entrer. Quelle chance, car cette ouverture va nous éviter de devoir porter cet amas de grillage et de fer à bout de bras.

Il y a du soleil aujourd’hui, partout… même dans le ciel. Nous balayons du regard le parking réservé aux poids lourds. Il est presque désert, seuls 3 semi sont stationnés. Et devant l’un deux, nous n’en croyons pas nos yeux, ELLE est là, le nez en l’air savourant ce rayon de soleil généreusement offert.

On est comme des gosses devant une vitrine de jouets. Mimi saisit le caméscope pour immortaliser la scène. ELLE EST LA…. ELLE EST LA !!

Nous sortons la cage et avec d’infinies précautions, la déposons à proximité d’une poubelle, à 50 mètres de la chienne. Elle nous surveille du coin de l’œil la Nénette, c’est clair que tous gestes imprudents la feraient fuir. Il y a des jardiniers qui travaillent à l’entretien des espaces verts. Cela n’est pas fait pour arranger notre plan, car hormis leur présence, il y a le bruit des tondeuses et des rotofils. La chienne reste distante.

Et l’attente commence. On partage le mouvement des camions qui se garent et qui repartent, les allers et venues de toute sorte. Ça vit un parking !

12H30 on ne voit plus la chienne. Nous supposons qu’elle s’est couchée dans les herbes hautes qui bordent les zones de stationnement. Et si nous allions manger ?

14H00 on ne voit toujours pas la fifille. Un appel de Corinne. La chienne vient d’être signalée à 5 km. Bon, on se dit que ce n’est pas pour aujourd’hui. Le tout est de savoir si nous laissons la cage ou si nous remballons pour revenir demain. Nous décidons de laisser quitte à venir de très bonne heure demain matin.

Nous réfléchissons à l’endroit le plus approprié. C’est décidé nous poserons le piège sur le lieu de passage de la chienne, à proximité du grillage sous lequel elle se glisse. Nous bouchons tous les autres trous avec des pierres. Puis nous communiquons nos numéros de portable à nos aides précieuses que sont les employés de l’autoroute. Ils promettent de nous prévenir si par chance le piège se referme et ce jusqu’à 22 heures car c’est l’horaire de fin de service. Pour nous il ne sert plus à rien d’attendre. Avant de se quitter, on se dit à tout à l’heure… on ne sait jamais !

20 heures. Le portable sonne, c’est Grand-Stéph.
Lui. : « Dis donc, tu es toujours d’accord pour ce qu’on s’est dit ? »
Moi : « heu… c’est quoi déjà ? … Non tu ne veux pas dire que la chienne est dans la cage ? »
Lui : « OUIIIIIIIIIIIIIIIIIII. Les gens de l’autoroute viennent de me prévenir, c’est fini, nous l’avons la p’tite mère »

Les téléphones chauffent, on est tellement contents ! Nan : heureux ! Nan c’est plus que ça… y’a pas de mot, pas de qualificatif.. le bonheur quoi !

Il est 21 heures et sous la lueur des lampadaires nous sommes devant cette cage à admirer notre petite roumaine. Aucun d'entre nous ne l'a vue d'aussi prêt. Pas trop affolée la fille, elle regarde calmement nos présences. On se hasarde à passer nos doigts dans le grillage pour caresser sa tête. Qu’elle est petite la puce. P’tit truc qui nous a fait tant courir, qui nous a tant occupés. C’est tout juste si nous le croyons. Pourtant c’est sur, elle est bien là. Les yeux brillent, c’est dingue on ne peut s’empêcher d’avoir une larme, la pression tombe. C’est fini, c’est fini !

Il y aura le transfert de la chienne d’une cage vers une autre, plus confortable. Puis démonter la trappe, remettre tout ce matériel dans les voitures. Il est presque 23 heures quand nous repartons. On voudrait faire durer cet instant magique, tellement attendu, tellement espéré.

Ça peut paraître dérisoire car dans le fond il ne s’agit que d’une banale histoire de chien perdu puis retrouvé. Mais cette histoire là a réuni tellement de circonstances particulières, tellement de routes qui n’auraient jamais dû être croisées, tellement de solidarité, tellement d’espoirs dans la nature humaine que la charge émotionnelle est grande. Une vraie belle histoire humaine.

Ce soir la petite chienne dormira dans un lieu sécurisé, au chaud.

Tout la bas en Roumanie nos pensées vont vers Lénuta, avec une vraie promesse de faire une vie dorée à cette petite chienne de rien.

Demain est un tout autre jour… et une autre histoire.

Merci à tous. Vous vous reconnaitrez !

Limbutza
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:20

Deux anecdotes:
Pour mes dix ans mon cadeau d'anniversaire a été un corniaud femelle.J'ai tissé un lien extraordinaire avec cette chienne et je vous rapporte un fait dont je n'ai jamais eu l'explication: à chaque fois que je m'absentais de la maison elle allait s'asseoir près de la fenêtre et guettait mon arrivée environ dix minutes avant que j'arrive,elle n' y manquait jamais, quelle que soit mon heure de retour.
Autre anecdote : ma 1ère BA est arrivée un jour toute affolée du jardin me demandant manifestement de la suivre.Je l'ai suivi et j'ai trouvé un hérisson qui se noyait dans le bassin.Je l'ai sorti et posé sur la pelouse complètement KO, ma chienne ne l'a pas quitté jusqu'à ce qu'il ait récupéré,ensuite elle l'a laissé partir tranquillement.
Coralline



Mon premier chien d'adulte fut une dalmatienne à l'intelligence vive et dont les talents de comédienne nous ont souvent amusés.
Alors que je déjeunais seule, Ciara aboie furieusement derrière la porte d'entrée. Ne voyant rien au travers de la petite vitre, je lui ordonne de rester en arrière et ouvre la porte. Ma chienne est hérissée, les babines retroussées, vraiment furieuse. Etonnée - je ne lui ai jamais vu ce comportement auparavant - je referme la porte derrière moi pour examiner le jardin, et ne voyant rien de spécial je rentre rapidement pour trouver ma bestiole en train de terminer mon assiette
Le soir, je raconte sa bêtise mon ami qui s'empresse de me traiter d'andouille, d'être tombée dans un piège aussi facile. Peu après - alors qu'il mangeait seul - Ciara recommence son cirque à la porte. Mon jules se lève pour aller répondre, finit par ouvrir la porte et sortir, intrigué lui aussi par le motif de la furie. A son retour, la chienne terminait sa choucroute
Shasha


Et les histoires de chat ?

Il y a toujours eu des chats chez mes parents, j'en ai eu un qui était tout gris, couleur suie, il était tellement chétif quand il était chaton qu'on l'avait surnommé "ToutPetit", il dormait dans mon lit, me suivait partout, puis arriva le jour où je suis partie du cocon familial, j'allais travailler et habiter à Paris, pas question d'y emmener ce chat habitué à courir la campagne et déjà âgé, mais comme je reviennais chaque week end, je n'ai pas eu trop mauvaise conscience.

Tout se passe bien, le chat semble vivre comme avant à quelques détails près, déjà il me fait la fête quand je rentre, ce qui n'est pas vraiment habituel pour un chat, mais plus surprenant, mes parents ont remarqué que le chat vient se mettre sur l'appui de fenêtre quelques minutes avant mon arrivée, ils pensent d'abord que c'est une coïncidence mais au fil des semaines ils observent son manège. Dommage qu'à cette époque (40 ans) le tél portable n'existait pas

En 3 ans, jamais mon ToutPetit ne s'est trompé sur mon arrivée prochaine, étonnant non ?
Didine


c'est vrai que les chiens et les chats sont parfois bien copains!
j'ai souvenir d'avoir élevé ensemble mon premier beauceron et mon premier chat.
il s'est passé plusieurs choses amusantes:
évidemment, ils dormaient ensemble, mangeaient ensemble et jouaient ensemble...mais ce n'est pas tout!
tous les jeux que je prévoyais pour l'un ou pour l'autre finissaient dans les pattes des deux. balles, boudins...etc...
j'avais installé une ficelle avec une patte de poulet qui pendait du plafond.
le chat prenait son élan et sautait dessus en s'y cramponnant puis le chien donnait des coups de pattes pour envoyer valser le tout à plus d'un mètre de haut.
évidemment, le chat était constamment trempé de bave de chien, vu qu'il se faisiat lécher en permanence.
le chien le portait dans sa gueule tout le temps et un jour une tante est venue à la maison nous rendre visite.
elle appelle le chien qui arrive joyeusement ....et elle tombe aussitôt dans les pommes en poussant un grand cri.
on s'approche et on voit le chien assis très calmement avec le chat entièrement fourré (queue, pattes, corps) dans sa gueule avec juste la tête qui dépassait sous sa truffe. la tante avait cru qu'il venait de le bouffer!
entre autres joyeusetés, le chat a pris très vite l'habitude de nous accompagner lors de nos sorties hygiéniques . plus amusant, il ne s'est jamais laissé rebuter par un orage ou un vent violent. on rentrait trempés tous les trois après avoir bien sauté dans les flaques.

il va de soi que ce chat attirait les regards , des autres chiens en particulier!
ce sagouin faisait exprès d'aller les provoquer avant de filer se caler entre les pattes de son copain de 44kgs et 70cm au garrot, lequel s'empressait de montrer des crocs dissuasifs!

les rares imprudents qui ont passé outre et on poursuivi le chat ont passé un sale quart d'heure!
bref, une idylle comme on en voit peu

et j'en viens au moins amusant;
un an plus tard, mon fils est arrivé parmi nous. en revenant de la maternité, j'ai posé le berceau devant le chien et je l'ai laissé flairer le petit d'homme en le caressant. le chat est venu aussi...
il a tourné autour du berceau , flairé un coup et tourné les talons...on ne l'a pas revu avant trois jours!
puis il est revenu; il est monté dans la chambre pour constater que "la chose" était toujours là et il est reparti, définitivement!!
longtemps, on l'a cru mort , jusqu'à ce que le propriétaire du supermarché d'à côté nous vante les particularités extraordinaires de son chat adoré (pas peur des chiens, joue sous la pluie...etc...)...qui après enquête s'est avéré être le nôtre, bien sûr!
que vouliez vous faire? je l'ai laissé chez son nouvrau maître où il était très bien....
et mon chien est resté à la maison où il a veillé sur mon fils avec une ardeur et une vigilance qui ont toujours fait mon admiration et dont je lui serai toujours reconnaissant!
et j'ai définitivement compris qu'il valait mieux donner son amitié à un chien ...qu'à un chat!
Spence


en relisant le post je pensais que les histoires de chien, moi à part ceux de ma mère j'en avais pas et en parlant avec mon homme et me dit : mais si parle de "bestiolle" et oui "bestiolle" c'est une histoire qui vient de se passer avec Cali :

un soir Cali se mit à "râler" derrière la porte de la cuisine, c'était l'heure de se coucher et personne dans la maison n'y prêta attention. vers minuit, la chienne se mit à hurler, mon fils, se leva et ouvrit la porte de la cuisine : là, devant lui une "bestiole" (chien) de 50 cm de long et toute noire qui pleurait.
il referma la porte et alla se coucher. le matin, moi je me suis levée, Cali était collée devant la porte, je ne savait pas pourquoi. j'ai ouvert et là la petite chienne est entrée :
Cali l'a tout de suite adopté, mon mari aussi
après recherche, pas de tatouage, pas de puce et après affichage, pas de réclamation.
Cali lui laissa son lit, sa bouffe, ses jouets : on s'est dit : on va la garder
mais après une semaine Cali a trouvé le jeu moins intéressant, elle jouait maintenant un jeu dangereux pour la petite : elle l'a secouait en la prenant par le cou.
on a du s'en séparer, on a mis une annonce et 2 jours après on l'a donné à une mamie qui depuis d'après elle (la mamie), ne regrette pas sa nouvelle compagne.
j'ai cru à tord que Cali allait la chercher partout après son départ et bien non elle n'a rien cherché... comme quoi...
on a sauvé une "bestiole" on a fait plaisir à une mamie (suis contente de moi) mais j'ai compris que cali n'était pas prête à accepter une bestiole à la maison de façon définitive.
Anniedunord


bon, si on est parti dans la planète bisounours, j'ai ce qu'il vous faut!
j'ai déjà présenté mon beauceron Boggie et mon fils arrivé 1an après lui...

le lien qui les unissait était particulier. Jimmy aimait ce grand chien noir mais l'intêret que Boggie lui témoignait relevait plus de la mission divine que de l'amour.

très tôt, il s'est montré très concerné par la sécurité du petit d'homme; par ex, à la belle saison, je le mettait sur sa couverture au milieu de la terrasse en jetant un oeil sur lui.
ce petit chenapan ne tardait pas à ramper vers les bords de la terrasse. Boggie ,qui ne le quittait pas de l'oeil, le laissait faire jusqu'aux limites de la terrasse , puis il attrapait la face arrière de la couche et revenait le placer sur la couvertutre. et ça pendant des heures!

pour dormir, il n'y avait pas de meilleur lit que le ventre de son chien. et sitôt réveillé , il s'accrochait aux large dos et luttait pour se mettre debout avec l'aide du chien et il marchait ,de profil, appuyé sur le dos de Boggie , à travers la maison! plus besoin de youpala!
inutile de vous dire comment il a appris à nager? accroché à la queue du chien, bien sûr! (jamais mis de brassards ou de bouée)

il va de soi qu'il lui faisait subir toutes sortes d'accoutrements (j'en ai encore honte) : lunettes, pinces à linge, foulard, bonnet , veste...etc...

un jour, Jimmy , alors âgé de 3 ans , se montra fort mécontent du menu préparé par sa mère (poisson et haricots verts) il entama une grève de la faim illico ,en déclarant qu'il voulait "du steack haché et des frites!".
devant notre refus ferme et définitif, il quitta la table et partit faire son baluchon dans sa chambre. il repassa devant la cuisine , accompagné du chien, en déclarant "viens, mon BoBO! on s'en va de cette maison où ils sont tous vilains!" et il claqua la porte.
ma femme se montra aussitôt inquiète de le voir sortir seul, mais je lui dis; "laisse faire! moi ,ce que je crains, c'est l'état du gars qui voudrait toucher à Jimmy! vu que tu peux même pas le gronder en présence du chien!"
un coup d'oeil par la fenêtre nous a permis de les découvrir, assis sur un muret, en grande "conversation".
on a continué de manger et 10 mns plus tard , la porte s'est ouverte sur les deux compères; Jimmy a déclaré: "j'ai bien discuté avec BoBo, et on veut bien revenir si on nous fait des pâtes avec du ketchup! hein BoBo?" et là le chien s'est tourné vers nous et s'est mis à aboyer ! (ce qu'il ne faisait jamais).
6 ans plus tard, Boggie est mort d'un cancer et mon fils a eu besoin d'une thérapie psychologique pour apprendre à se passer de celui qui lui avait appris à marcher , à nager, à faire confiance à ceux qu'on aime et qui avait veillé, jour après jour sur sa sécurité ,depuis le jour où on lui avait présenté un petit d'homme dans un berceau.
ne sous-estimez jamais les liens qui peuvent exister entre un chien et un enfant.........
Spencer


Mon 1er BA était une poilue, une mère tranquille qui n’aurait pas bougé une oreille même si le ciel lui était tombé sur la tête ! On ne se quittait pas, jamais. Même au boulot je l’emmenais avec moi. J’avais de la chance, le Chef faisait comme s’il n’avait rien vu, et Nénette était capable de rester 5 heures sous le bureau sans broncher. D’ailleurs tout le monde (moi y compris) l’oublions au fil de la journée.
Il m’arrivait souvent de recevoir des personnes… Bien sur rien ne laissait soupçonner cette présence canine, le bureau avait une tôle sur l’avant qui rendait jambes et autre convoitise en tout genre complètement invisible.
Alors quand la belle se mettait à grogner de plaisir en s’étirant dans son sommeil, je vous laisse imaginer le sourcil plus qu’interloqué du visiteur installé en face. J’ai toute une palette de rictus dans le nuancier : la surprise, l’étonnement, la malice, la curiosité, la suspicion, la peur sans l’avouer…. Et comme Nénette ne pointait jamais le bout de son nez, beaucoup ont cru entendre des voix, sans presque jamais oser demander… Et moi comme si de rien n'était je n'ai pas voulu expliquer. Des secrets de filles sans doute !
DomiLafon


Mon fils ainé avait deux ans lorsque Yang, mon berger noir, est arrivé chez nous et ils ont été tout de suite inséparables. En 76 il y avait beaucoup moins de circulation et de plus nous habitions la campagne Flamande , au pied du mont Cassel pour ceux qui connaissent, le jardin était ouvert sur le cimetière puisque notre maison était l'ancien presbytère et Yang vivait en total liberté. Un jour il est venu me chercher avec insistance jusqu'à me tirer par le bas de la jupe : mon fils qui jouait normalement de l'autre côté du jardin sur la pelouse était parti , avec sa voiture à pédale, par le cimetière rejoindre le route et surtout le carrefour proche , je n'ose pas imaginer ce qui aurait pu se produire si mon BA ne m'avait pas alerté !

Il y a quelques années nous avons vendu un chiot femelle à un jeune couple ayant un bébé.
Quelques mois plus tard,il commence la construction de leur maison.C'est l'été,et la jeune dame,gonfle une petite piscine pour le bébé qui avait il me semble entre 6 & 8 mois.Elle surveille bébé et le jeune chien.Son mari l'appele afin qu'elle lui donne un coup de main à monter une plaque de placoplâtre à l'étage.Le chien arrive derrière eux en couinant,la dame regarde son bébé par la fenêtre et voit que celui -ci a glissé et est dans la piscine le visage dans l'eau !!!
Ils n'arrêtaient pas de dire que leur chienne a sauvé leur bébé !!!
Bao


J’ai eu, à une période de ma vie, des problèmes de logement. Mon frère et ma belle-sœur, bien gentiment nous avaient (ma poilue et moi) offert l’hospitalité. Ce n’était pas simple car mon frère est allergique grave aux poils de chiens… enfin la famille c’est la famille. Juste derrière chez eux il y avait un bois qui rapidement n’a plus eu de secrets pour nous tellement nous l’arpentions en long en large et en travers.

Un samedi matin, alors que nous crapahutions depuis .. au moins ça.. ma chienne s’arrête brusquement, se met à grogner et redresse le poil façon hérisson. Elle si calme et impassible ! Dans les sous bois de début d’été, ce n’est pas toujours facile de distinguer les choses. J’ai beau écarquillé les yeux je ne comprends pas pourquoi ma Nénette grognasse dur. Allez la fille, on continue, je sens déjà les glaçons dans les verres de l’apéro. Mais non rien n’y fait. Elle reste campée à cet endroit et ne répond pas à mes appels. Bon voyons ce qui se passe. Mais là rapidement je ne rigole plus car couleur des feuilles, tapis contre un arbre et dans les ronces il y a un jeune chien… attaché avec une corde de misère. Je rage de voir ça et du coup je lui fais peur à ce pauvre diable ligoté. Il gronde, couche les oreilles et me fait un sourire qui dévoile une denture de première qualité ! Bon je parlemente ça le rassure et je finis par pouvoir l’approcher et le détacher.

La détacher devrais-je dire car c’est une fille. J’ai la haine contre l’espèce humaine capable de faire ça. De plus c’est la même corde qui entoure le cou de la chienne et l’arbre, et dans un endroit bien excentré par rapport au chemin, complètement isolé. La corde est si courte qu’elle ne peut se lever, aucune chance pour elle de pouvoir se détacher, condamnée à mourir étranglé. Bon, ça ne sert pas à grand chose de vociférer, faut trouver une solution ! Du coup ma fille à moi gambade, faut croire qu’elle est soulagée autant que je suis contrariée. C’est sur je préfère ramasser les champignons. Et me voilà repartie avec une conquête qui d’ailleurs, en bien peu de temps, laisse tomber toute agressivité et stress.

Je ne pense plus aux glaçons dans le verre, mais au discours qu’il va falloir trouver. Hum, et le frangin, il va dire quoi ? Pas fini d’éternuer le bougre. L’emmener à la SPA .. (mais non pas le frère, la chienne.., voyons) on sait tous que dans les refuges, les vacances côté trafic c’est la même couleur rouge que sur les routes. Bien sur j’ai beau passer au peigne fin les oreilles, pas de tatouage. Pas de trace de quoi que ce soit. Un chien de rien.

Ben il n’a rien dit le frangin, il est parti s’acheter les mouchoirs qui vont bien juste pour parer aux poils supplémentaires. Et puis on s’est mis en quête de lui trouver une famille à la fifille. Un soir elle a fait une chose qui aujourd’hui encore me laisse scotchée. Nous étions tous alignés sur la banquette en paressant devant la télé. Les deux chiennes couchées à nos pieds. Ma belle sœur appelle notre pensionnaire et l’invite à grimper sur ses genoux. Elle arrive toute contente, pose sa tête là où les mains l’invitent. Et d’un bond me saute sur mes genoux à moi de l’air de dire, je vous aime bien mais c’est elle qui m’a sauvée la mise ! Elle avait choisi ! On s'est amusés à recommencer et à chaque fois elle faisait le même geste.

L’histoire se termine merveilleusement bien. Elle est restée trois petites semaines avec nous. Dans cet intervalle j’ai pris RV avec mon véto pour la faire tatouer. C’est lui, dans sa clientèle, qui a trouvé la famille idéale. Un couple de jeunes retraités qui avaient dû se résoudre à faire euthanasier leur chien malade. Quand ils ont vu la chienne … c’était déjà leur chienne, sans hésitation ils l’ont adoptée. Faut dire qu'elle avait tapé dans l'oeil du véto, ému par l'histoire. Je ne pouvais espérer meilleur avocat pour plaider la cause. Plusieurs mois après, je suis retournée voir Sarah. J’ai sonné au portail, une grille pleine qui ne permettait pas de voir mutuellement qui était derrière. Au bruit de la sonnette c’est un aboiement d’une folle furieuse qui a répondu… puis elle a sniffé et silence radio…mais quand ses maîtres ont ouvert la porte, elle m’a fait une fête du tonnerre. En si peu de temps qu’elle avait partagé ma vie, le souvenir était resté. Sauf que je vois bien q’elle a les yeux pleins d’amour pour ceux qui lui ont ouvert la porte. Aucun doute, ces trois là s’aiment. Avec un joli prénom, une carte de tatouage, un collier paré d'une médaille autour du cou, elle n'est plus un chien de rien. Et pendant que je mange mes petits gâteaux et déguste le café offert, la demoiselle est repartie monter la garde sur son territoire. Elle me montre qu'elle est chez elle.

Vous l’aurez compris, ça c’est du placement ! Tout juste si la gamine à 4 pattes n’a pas les clés de la maison.

Enfin p’tite mère, elle aurait pu connaître un sort tout autre. Faut croire que les Dieux des chiens en avaient décidé autrement.
DomiLafon
Si vous trouvez qu'il ne manque que la parole à votre BA c'est que vous ne savez pas l'écouter ! Jany
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:20

Juste une histoire avec ma ptite Popo, un bichon maltais que ma tante m'avait offert pour mes treize ans. C'était ma petite puce, ma copine d'adolescence, un peu petit chien à mémère mais adorable. Je suis partie de la maison à mes 18 ans. elle y est restée. Et ba n'empêche que jusqu'au dernier jour, c'était ma mémère. La petite puce était atteinte d'un cancer et ma mère me disait souvent au téléphone qu'elle s'inquiétait pour son état de santé. Pourtant à chaque fois que j'y allais, elle me faisait une fête monstre comme à personne. La dernière fois que je l'ai vu elle n'a pas changé ses habitudes, m'a fait la fête, on a joué à la balle, elle me suivait partout, on a fait une petite ballade alors que maman me disait qu'elle bougeait plus de son panier. Je l'ai toujours vue partante. Elle a rejoint le paradis des chiens deux jours après notre visite. Et je garde toujours cette image d'une petite boule de poils blancs avec une queue frétillante et pleine de joie.
Mistigris


l'histoire de domilafon remporte la palme haut la main!
y'a tout ce que j'aime: une histoire sortant de l'ordinaire, du suspense, des sentiments..... et un vrai talent de conteur.
puisque vous êtes maintenant familiers avec Boggie et Jimmy , j'en ai une autre, un peu moins bisounours.
le gamin devait avoir 3 ou 4 ans.
je préparais le repas quand je m'apperçois soudain qu'il n'y a plus de pain .
je convoque Jimmy et je lui explique ,que s'il est d'accord, je vais le laisser seul 10 mns pour aller en vitesse au bout de la rue chercher un pain avant la fermeture.
je lui explique que Boggie veille sur lui et qu'il ne craint rien....et je m'éclipse.

le gamin tire une chaise devant la fenêtre (rez de chaussée, tout va bien!) et commence à faire le guet.
soudain, il voit apparaître le facteur et il se dit que ce serait une bonne idée de récupérer le courrier en direct.
il dit au chien de rester là et il sort en refermant la porte (bien joué, petit gars!) pour s'avancer à la rencontre du facteur avec un grand sourire vu qu'il le connaissait.
c'était bien de penser à fermer la porte, mais ça ne sert pas à grand chose quand on oublie la fenêtre!
le chien n'a pas apprécié DU TOUT qu'un individu s'approche du petit d'homme. il a sauté la fenêtre , attaqué le facteur en bousculant le vélo et foutu le gars au sol.
et moi, je suis arrivé juste à temps pour voir le chien traîner le facteur par la jambe dans la rue comme un vulgaire chiffon. le type hurlait au secours et je le comprends, vu que le Boggie avait refermé les crocs derrière la jambe et qu'il le secouait comme une poupée!
le gars est reparti avec les pompiers . il a eu 15 jours d'arrêt de travail (bien mérités)et moi j'ai eu beaucoup , beaucoup d'ennuis avec monsieur le receveur de la poste !!! (convocation,visites vétérinaires, plainte, amendes...et aller chercher moi même mon courrier à la poste pendant 2 ans).
mais bon! le chien n'était pas fautif car il a fait son boulot. le gamin n'était pas fautif car il a cru bien faire en reproduisant mes gestes.
le seul fautif, c'est moi !!! et j'ai eu bien de la chance que ça ne se passe pas plus mal.....
Spencer


Celle là d’histoire est vieille de 25 ans. Hormis le sauvetage, le comportement animal ne m’a toujours pas livré ses secrets.

Ah ! Le vendredi, trop bien le vendredi.. Le lendemain c’est pour nous ! Et ce vendredi là c’était veille de 11 novembre. Ballot me direz-vous, on paume un jour de congés. Ben oui, pas de chance. Dans ma famille le 11 novembre c’est sacré. On commémore… le jour ou ma mère à mis un de ses enfants au monde. Alors c’est plus les bougies sur le gâteau que le bleuet de France qui nous rappelle la date. Bref ce vendredi là, à peine la voiture garée sur le parking, la gardienne de l’immeuble me saute dessus. La dame m’explique qu’au fin fond de la descente d’escalier qui mène à la cave il y a deux chiens qui se sont réfugiés. Ils sont là depuis la fin de matinée. Pour détendre l’atmosphère, la brave dame se croit obligée d’ajouter « En plus y’en a un qui n’est pas commode et l’autre doit être malade car il ne bouge pas beaucoup ». Elle pointe le doigt sur l’endroit de la planque et retourne à ses fourneaux. Le décor était planté.

Il vous est sans doute arrivé ce grand moment de solitude, vous savez seul(e), le nez face à la feuille blanche avec pour toute question l’équation à trois inconnues…

Au bout de la descente il y a une surface plane. C’est là que le typé BA est couché, la tête entre les pattes avant, la truffe écrasée sur le goudron. A peine s’il ouvre un œil. C’est vrai qu’il n’a pas l’air dans une forme olympique. En revanche l’autre, un labrador, est gorgé d’énergie et ma foi, belle voix ! En plus pas feignant. Heu ! Vite fait, je regarde sous le manteau… pas feignante c’est une fille. Elle fait les cent pas dans la montée/descente et me fait comprendre qu’il ne faut pas approcher. Le « pas bouger », c’est pour moi. Je fais comme si de rien n’était, je regarde sans regarder et commence les travaux d’approche. J’dois bien le dire : je suis à peine rassurée. Pour mettre un peu de gaieté à l’histoire il y a un espèce de crachin froid qui commence à tomber… une pure merveille !! La bestiole jaune bouge beaucoup mais je vois bien que c’est du pipeau. Elle ne me dit trop rien si je fais un pas vers elle, mais ce qu’elle ne veut surtout pas c’est que j’approche sa copine (y’a que des filles dans cette histoire). C’est ça qui la rend si expressive. Bon, avec de la patience on arrive à tout. Une petite heure à me faire mouiller et me voilà regagnant l’appartement avec une chienne au bout de chaque bras. La BA semble âgée et tellement fatiguée. Il n’y a pourtant pas beaucoup à marcher, les deux escaliers à monter, mais elle traîne les pattes et dès qu’elle s’arrête la labrador fait une ronde autour d’elle histoire de la protéger !

Quant à moi, je suis correctement habillée pour la fête ! Deux chiens de plus (avec les deux miens ça fait 4, jusque là les maths ça le fait bien) dans un appartement de 30 m²..

Dans l’oreille des demoiselles il y a un tatouage mais tous deux illisibles, elles ont bien un collier mais aucune inscription, et encore moins de médaille. Super les inconnues !

Une veille de fête vers 20 heures autant dire qu’on ne touche pas grand monde. Il n’y a guère que la gendarmerie du coin qui prend mon appel. Non pas de chiens perdus signalés. Oui on veut bien noter l’affaire. Pas trop inspiré le préposé, il griffonne ma description sur une main courante, mon adresse et le n° de téléphone. Bah, sur qu’il a d’autres chats à fouetter !

J’installe tout mon petit monde pour la nuit. Les deux invitées dégagent une odeur terrible de vase et de … bon je vous laisse deviner ! Demain est autre jour, bonne nuit les petits.

Premier geste du lendemain, l’appel aux refuges.. c’est un message enregistré qui m’accueille, pas d’ouverture ce 11 novembre, merci de rappeler ! J’ai un doute terrible. Et si elles étaient abandonnées ? Je défile le pire scénario, qui voudra recueillir un vieux chien et une excitée qui joue les garde-malades. Secoue-toi ma fille, pas succomber à la sinistrose.

Déjà je sors la meute pour la promenade hygiénique. Il suffit d’en attacher qu’une… la vieille !! Car le labrador décrit autour de sa protégée un ballet incessant. Elle est au petit soin, ne la quitte pas, la dévore des yeux, c’est sa seule référence ! Incroyable, je n’avais jamais vu ça et 25 ans après encore pas !

Je me gratte la tête, j’ai le Champagne qui m’attend, le frangin et les cadeaux, les bougies et les flons flons. Je laisse mes deux nénettes dans l’appartement, et comme la vieille est fatiguée, elle s’endort sous l’œil attentif de la Labrador gardienne de ses rêves. Tiens en parlant de gardienne, je donne à la mienne, (oui oui celle qui m’a offert le bon plan) le N° de téléphone où on peut me joindre. On ne sait jamais.

C’est entre la poire et le fromage que le téléphone a retenti. Tiens Domi, c’est pour toi. Je n’ose le croire, c’est la gardienne qui me dit que les chiennes sont recherchées. Elle vient d’avoir le propriétaire terriblement angoissé… Trop belle la vie ! Et comment donc que je vais le rappeler. Allô ! Allô !! Le Monsieur me dit qu’il cherche ses deux chiennes depuis plus de 48 heures, qu’il est tellement heureux de les savoir vivantes. On prend rendez-vous, demain pas de problème, « mais oui je vous attends ». Du coup je ne sais pas pourquoi tout devient plus facile à avaler.

L’épilogue est trop sympa. A l’heure dite le Monsieur et son fils sont à ma porte. Alors ils me racontent que c’est au cours de la promenade matinale du jeudi qu’ils ont rencontré une connaissance. A discuter et discuter encore ils n’ont pas vu les chiennes s’éloigner. Probable que la vieille a filé, son chaperon à ses côtés. Quand ils ont compris, c’était foutu car la vieille n’entend pas, elle est sourde ! La jeune entend bien mais son seul lien c’est cette copine agée que rien ne lui fait quitter. Et entre les appels inquiets de ses maîtres et la mission de surveillance dont elle se sent investie, comme qui dirait y’a pas photos !

Du lieu de la disparition au lieu de la capture c’est 10 bons km à vol d’oiseau en plein dans la forêt de Sénart (91), sauf que les chiens n’ont pas d’ailes et les chemins sont tortueux. Elles ont du marcher beaucoup jusqu’au lendemain pour arrêter leur quête dans cette rampe d’escalier. Les pauvres propriétaires ont cherché partout, mais c’est seulement le lendemain qu’ils ont appelé leur gendarmerie. Et la leur ce n’est pas la mienne. Ceci explique cela. Le samedi en élargissant les appels aux bureaux voisins, ils ont trouvé mon signalement. Ouf !

Le Monsieur m’explique l’étrange histoire des deux chiennes. La famille voulait un Labrador et c’est à la SPA que la tribu à traîné ses semelles. Dans la cage du Labrador il y avait la partie gratuite, la vieille chienne BA. Ils n’ont pas eu le cœur de les séparer. Partis pour un, ce sont deux qu’ils ont ramené. Ils me disent que c’est un amour incroyable que ce Labrador prodigue au vieux chien. Les Hommes pourraient prendre bien des leçons ! Elle ne mange que si l’autre mange, ne marche que si l’autre marche… irréel comportement !

Ils me remercient, s’excusent pour l’odeur terrible dont les filles se sont parfumées (gloubs ), et le groupe disparaît comme il est apparu.

Je n’ai pas eu de nouvelles. J’aurai bien aimé. Je me suis souvent demandée comment ce Labrador a survécu après la perte de sa si précieuse copine. Bah dans le fond c’est mieux ainsi !
DomiLafon


Petite anecdote d'hier soir. Ces derniers temps Candice déborde. C'est bien entendu de ma faute car avec la chaleur j'ai moins travaillé et commis l'erreur de lui lancer sa balle juste pour la défouler, au lieu de l'utiliser en récompense
J'ai abandonné - à regret - la méthode naturelle pour revenir à un sérieux serrage de boulon (pas le choix) histoire de remettre Choupette sur les rails. Rassurez-vous la bestiole a fort bien supporté le traitement
Bref, côté "lien" c'était tout sauf le top. Comme je vis dans un duplex sur 2 étages, il n'y a pas de porte. Alors que je sortait de la salle de bain pour aller me coucher, je vois ma chienne assise à côté de mon lit, très fière d'elle, les oreilles en avant, qui me regardait comme si elle attendait une réaction de ma part. Elle avait posé sur mon oreiller, son os en peau de buffle (à peine machouillé).
Waouh le cadeau j'ai pris le précieux nonosse, l'ai reniflé d'un air connaisseur, et fait un gros calin à ma louloute toute frétillante de constater que j'acceptais l'offrande.
Je lui ai montré que je cachais le présent sous mon oreiller et elle a paru satisfaite. Il y est toujours, elle va parfois vérifier qu'il y est encore, mais ne le reprends pas.

Vous pouvez rigoler, je suis toute attendrie et j'ai l'impression que notre relation a évolué
Shasha


Gamine, l’école ça n’a pas toujours été ça. Surtout le CM1, comme qui dirait incompatibilité de caractère avec l’instite ! Elle avait une fâcheuse tendance à s’énerver, crier et ça même encore aujourd’hui, j’ai bien du mal à gérer.

Pour quelle raison un jour s’est-elle mise à nous parler du chat qu’elle avait perdu ? Je ne sais ! Elle nous explique tout son chagrin. SON chat noir avec le bout des pattes blanches, un chat adorable, ses enfants étaient d’une tristesse sans nom, … bref, tout le malheur du monde.

Le hasard fait bien les choses. Un midi sur le chemin du retour je n’en crois pas mes yeux. Le Pompon erre à quelques centaines de mètres du groupe scolaire. Les Cieux m’avaient choisie, moi, pour THE action humanitaire. Non seulement c’était rendre à Césarine son juste bien mais quelle notoriété sur les bancs de classe. Pensez !!

Le chat est tellement gentil qu’il se laisse prendre dans les bras sans griffes sorties. « Tu vas voir mon pépère finie la galère ! »

C’est affublée de mon trophée félin que j’ai fait irruption dans la classe. La « maîtresse » a failli pleurer de joie d’avoir retrouvé après tant de vaines recherches son minou adoré. L’affaire était classée et pour ce qui est de marquer des bons points, inutile de dire que la boîte à bonbons était garnie premier choix !

Passe une journée et deux petites filles viennent à moi. C’est toi qui a trouvé un chat ? Ah, ah !! Sortons le stylo, ça doit être pour les autographes…

Mais elles se mettent à pleurer, c’est leur chat que j’ai kidnappé. Il faut leur rendre, de grosses larmes coulent sur leurs joues. Ce n’est pas possible !! Elles se trompent. Hein dites, elles se trompent ? Ça sent le roussi, et franchement quand le soir les parents des loupiottes sont venus sonner à la porte.. j’aurais bien voulu demander au chat comment on fait pour rentrer dans un trou de souris !

On crie à l’erreur judiciaire, Maigret, Navarro et autre Julie Lescaut … mais que fait la police ? Vous imaginez la suite, il a fallu expliquer au receleur involontaire qu'il fallait rendre le matou à sa vraie famille. Je vous passe le détail de la couleur de mes joues.

Ça a valu à la classe une solide séance d’instruction civique, une diète sans nom de la boîte à bonbons, et tous les travaux d’Astérix pour regagner l’envie à quelques élèves de venir s’asseoir à côté de moi…

Ah, ah je vois bien que vous vous demandez ??

Ben oui j’ai redoublé !
DomiLafon


ämes sensibles , passez votre chemin!
nous entrons là dans le domaine des chiens les plus durs.....
des chiens d'avant la loi de 1999 ! des mangeurs d'hommes....
voilà l'histoire d'un malinois nommé TAZ
j'ai pris ce chien dans un élevage italien; il ne m'a posé aucun problème hiérarchique à la maison.
il était gentil et calme avec moi , mais c'était un lion en dehors de ma présence.

les premiers signes n'ont pas tardé à apparaître : attaché derrière la cabane du club afin de découvrir le monde, il se jetait sur toute personne qui passait à portée pour le mordre! ces morsures n'avaient rien de celles d'un chiot : il perçait les chairs méchamment..

nous avons essayé le mordant sportif mais il guettait toujours l'occasion d'attraper une main, un bras ....ou un nez. mon président n'a pas tardé à le qualifier de "peau"!
avec moi, aucun problème, je n'ai jamais goûté à ses dents, même par jeu et ,détail amusant, si j'étais là, il acceptait tout (caresses, manipulations...etc...).

un soir (il avait alors 4 mois et demi et n'avait plus de dents) j'ai voulu le promener à la nuit tombée dans un endroit que je pensais désert. soudain, avant que j'ai pu déceler quoique ce soit, il est parti comme une flêche et a foncé sur un homme qui sortait du bois pour le mordre en pleine poitrine (heureusement dans sa veste). le chien ne pesait alors pas plus de 15kgs!

j'ai ,depuis lors, résolu de ne plus le lâcher!
un jour que je faisais cours au club, j'ai attiré l'attention des adhérents sur l'existence de tels chiens et la nécessité de les détecter. à cette époque, nous avions déjà compris que Taz ne pourrait jamais faire du sport normalement.
or, un des adhérents ,appelons le S ,me dit qu'un tel chien l'intéressait fortement pour surveiller son entreprise , victime de nombreux vols.
Taz était alors agé de 10 mois. j'ai accepté de faire un essai sur place.
sur mes conseils , S avait fait réaliser un chenil vaste et confortable, doté d'un abreuvoir automatique.
nous avons promené Taz en longe dans le site cloturé de l'exploitation (plusieurs hectares). en ma présence, Taz acceptait les caresses et les manipulations avec indifférence.
j'ai montré à S comment faire rentrer Taz dans le chenil en lançant une poignée de croquettes , et comment l'appeler dans son chenil et lui mettre la laisse pendant qu'il mangeait dans vos mains.
nous avons fait de nombreuses répétitions et tout marchait super bien. Taz me surveillait du coin de l'oeil mais acceptait de marcher en laisse, de s'assoir et de se coucher sur ordre. à chaque répétition, je m'éloignais un peu plus, jusqu'à me trouver à 50 m du chenil.
la dernière fois eu lieu alors que j'étais au volant de mon véhicule, prêt à franchir le portail et S me fit signe le pouce en l'air que tout marchait sur des roulettes.
je suis rentré chez moi à 100 kms de là et en arrivant, j'avais un message sur mon répondeur
"c"est S! je suis à l'hôpital! rappelle moi!"
après enquête, S avait tenté de refaire la manipulation d'entrée et de sortie avec les croquettes après mon départ. le chien n'avait mordu qu'une fois , au bras . bilan: 4 fractures! (radius-cubitus X 2).
immédiatement, j'ai proposé d'aller chercher Taz, mais S m'a dit: "surtout pas! c'est exactement le chien que je cherchais!"
effectivement, les vols nocturnes ont complètement disparu de l'exploitation!
pour la petite histoire, S m'a demandé de venir le vacciner l'année d'après vu que le véto pressenti s'est lamentablement désisté en voyant l'engin!
Taz est sorti du chenil sans hésiter à mon appel, il m'a dit bonjour et a fait la fête à S qu'il avait appris à connaître.
il s'est laissé faire sa piqûre sans même tourner la tête! je l'ai caressé et je l'ai reconduit dans son chenil sans aucun souci. il était pétant de santé et très calme mais S m'a assuré qu'à la garde il était "monumental"!
quand un homme et un chien se choisissent, des fois ça démarre mal mais ça peut souvent s'arranger!
Spencer


bon une petite : elle concerne le premier chien de mes parents : Boby

un jour, ma mère entend pleurer de l'autre coté de la route en face de la maison.

elle se précipite et elle découvre un chien, enlisé dans la vase, il lui restait que la moitié de la tête de sortie.

elle descend dans le fossé et tire sur le chien, le pauvre avait une corde autour du cou et au bout de la corde : une pierre grrrrrrrrrrrrrr, enfin elle le sort, l'attrape et le ramène à la maison.

C'était un chien noir et blanc, un "ratier" de petite taille.

Elle l'a lavé, brossé, donné à manger.

A compter de ce jour le chien ne quittait plus ma mère, dans le village, quand on cherchait ma mère tout le monde disait cherche le chien, tu trouveras la maitresse !!.

quand elle faisait les courses, le chien restait devant le magasin, il n'a jamais eu de laisse, pas la peine il était "collé" à ma mère et dormait au pied du lit de mes parents.

et puis ma mère eut ma petite sœur, dès que ma mère est rentré de la maternité, le chien changea, il décida que le bébé était sûrement plus important, car il resta collé au berceau, puis au landau et enfin à la poussette. Ma mère pouvait laisser le bébé dans son landau, le chien se couchait dessous dans le panier et personne ne pouvait approcher!! quand elle promenait le bébé le chien suivait et gardait, la nuit il dormait au pied du lit du bébé.

Quand ma sœur commença à marcher, le chien rechangea et se remit à suivre ma mère comme avant.

On s'est toujours dit à la maison qu'il avait dû penser que sa "mission bébé" était terminée.
Anniedunord


Ma 1ère chienne BA, ma poilue, est sans doute une très belle chose qui soit arrivée à ma vie. Elle avait tout ce que j’avais rêvé. Comme un certain Monsieur dans le monde actuel de l’Utilisation (pour qui j’ai une tendresse particulière), si on m’avait demandé ce qui lui manquait… j’aurais dit « RIEN ».

Mais en cherchant bien il a une chose qui m’a mis plus d’une fois le chignon de travers : elle ne supportait pas de rester seule ! Quand j’étais là c’était le calme personnifié, zen en toute circonstance, un N’AMOUR de Nénette ! En revanche si je disparaissais pour la laisser seule dans l’appart…. L’ange devenait la fille du docteur Jekyll et de hulk en même temps. Je ne peux même pas compter les dégradations occasionnées !

Fallait sauver les meubles ! Et entre deux maux il faut choisir le moindre.

Du coup histoire de réfréner mes bas instincts à chaque retour au domicile, quand je ne pouvais pas l’emmener avec moi, c’est dans la voiture que je la laissais.

Oui je sais ! Certains chiens dans la bagnole sont calmes, ils attendent le maître tranquillement. Ben … pas elle !! La voiture était devenue une reconstitution parfaite du champ de bataille terrassé par un tremblement de terre lui même traversée par un cataclysme météorologique.

Alors quand j’ai voulu vendre la voiture….

C’était un copain du copain du copain qui la voulait. Tout lui convenait, la marque les km le prix… Tout sauf la dévastation intérieure. Ah ben ça les mains sur le volant pour faire l’essai, il a du s’en souvenir longtemps. Mâchonné de part en part, un genre de surface antidérapante très très rugueuse. C’est vrai qu’il faut avoir un sens de l’artistique très développé pour admettre que le chef d’œuvre est pur jus artisanat maison !
Mouais, le rétro… y’avait p’têt que le rétro intérieur qui avait été épargné !

Je rassure le monsieur. D’ailleurs le RV est déjà pris, la voiture va subir un lifting complet.

Quand j’ai récupéré la voiture c’est simple je ne l’ai pas reconnu tellement elle paraissait neuve. Et bien sur je place ma Fille sous très haute surveillance !

Arrive le jour de la transaction. Fifille et moi la main dans la patte, j’avais pris ma journée. Le timing était serré, j’en vendais une et j’allais chercher l’autre. En route je m’arrête devant l’office HLM pour déposer le dossier logement ! Quelques 10 minutes à l’accueil pour que l’hôtesse m’indique le guichet, quelques minutes aussi pour attendre mon tour et me revoilà dehors.

Vous sentez le truc arriver ? A 5 mètres de la voiture je tombe en arrêt comme un setter dans un champ de perdrix ! Pétrifiée, tétanisée, bouche bée, je suis morte et je ne le sais pas ! De la gueule de Nénette dépasse un bout de la plage arrière, elle a mordillé le haut de la banquette et copieusement planté les dents dans le fauteuil avant.

Je n’ai même pas encore payé la réparation !

Côté business ch’uis pas une flèche. Je n’ai pas discuté, j’ai baissé le prix de la voiture..

Au fait c’est quoi la question ?
Ça y est ça me revient « Et pour vous c’est kouâ un crime passionnel ? »

A bientôt....
DomiLafon


Quand on réside à Paris, il n’y a pas des milliers d’endroits où promener son chien. Surtout si promenades riment avec cavalcades ! Parce que les ballades, le chien au bout de la laisse, j’peux pas dire que ce soit le même plaisir !

J’ai eu la chance d’avoir le domicile pas trop loin du bois de Vincennes et le bureau presque proche du bois de Boulogne. 10 ans de bois… autant vous dire qu’en terme de faune j’en ai vu des vertes et des pas mures !!!

Outre ma poilue j’avais une chienne Colley. Dire qu’elle était trouillarde serait un euphémisme. Une référence en la matière. Elle sursautait dès qu’une mouche rêvait. Tient, on pourrait parler des politiques d’élevage qui font fi des aspects caractériels… Ben nan Spencer, j’ai relu la consigne, pas ici !

C’est sur la pelouse de Reuilly, là où s’installe annuellement la foire du trône, que nous nous retrouvions chaque soir. Ça discutait dur, tant du côté chien que bipède. Mais rares ont été les vrais conflits. Le seul problème c’était les chaleurs de nos filles (ben oui, filles-chiens, petits coquins !!)

Quand mes Nénettes étaient sous l’influence de leur sexe, j’étais bien obligée de déserter. Le bois de Vincennes est superbe, et c’est dans de belles allées en sous-bois que j’ai fini par me tracer un circuit beaucoup moins fréquenté. J’empiétais sans le savoir sur le territoire des amoureux !

Ah les petits amoureux !! Seuls au monde pour se faire des bisous. Heu ! Seuls… juste dans l’esprit car moins drôles il y a ceux qui regardent planqués dans les buissons.

Un jour ma chienne Colley se met à pousser un hurlement à la Frankenstein. Elle m’en a débusqué un. Il est accroupi dans les fourrés en train de mater un couple bien occupé.

Elle fait ce que tous les chiens peureux font : elle aboie comme une furie, la tête tournée vers le ciel pour chercher une pieuse aide, fait un pas en avant et deux en arrière, contourne son bonhomme pour tenter de lui attraper les mollets.

Dieu qu’elle a peur la chienne ! Lui le gars n’a qu’une envie, celle de déguerpir au plus vite. Il se lève d’un bond… le pantalon lui glisse aux genoux. Et voilà notre sportif d’un certain genre qui cabriole pour une drôle de course en sac ! Ah ben ! Ça, pas facile la performance. C’est sur qu’il ne va pas nous battre un record olympique ! Les pieds joints il fait trois bonds et dans la précipitation, tombe. Il se retrouve, pour ce que la décence me permet de nommer ici, le nez dans les orties. Ouille ouille ouille !! Que ça doit faire mal ! Il se relève et à deux mains tente de remonter la culotte ! Le petit couple se redresse aussi, vexés qu’ils sont de ne pas avoir vu le spectateur sans ticket.

Bonjour l’ambiance ! La chienne aboie, je vocifère pour la rappeler, le mateur crie de trouille, les amoureux insultent toutes directions confondues…

Ben tu parles d’une ballade. J’en ai été quitte pour une bonne suée. Je comprends pourquoi à l’époque je faisais 25 kg de moins !
DomiLafon


Il y a toujours l’instant qui n’est pas fait comme les autres. En retard, de mauvais poils, fatigué, grippé, énervé… Tout le monde connaît ça ! Mais quand ces états d’âme font basculer bêtement le cours des évènements…..

Ma chienne Colley était peureuse pathologique. Qu’elle entende un bruit susceptible de ressembler à un coup de feu et la transformation en chien psychotique s’opérait. Elle n’entendait plus rien, ne pouvait plus avancer, prostrée… un genre d’état de choc !

Jour après jour, ce n’était ni simple ni facile à supporter.

Est arrivé ce vendredi midi où je n’ai pas eu la patience de l’attendre. Affolée qu’elle était, dès la sortie de la voiture, pour quelques raisons que ni ma tête ni mes oreilles n’ont perçu. Elle ne voulait pas s’éloigner de cette voiture, refusait de me suivre… J’ai craqué, je suis partie, me suis dit qu’elle finirait bien par me rattraper.

Puis ce pot d’échappement qui explose, je me retourne, l’allée du bois est vide de toute âme qui vive, j’ai l’impression qu’on a coupé le son et l’image, la chienne a disparu, volatilisée.

Au bout de quelques heures de recherches, d’appels angoissés, de « vous n’auriez pas vu… ? » Je me rends à l’évidence. Je l’ai perdue. C’est terrible !! Mais où est-elle ? Le périphérique parisien n’est pas loin, il y a les boulevards extérieurs tout près, et ce bois de Vincennes qui d’un coup me semble une diabolique forteresse. Comment pourrait-elle échapper à tant de pièges mortels ? Les minutes semblent des heures, les heures des journées. C’est la première fois qu’une telle chose m’arrive. Il va falloir que je rentre sans elle. J’ai la tête vide, je suis démunie de toute réflexion, je ne sais pas quoi faire, une boule terrible au fond de la gorge. Je m’enferme dans mon désespoir, même si je ne suis pas à plaindre, tout ça est de ma faute. Mais pourquoi ne l’ai-je pas attaché ?

Comment et où chercher ? J’appelle la SPA, ils me dirigent vers la SCC. On prend le signalement. Bien sur, la chienne est tatouée. Non pas dans l’oreille mais des lettres énormes à la cuisse. La machine administrative se met en route, les commissariats notent la perte… il faut attendre.

Samedi… puis dimanche… le téléphone reste muet. Je me lance un défi ! Si je répare la doublure de mon anorak je vais la retrouver. J’ai horreur de la couture, je sors les aiguilles neuves et le fil immaculé. L’attente continue !

C’est interminable. Je me dis qu’elle est renversée par une voiture et sans doute agonisante dans un quelconque fossé. Ou qu’elle est blottie au pied d’un arbre, incapable d’avancer, ou que sais-je ?

Dimanche soir la sonnerie retentit… j’ai le palpitant qui bat la chamade. Non c’est une amie ! Je lui explique ce qui arrive.. Alors démarre une sacré chaîne de solidarité. Elle me dit qu’elle va contacter un copain imprimeur. Il pourra tirer des affiches. Il faut en placarder sur le lieu de la disparition. Elle me bouscule, me secoue. Elle a raison, j’ai bien autre chose à faire que me piquer le bout des doigts.

Rendez-vous lundi au bois, début d’après midi. Il faut rameuter les foules, des boites de punaises et des bras amis…. On ne va pas s’admettre vaincus !

Lundi je vais chercher les affiches. Des copains ont répondu présent à l’appel, le petit groupe se disperse avec sa poignée de papiers. Les arbres nous servent de chevalets, chaque tronc devient un complice messager. Le fol espoir de retrouver !

Mardi : quelques appels ! Des curieux qui veulent savoir si la chienne a été localisée.

Mercredi : deux petits appels, aucune piste sérieuse. L’enthousiasme des affiches se ternit. Le moral est en berne.

Jeudi matin un monsieur se manifeste. Il dit qu’il sait où est la chienne. Cette fois au bout de la ligne on a ferré du sérieux. Il a vu les affiches en promenant son chien. Aucun doute pour lui, c’est le bon animal qu’il a repéré. Il explique qu’il travaille à deux pas du bois dans un foyer pour adolescents en difficulté. C’est là qu’elle s’est réfugiée. Il me donne le numéro de téléphone d’un éducateur que je peux joindre. Je veux tellement y croire… à force de croiser les doigts, le numéro tant espéré n’est plus si aisé à composer ! Allô ! « Oui, un chien a bien été trouvé. Oui, je peux le rencontrer. Mais non, peu de chance que je puisse reprendre le chien, du moins immédiatement »

Et là commence la confrontation avec un monde à part : celui des éducateurs. Loin de moi l’idée de porter un jugement. Le monde des éducateurs vaut celui des informaticiens, des cynophiles et de bien d’autres. Pas toujours simple pour l’étranger de percer les mystères d’une activité très spécifique ! Il y a le vocabulaire, les mimiques, la façon d’être,.. et bien d’autres détails qui surprennent le non-initié. Du coup l’éventualité évoquée me fait me rendre au rendez-vous accompagnée… Pour me rejoindre, le beau-père quitte son bureau des Champs Elysées. En route il est déjà bien énervé : « Comment ça pas nous rendre le chien ? »

Ça fait 6 jours que je vis en pointillé, je me couche comme je me lève en tentant de chasser de sombres images dégradées d’un chien blessé, malheureux, isolé, incapable de survivre au scénario imposé.

On nous fait entrer dans une salle de réunion. Ils sont 5 éducateurs en méditation. Tout juste si notre présence les fait réagir. Je voudrais tellement serrer mon chien dans les bras, mais en ce lieu, de Colley je ne vois point. Que faisons-nous là assis autour de cette table ? Le ton monte. Le beau-père c’était tout le contraire d’un gars patient. Tout de go il demande si c’est une rançon qui est réclamée, faut-il prévenir la maréchaussée ? Certes, on nage dans le plus minable des polars.

Cinq paires d’yeux nous regardent, choquées. Mais non on n’a rien compris. Ils expliquent : la chienne est arrivée dès le vendredi dans ce foyer, sans doute bien peu de temps après sa fuite. C’est une pauvre gamine qui l’a trouvée et qui a cru au don miraculeux. Il n’est pas facile de cacher un chien de ce gabarit. Pour pouvoir la garder, elle a prétexté un dépannage momentané et personne n’a voulu chercher midi à quatorze heures. L’éducateur nous dit que cette jeune personne est en grande fragilité et que curieusement depuis qu’elle s’occupe du chien elle retrouve dans les yeux un peu de vie et surtout consent à manger.

L’objet de toutes leurs réflexions est de savoir comment faire admettre que ce chien doit être rendu. La tension tombe.

Je n’ai qu’une seule image en tête, celle de caresser ma chienne. C’est égoïste mais au fond de moi il n’y a que ça qui prévaut. Je voudrais tellement revoir mon chien, déjà la revoir, au moins la revoir ! On avisera après !

Alors un des éducateurs me demande de le suivre. Je ne sais pourquoi, il propose au beau-père de nous attendre bien tranquillement. Un genre de « assis, pas bougé » !

La pièce est grande, un dortoir dans lequel sont alignés plusieurs lits. Et je la vois ma Nénette, blessée, agonisante ? Ah ben non, pas vraiment. Elle caracole, la queue en l’air, dans la gueule un jouet qui couine, fait sa fofolle, la vie est belle ! Elle vient vers moi, manifeste de la joie mais sans effusion. Je comprends qu’elle a mieux dormi que je n’ai pu le faire ces dernières nuits !

Et puis assise sur un lit il y a cette jeune personne. Les yeux lui mangent la figure, elle est transparente, un maigre souffle doit pouvoir la faire chavirer. Il y a auprès d’elle un autre éducateur qui parlemente. Mais elle n’entend rien, c’est elle qui l’a trouvée donc la chienne lui revient. Je montre le tatouage, cachée sur la cuisse, les grands poils ont gardé le secret. La pauvre continue de refuser. On lui dit que bien d’autres chiens sont à adopter, mais non rien n’y fait c’est celle là qu’elle veut garder.

Le déclic a été de lui dire que si la chienne fait des bébés je lui en garde un pour elle. Ça lui plait. Je lui griffonne mon numéro de téléphone et lui dit qu’elle peut appeler autant qu’il lui fera plaisir. On pourra parler de la chienne.

Ah oui parlons-en de la chienne. C’est tout juste si elle veut partir. Le lieu est rassurant, il n’y a pas de bruit, on lui offre le calme qui lui convient, pour elle c’est le petit paradis.

Le lendemain au bois, la promenade se fera en laisse. Et puis il faut se justifier… , car tous les dix mètres quelqu’un me demande si la chienne est bien à moi, affiches obligent. Le placardage avait été généreux, plusieurs mois après j’arrachais encore les avis.

Pour laisser un peu de temps au temps, ma mère et mon beau-père me proposent de garder quelques jours la chienne, histoire que tout le monde retrouve ses esprits.

Je ne l’ai jamais reprise, c’est chez eux qu’elle a vécu. Quand j’arrivais le week-end, elle était heureuse, mais le dimanche au moment de partir, elle allait se cacher de peur que je ne la remmène ! Dès fois le parler chien, pas si difficile que ça à comprendre !

Il s’est passé quelques mois et la jeune personne m’a appelée. Elle voulait savoir si Obélia allait être maman. J’ai menti, j’ai dit qu’elle avait eu une maladie qui avait nécessité de la stériliser. Comment lui dire qu’il n’était pas question de faire naître des chiots qui ressemblent à leur mère ?

J’ai compris que ce n’était pas une simple lubie qui avait valu tant de difficultés à faire admettre le titre de propriété.

Ma chienne a trouvé l’équilibre dans l’univers de sa nouvelle famille. Je ne saurai jamais si cette jeune fille a, elle aussi, réussi sa vie.

Quant à moi, je me suis promise qu’aucun chien qui traîne ne sera jamais étranger à mon histoire. Et 30 ans après je fais toujours ce serment !
DomiLafon


Mes parents ont toujours eu des chiens, (mon père était « chasseur » notre fierté de fille de voir notre père en tenue de chasse! !)
donc en permanence il y avait au moins 2 chiens à la maison qui était là pour la compagnie, le gardiennage (mon père avait une entreprise de menuiserie) et la chasse bien sûr.
L’ouverture de la chasse était l’occasion de faire un « repas » de chasse entre copains et nous on faisait le service (4 filles à la maison ça aide ! !)

Mon père était un piètre chasseur, jamais il ne ramenait de gibiers : c’était toujours les copains qui en donnaient à ma mère. Mon père disait : pas de chance, dommage, pourtant les chiennes se sont éclatées ! ! elles aiment ça.
Tu parles, un jour ma mère a tout compris : le jour où elle a trouvé la cartouchière de mon père planquée alors qu’il était sensé être à la chasse avec ses chiennes ! ! !

Au retour, elle lui demande si la chasse a été bonne, vu que les chiennes étaient dans un état lamentables et qu’il revenait avec un copain qui lui avait un trophée : toujours la même réponse : pas de chance. Ma mère lui demanda s’il n’avait rien oublié avant de partir, MDR la tête qu’il a fait quand elle lui montra la cartouchière. Il du tout avouer, il pouvait pas tuer ces pauvres bestioles mais il adorait aller se balader avec les chiennes et les copains. Comme a dit ma mère, ça fait chère la balade vu que le permis c’est pas pour rien ! ! !

sûr, il partait, mais que pour balader les chiennes ! ! il revenait le plus souvent avec un bouquet de fleurs des champs ou des champignons :lol :

On a compris alors pourquoi, quand il fallait tuer une poule pour la casserole, il se débinait en prétextant du boulot ! !

La seule fois où il a ramené quelque chose, cette chose, un lièvre, était toujours vivant, Sally, sa setter, l’avait mis en arrêt devant elle et il a eu juste à le prendre par les oreilles. C’est le voisin qui a tué le lièvre……
le fait qu'il ne puisse pas tuer à la chasse, fut un sujet de plaisanterie mais ne l'empêcha pas les années suivantes de prendre son permis de chasse (de balade ) et c'était devenu un héros pour nous ses filles !!
Anniedunord


Dans mes souvenirs de club, il y a un chic type, immigré italien et son BA Dix, grand mâle costaud qui ne ratait pas une occasion de désobéir à son maître. Faut dire que le papi gesticulait beaucoup, parlait autant et engueulait son toutou en le traitant de "tête d'âne" (avec l'accent) car il paraît que dans le sud de l'Italie, les ânes sont particulièrement têtus.

Pour dire qu'une journée en leur compagnie, c'était la rigolade assurée. La journée rallye et jeux avait était égayée par un pipi de Dix sur le sac de pique-nique que pôpa avait bêtement déposé au pied d'un arbre.

Lors d'un entraînement de pistage, un paysan pas trop sympa est arrivé avec sa citerne à purin juste à côté du champ ou Dix pistait en libre. On n'avait jamais vu un chien poursuivre un véhicule aussi assidûment malgré le "jus" qu'il prenait sur la tronche. Il a tenu tout l'épandage et encore couru après le tracteur qui repartait sur une bonne centaine de mètres. Dix est enfin revenu, dégoulinant se secouer vers son maître. Ce que je n'oserais jamais vous écrire c'est la tyrade de jurons proférés par son maître, qui faute de fontaine ou de ruisseau a dû se résigner à ranger son chien ainsi parfumé dans sa voiture.

Un dimanche matin, notre gaillard arrive tout catastrophé. Plusieurs locataires de l'immeuble sont venus frapper à sa porte à 3 heure du matin, car Dix aboyait comme un fou et qu'il ne parvenait pas à le calmer. Il craignait bien entendu que les gens se plaignent de son chien à la gérance. Il nous revient tout guilleret à l'entraînement suivant : pendant que tout l'immeuble était monté chez lui à cause des aboiements de Dix, des voleurs avaient visités les caves et volé l'argent des machines à laver. C'est la dernière fois que ses voisins ronchons se sont plaints de son chien.
Shasha


Mina était la chienne de ma grand mère, une petite boule de poil, blanche avec de petits yeux rond et noirs, un loulou de poméranie
d'aussi loi que je me souvienne, chez mamie il y avait Mina
Adorable avec nous les enfants, c'était une teigne avec les adultes, elle se mettait sous la table et gare a quiconque bougerait un doigt de pied, c'était la morsure assurée.

elle prenait part à nos discutions, à nos jeux, elle faisait partie du groupe et participait a toutes nos activités, nous lui parlions comme si elle faisait partie de la famille, enfin là ou était les enfants Mina était,

Il y avait une période qu'elle adorait par dessus tout c'était noël, elle nous suivait partout, curieuse et joyeuse de toute cette effervescence,
avant minuit moi et mes cousins allions la voir et lui chuchotions a l'oreille "Mina prépare toi, c'est bientôt les cadeaux" et a l'heuire ou ont ouvrait nos cadeau Mina était la, elle fourrait son petit nez dans les paquets et participait a notre bonheur

Ce noël là, Mina paraissait bien vieillie, ses petits yeux noirs avaient prit une couleur bleutée, elle ne sortait plus de son panier .
Quand nous sommes arrivés elle a levé sa petite tête et a remué la queue lentement.
notre grand-mère nous as dit que Mina était bien vielle (j'ai su après qu'elle avait un cancer généralisé et que le vétérinaire s'étonnait qu'elle ne soit pas déjà morte)

Nous avons été chacun notre tour lui faire une caresse,
pendant le repas de noël elle est restée couchée, prostrée
Comme à notre habitude, avant le dessert nous avons été la prévenir "Mina prépare toi, c'est bientôt les cadeaux"

nous avons patienter, trépignant d'impatience jusqu'à l'heure ou, les adultes envoyaient les mots magiques "le père noël est passé"
nous nous sommes bousculer vers le sapin et la, nous avons vu Mina couché sur les cadeaux, les adultes ont fait une drôle de tête, nous avions juste l'age de savoir ce qu'est la mort, et nous avons su, Mina était partie, elle avait eu la force de bouger son petit corps malade pour participer une nouvelle fois aux bonheur des enfants,
ce noël a été bien triste pour tout le monde
Valkane


j'ai fait pas mal de comportement canin avec mon maître et ami et j'ai eu un jour dans mes "patients" un jeune couple avec enfant ET boxer. l'enfant et la chienne sont nés ensemble, il y a deux ans
c'était au printemps, du côté d'Avignon.
nous avons pris rendez vous à leur domicile . une petite villa avec piscine.
je vois la chienne : très sympa ,exubérante et fofolle.
au cours de l'entretien préliminaire , je leur demande ce qui les gène chez la chienne .

ils me répondent qu'elle saute après tout le monde, qu'elle court comme une folle, qu'elle bave, qu'elle monte sur le canapé, qu'elle défonce le jardin.....et j'en passe.

je leur dis ,qu'à mon avis ,tous ces comportements ne sont pas pathologiques et qu'ils décrivent assez bien le portrait d'une jeune boxer!

stupeur des deux jeunes parents!
j'en profite pour glisser que la piscine mériterait bien une grille de sécurité car on peut craindre que la petite fille ou la chienne puisse s'y noyer (d'autant plus qu'il n'y a pas d'escalier).
la maman m'assure alors que ça ne craint rien ,vu qu'elle surveille sa fille et que la chienne a horreur de l'eau!
moment de silence......
c'est là qu'on entend crier et pleurer.
on se précipite vers la piscine et on tombe sur la petite et la chienne trempées! une large trace humide sur le sol montre à quel endroit elles en sont sorties.
la petite fille a le bras bleu et mâchonné, là où la chienne l'a saisie pour la sortir de la piscine!
elle nous dit qu'elle est "tombé l'eau tout bu!"
et à la question "qui t'a aidé à sortir?" elle montre la chienne et se jette à son cou!
nous séchons les deux miraculées et en prenant congé, je dis au gentil couple.
"il est inutile que nous nous revoyions. je pense que ,dorénavant, vous supporterez beaucoup mieux les quelques petits défauts de votre chienne, n'est -ce pas?"
ils m'ont fait un grand sourire et je les ai laissé à leur bonheur.
Spencer


mes parents, toujours les mêmes ont eu une setter irlandais Sally (entre autre, vu qu'ils en ont eu plusieurs)

ma mère qui éduquait ses chiens sans "club" ni éducateur canin, ça n'existait pas à l'époque ou on savait pas que ça existait!! avait pris l'habitude de punir la chienne quand elle faisait une "bêtise" en la mettant au "coin" : j'explique : ma mère l'a mettait entre la porte de la salle à manger et un meuble de cette salle à manger, la chienne ne bougeait pas de là et quand ma mère au bout de 5 mn estimait que la punition était suffisante, allait rechercher la chienne qui n'avait pas bougé.

sauf qu'un jour, ma mère a puni la chienne, et l'a "oubliée"

c'était le matin, et ma mère devait faire le repas pour toute la famille (4 filles, le père et les grands parents ainsi que les ouvriers de mon père, soit des tablées d'au moins 10 personnes à chaque fois).

elle fit le repas, on se mit à table, puis on rangea tout etc.... etc...

le problème c'est que les chiens à la maison étaient libre d'aller et venir dans la propriété et que ma mère ne s'inquiétait des chiens qu'au moment de leur donner à manger le soir.

et ce soir là, il manquait une chienne à l'appel pour le repas. On chercha partout dehors, pas de chienne. On commença à paniquer et ma mère nous demanda de se rappeler quand est ce que pour la dernière fois on avait vu la chienne.

D'un coup elle se rappela de l'avoir "punie" : la chienne était restée toute la journée au "coin" en attendant que ma mère l'a sorte de là.

de ce jour ma mère n'a plus jamais utilisé le "coin" car elle a été plus malade que la chienne.

la chienne a eu droit à un repas de roi et n'a jamais montré un signe de traumatisme suite à la punition. En fait la traumatisée ce fut ma mère d'avoir fait ça à sa chienne
Anniedunord


Les petites vacances de Bob le Bobtail

Au boulot on ne parle pas que boulot. Il arrive de partager avec les collègues, nos quotidiens. Du genre les gamins qui ne veulent pas aller se coucher, les chiens qui font des trous dans le jardin, le conjoint qui ne sait jamais trouver le torchon à vaisselle ou qui râle parce que le bouchon du tube dentifrice.... Bref des p’tits trucs qui font la vie de tous les jours !

Bob le Bobtail, je le connaissais sans le connaître. Je l’avais bien vu par-ci par-là car il résidait juste en face de chez moi. Mais c’est surtout son maître qui m’en brossait le meilleur des portraits car nous bossions ensemble.

Bob avait une particularité, celle d’être né avec un certain handicap : la surdité. La famille trouvait bizarre qu’il ne sursaute sur aucun bruit et ne réponde jamais aux ordres. A l’occasion, ils en touchent deux mots au véto, plus pour des conseils éducatifs qu’autre chose. Le savant homme pratique une série de test et le verdict tombe. Surdité ! L’affaire est rondement menée, et même carrément expédiée car l’homme à la blouse blanche sans autre forme de procès propose d’euthanasier le canidé. Bob fait partie de la famille, et petits et grands ont poussé un ho…rrifié en pensant à la fatale piqûre ! Bob a vécu et le numéro de téléphone du véto rayé !

La Pentecôte arrive. La famille décide de s’échapper 4 jours pour aller se tremper le bout des orteils sur les plages de Bretagne. 4 jours ce n’est pas bien long et plutôt que de requérir les services d’une pension, je me propose comme nourrice agrée. Tapes là mon petit camarade, c’est Ok. J’ai les recommandations d’usage : si tu le sors surtout tu le gardes bien en laisse car il ne t’entendra pas, les croquettes sont sur la table de la cuisine, la porte du garage qui mène au jardin est ouverte pour son petit pipi… On avait statué sur le fait que j’irai régulièrement le voir, mais qu’il resterait dans sa maison A LUI. Outre les consignes, on me glisse le trousseau de clés, les mains s’agitent par les fenêtres ouvertes de la voiture, bonne route, ne vous inquiétez pas, et à mardi !

On est vendredi midi, je retourne à mes affaires, j’irai voir Bob un peu plus tard. C’est à l’heure des petits gâteaux et du thé que je me décide à rendre visite à mon pensionnaire. Nos portes d’entrée étaient constituées en leur milieu d’un carreau épais type cathédrale. On ne voyait pas nettement qui était derrière mais suffisamment pour distinguer les silhouettes. Et alors que je glisse la clé dans la serrure, la masse imposante du Bobtail s’offre en filigrane. Je ne sais pas pourquoi mais une drôle de sensation me grignote la tête. J’ouvre doucement la porte pour laisser au chien une ouverture suffisante qui lui fasse me sentir. Oh mais là c’est pas le parfum de papa et maman ! Branle bas de combat, la bestiole se met à grogner et se hisser sur ses deux pattes arrière comme un ours de foire. Sans mentir, il fait au moins deux mètres de haut, enfin à peu de choses près !

Courageuse la Dominique mais pas téméraire. Un sursaut vital et zou je referme la porte histoire de respirer un gros coup… ben ça va pas être facile si le joli bébé ne me laisse pas entrer ! Faut admettre que le handicap n’aide pas. Car pas la peine de lui parler, ses repères ne sont pas là ! Que faire ? Du coup je me dis 4 jours c’est très très long surtout si je ne peux lui donner ni à boire ni à manger. J’ai bien le costume d’HA.. Ah ben oui, le costume ! L’idée me traverse l’esprit. Trop drôle, j’imagine la scène, les voisins vont croire que c’est carnaval, avec un peu de chance on va me lancer des confettis !

Ben y’a pas à dire il faut trouver une solution. Nouvelle tentative, j’entrebâille la porte. Lui ne change pas d’un iota sa façon de faire. J’ai toujours le grizzli anglais en bonne position ! Je glisse un œil et dans le coin du radiateur se languissent deux grandes raquettes de tennis. Elles sont assez près pour que je les attrape sans que Bob fasse joujou avec mon bras. Parce que je peux vous le dire, il est en colère le bougre, p’têt sourd le toutou mais pas muet !

Ben les deux raquettes agitées en éventail sous son nez, j’ai pu pénétrer dans l’univers de Monsieur Bob. On a passé 4 jours comme ça, déploiement des armes sportives, confinage de la bestiole dans l’entrée pendant que je m’active à la popote, croquettes et eau à volonté, vérification des locaux, puis libération du prisonnier et retrait des troupes armées. Bonsoir et à demain !

Quand les copains sont rentrés le mardi, ils ont cru que je plaisantais. Leur Bob leur gros nounours, c’est pas possible. Lui qui ne garde rien, limite apathique. Ben voilà, on croit connaître ses gosses, j’te jure !

Enfin je me suis dit que j’avais eu de la chance de m’en sortir comme ça…. C’est qu’il y a sportifs et sportifs… Ils auraient pu faire du ping-pong !
DomiLafon


une petite sur ma beauceronne "ourse" que vous connaissez déjà!
cette histoire vous montrera à quel point les choses vont vite et combien on se doit d'être vigilant quand on promène son chien.
mon "ourse" vivait dans mon jardin clôturé par un muret d'un mètre surmonté d'un grillage costaud de 120 cm de haut.
chaque jour, le gardien des immeubles d'à côté venait s'occuper des bâtiments (poubelles, chaufferie...etc...) en compagnie de son chien un splendide "Komodor" vous savez, ces chiens blanc laineux avec des dreadlocks? taille du bestiau environ 70cm , poids estimé 45 kgs.
beau, mais con le bestiau!
chaque jour,laissé en totale liberté pendant 6 h , il venait faire chier ma chienne au grillage en lui aboyant dessus.
celle-ci devenait folle! elle massacrait le grillage pour aller le cartonner!
j'ai été plusieurs fois voir le gardien (qui avait des dreadlocks!) et je lui ai demandé de ne plus le lâcher sans surveillance , mais il m'a dit: "je veux pas l'attacher, il vit sa vie et basta!"
j'ai fini par construire un chenil pour ne plus subir les plaintes des voisins....
or, un beau jour que je promenais la chienne dans le terrain vague adjacent , je la vois démarrer à fond la caiisse au détour d'un talus .
je me mets à courir pour l'avoir en visuel et je découvre une tache blanche à 100 m et un scud noir et feu en approche sub- sonique.
la chienne faisait du ring: j'ai tenté l'arrêtée!
ça a presque marché, elle a pas mordu! elle est rentrée dans le ventre du komodor à environ 50km/h la gueule ouverte.
le chien a poussé un hurlement en étant projeté à 5m . la chienne a fait demi tour et est revenue vers moi en battant la queue, la salope!
le chien s'est péniblement relevé et s'est éloigné à tout petits pas.

j'ai été ranger la chienne en vitesse et je suis parti en quête du propriétaire (le gardien d'immeuble) .
le chien était près de lui , couché sur le flanc et l'oeil vitreux, sans une seule trace de sang ou de morsure.
je lui ai raconté la scène et j'ai insisté pour qu'on aille de suite chez le véto! je voyais bien qu'il y avait hémorragie interne....
on a mis le chien dans la voiture et on a filé chez le véto; en arrivant , le chien était mort!
20 minutes après avoir été percuté par ma chienne.
elle l'a tué en un seul impact d'une demi seconde, et sans morsure.
soyez vigilants!
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vous avez compris que je suis aussi éducateur canin et il m'arrivait (plus le temps) de donner des leçons particulières .
un jour , une jeune femme vient me voir avec un énoooorme beauceron (plus de 50 kgs!) qui tenait toute la banquette de sa 205 .
on discute un peu , on sort le chien et on travaille.
le chien n'était pas d'un abord facile;manifestement il est en hyper protection vis à vis de la dame sans même lui demander son avis ni même lui obéir.
vu la différence de force entre elle et lui , je pars sur une leçon à la bouffe.
il me grogne dessus plusieurs fois mais bon, on avance....

malheureusement , chacun sait que ce n'est pas en apprenant à se coucher, à s'asseoir et à marcher au pied sur ordre qu'on règle certains problèmes de hiérarchie.

je lui propose donc de remettre son garde du corps dans la voiture et de venir boire un verre d'eau en écoutant les conseils que j'ai en réserve pour améliorer cette situation.
elle accepte d'autant plus volontiers que le molosse adore la voiture et qu'il saute dedans à la moindre occasion.
à ma demande ,elle descend légèrement les quatre vitres , bien que la voiture soit à l'ombre.
rassurés, nous entrons nous asseoir et boire un verre.
je lui explique les clés du rapport hiérarchique et elle se montre passionnée, comprenant qu'elle a fait plusieurs erreurs dans l'éducation du Kiki.
soudain, on entend du bruit à la porte. je vais ouvrir et je suis bousculé par le beauceron qui court voir sa maîtresse.il semble essoufflé.
on sort, sans comprendre comment il a pu quitter la voiture et on va vers le parking...
pour comprendre, on a vite compris!
le chien a pété la vitre (certainement en introduisant le bout de son museau dans l'ouverture)
ce qui ne serait pas trop grave.....
le problème, c'est qu'avant de faire ça, il a MANGE la voiture!!!!
petit tour de l'ex propriétaire:
-le volant n'a plus de garniture et le plastique est cassé
-les comodos sont brisés
-le levier de vitesse est arraché
-les appuie têtes ont disparu
-la banquette arrière est éventrée et montre ses ressorts
-les garnitures de porte sont pulvérisées
-le tableau de bord porte plusieurs traces de morsures
-l'assise des fauteuils avants est déchiquetée....
et j'en passe.....
la jeune femme a fondu en larmes avant d'appeler une amie qui est venue la chercher avec une voiture.
elle était tellement choquée qu'elle m'a laissé le chien plusieurs jours (l'angoisse!)
...et c'est une dépanneuse qui est venue chercher la voiture!
il a fallu que je la retrouve par la carte grise pour la convaincre de venir récupérer son chien!
l'anxiété de séparation, c'est pas un symptôme bénin!!!!!!
Spencer
Si vous trouvez qu'il ne manque que la parole à votre BA c'est que vous ne savez pas l'écouter ! Jany
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bao
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:21

Je me lance :
il y une douzaine d'année ,j 'ai habité dans un appart dans une zone "sensible ".
Nous passions souvent les dimanches à la campagne chez mes beaux parents .Biensûr Bayne notre premier BA ,était de la partie .Mon mari prenait souvent son vtt .
Un dimanche soir nous rentrions tard ,il faisait noir ,garer sur le parking devant l 'immeuble ,mon mari descendait son vtt du coffre moi sur le côté je tiens le chien en laisse .

Je vois au loin sur le trottoir un jeune arrivait ,il s 'arrête une fraction de seconde et d 'un coup il court dans notre direction ,enfin je veux plutôt dire en direction du vélo si vous voyez ce que je veux direhmm!!

Mais le malchanceux dans l 'obscurité n 'avait pas vu le chien sur le côté de la voiture .
Le chien a bondit d 'un coup tous crocs dehors ,j 'ai cru faire le drapeau derrière !
Mais si vous aviez vous mon jeune voleur de Vtt détaler à toute jambe en injuriant le chien

Merci Bayne ,sans toi nous étions quite pour un vélo ,voir +

Voilà ça m 'a fait plaisir de vous parler de Bayne mon premier BA qui est resté 11 ans et demi avec nous ,un amour de BA ,la passion du berger allemand commençait
Lolaba


Une petite histoire de chiot :

C'est moins grandiose que vos histoires, mais dans la vie d'un chiot, la course poursuite est néanmoins une chose très importante à leurs yeux.

Qui a dit que les malinois étaient bêta. Ce matin, il m'a prouvé le contraire en faisant ce qu'aucun de mes chiots n'avaient encore fait.

Le plus grand jeu de n'importe quel chiot c'est évidemment de courir après les grands. Enken ne manque pas à la règle et il passe son temps à poursuivre Chaplin. Evidemment, le vieux a toujours une longueur de poils d'avance et s'en amuse beaucoup laissant croire au petit qu'il va enfin pouvoir le rattrapper et donnant un coup d'accélération juste pour le mettre dans le vent au dernier moment. Enken déteste ca, comme tous les chiots et il court encore plus vite pour essayer de pas se faire avoir.

Les chiots passent donc leur vie à courir bêtement derrière les vieux sans réussir à les rattrapper et à s'agacer parce que leurs pattes veulent pas accélérer. Ce matin, Enken a trouvé la solution et a fait preuve d'un sang froid, d'une maitrise et d'une stratégie nouvelle dans les annales. Il s'est assis en plein milieu du champs, Chaplin a l'arrêt à 10m en face de lui. Les deux retenant leur souffle comme des cowboys avant le duel. D'hab, il suffit que l'un fremisse d'un poil pour que la course-poursuite recommence. Mais ce matin, Enken n'a pas bougé. Chap a couru vers lui, s'est jeté en révérence, s'est avancé, est reparti dans l'autre sens pour l'inviter à jouer. Mais Enken ne bougeait pas. Alors Chap s'est rapproché, faisant des faux départs sur faux départs, révérences sur révérences, sautant, aboyant, mais Enken ne bougeait pas. Chap s'est encore rapproché, ne comprenant pas, 6m, 5m, 3m, 2m, essayant de le chauffer au jeu comme un Homme d'attaque avant une arrêté. Le jeu durait depuis 10min mais rien le jeune malou restait imperturbable de self-control, les yeux fixé sur sa cible, sans broncher. Alors Chap s'est approché encore un peu plus rentrant dans le cercle des 1m, j'ai cru que l'autre allait craqué, le bout de queue frétillait. Mais non, rien, pas un seul mouvement de tête ou de corps. Le loup mutin attendait patiemment son heure et quand Chap est arrivé à moins de 10cm de lui, il a bondi comme un lion pour l'attraper, cette fois sur de son coup et que l'autre ne réussirait pas à l'esquiver.

Malin le malinois ! On aurait presque dit son demi-frère ultim à la garde du panier, chaud bouillant sur tout autre exercice mais de la glace à l'état pur attendant son heure pour chopper l'Homme d'attaque dès qu'il a un panier entre les pattes.
TitLuciole


Deux anecdotes:

Jessica,ma première BA n'était pas stérilisée et faisait de temps en temps des grossesses nerveuses.Pendant plusieurs jours elle traînait partout avec elle un de ses jouets et dormait avec.Puis,un jour, elle sortait au jardin,enterrait son jouet:sa grossesse nerveuse était terminée.Avait elle des tendances infanticides mdr !

Un jour de départ en vacances,j'étais en train de charger le coffre de la voiture quand j'ai vu arriver Candy,ma femelle braque français, avec son tapis ! Je lui ai dit "tu penses à toi mais as-tu penser à Pénélope (notre chatte)?" Elle est repartie en courant et est revenue avec le panier du chat ! J'étais morte de rire!
Coralline


L'autre jour, je suis partie en balade avec Cali dans les champs
dès que je quitte le village je l'a détache et elle s'éclate un max
sur le chemin du retour, elle était encore libre, tout d'un coup, au milieu du chemin : un lapin!
Cali est partie comme une folle sur lui, lui évidement s'est précipité dans le fossé poursuivi par Cali.
Sauf que le fossé faisait au moins 2 mètres de profondeur avec des arbres et des fils barbelés au fond vu que là, y avait des vaches.
J'ai "hurlé" pour qu'elle revienne : elle est revenue de suite mais la gueule en sang et le poitrail aussi.

mon cœur s'est retourné et mon estomac aussi. Elle est revenue au pied, je l'ai attachée et ensuite j'ai regardé, je ne voyais rien, que du sang.
Je décide de rentrer vitesse grand V à la maison pour voir les dégâts occasionnés par les barbelés.
au bout de 30 mètres, elle me regarde, elle s'était léchée et plus de sang sur la gueule !
Je lui ai ouvert la gueule, regardé les babines, rien.

rentrée à la maison, elle a fini de se nettoyer et 1/2 heure après aucune trace du larcin !!
J'ai eu une pensée pour ce pauvre lapin
Anniedunord


Cali a 2 ans et est devenue une aide cuisinière de première choix même si elle n'a pas le droit de rentrer dans la cuisine ;) .
Des fois j'oublie le temps. Alors quand une tarte est sur le point d'être trop cuite elle fait des aller retour vers la cuisine pour me prévenir. Grâce à elle la tarte à la mirabelle a été sauvée et dévorer à temps lol
Dans la même série, elle a très bien géré la cuisson des côtes de porc. Par contre elle n'est pas au point si je mets des lardons. Comme ce sont ses récompenses préférées, elle devient fofolle dès que j'en rajoute dans un plat. Il y a les va et vient, les assis, couchés, et tout ce que l'on imaginer devant la cuisine mais aussi le rapport d'objets: chaussures, mouchoirs sur la table de nuit, bouteille d'eau vide à recycler, etc
Maintenant nous mangeons plus équilibré et très rarement des lardons
Pafette

une petite histoire sur les possibilités olfactives , ce qui plaira sans doute à Porthos.
nous étions sur le terrain de Montélimar . mon ami et mon maître, professionnel de l'éducation canine dispensait son savoir à une douzaine d'apprentis , assisté par votre serviteur.

à la fin de la leçon, discussion amicale à bâton rompus (moment important , où plein d'infos passent!) avec les adhérents, puis c'est l'heure de se séparer.
on est déjà tous dans les voitures quand un monsieur nous annonce qu'il a perdu ses clés sur le site (grand comme un terrain de foot, séparé en plusieurs enclos).
après une demi heure de recherches infructueuses par 12 personnes , mon ami se souvient qu'il a dans sa voiture un malinois de légende "namos des deux pottois" qui est rompu, entre autres exercices , à la recherche d'indices (objets portant une odeur humaine).
voilà donc la terrible bête (que j'ai vu tenir en respect une dizaine de gaillards armés de battes de base-ball!) qui se dégourdit les jambes avant de partir en quête.
à la 2éme minute, le chien rapporte un gobelet en plastique, à la 3ème un mégot de cigarette (pas bien de fumer sur le terrain!) , à la 5ème , un briquet. à chaque fois, il repart, dirigé par son maître.
entre temps, on a changé deux fois d'enclos ....
à 7 minutes et 15 secondes du début de la quête, le chien ramène les clés. ovation générale.
ce jour là seulement, j'ai entrevu ce qu'un chien peut faire de son nez.
c'est beau , un chien qui quête!
Spencer


Garde du corps:

Le matin, du lundi au vendredi, la promenade des 2 gros loups m'est réservée: c'est bien normal vu que c'est moi qui ai embeter mes parents pour avoir les chiens et vu que mon père doit partir relativement tôt pour le boulot. C'est donc à 6h45 que je me lève pour promener Zack et Roy avant de partir a l'école. Autant vous dire qu'une bonne partie de l'année, il fait relativement noir à cette heure, sans compter les jours de brouillard (j'habite le long d'un cours d'eau). De nos jours, se promener quand il fait noir et quand on est une fille d'une vingtaine d'année n'est pas spécialement rassurant mais bon, avec mes 2 bergers, je pense que je n'ai rien a craindre donc je pars tout les matins sans appréhension.
Et j'ai pu très vite constater que ces 2 grosses bêtes sont d'excellents gardes du corps. En effet, une fois en liberté, ils se concertent, Zack est chargé de la première partie, Roy de la seconde. Je m'explique: jusqu'à la première moitié de la promenade, Roy plusieurs mètres en avant, je le perd parfois même de vue car il part faire ses besoins, Zack se contente de s'éloigner à maximum 2 mètres pour les petits pipis. Deuxième moitié de la promenade, ils échangent les rôles: Roy ne me lâche d'une semelle, et Zack part en reconnaissance ^^
Et je ne vous dit pas quand il y a du brouillard: ce sont de vrais pot de colle ^^


Zack: pas touche à mes copains:

Zack est un chien très calme. A part sur son lieu de promenade habituel ou il se montre plus intimidant envers les chiens mâles étranger, il ne bronche jamais: donc que ce soit balade en rue, club d'éducation... c'est le chien qu'on ne voit et qu'on entend pas, il reste couché carpette et attend tranquillement qu'on passe au travail.
Un jour, au club, une femme veut faire sortir son chien de la voiture mais ce dernier échappe a son contrôle et se barre. Ce chien, un braque de weimar mâle de nature dominante repaire Action, une petit brabançon (style carlin) qui a déjà dans les 8-9 ans et qui est comme Zack très zen (Action est donc régulièrement en liberté et heureusement dans ce cas ci). Action est un grand copain a Zack: nous avons cours d'éducation ensemble et avons fait plusieurs promenade ensemble.
Pas le temps de voir le braque arrivé: il essaye de chopper Action, qui commence à essayer de lui échapper en passant en dessous des voitures (on a pas eu le temps de le prendre dans les bras tellement ca s'est passé vite).
action tente de revenir vers sa maitresse mais le braque est presque sur lui et la maitresse d'action ne va pas avoir le temps de l'attraper: on voit deja action se faire attraper. Mais je me trouvais juste à côté de la maitresse, avec Zack couché à mes pieds et en laisse: il a analysé la situation: la laisse lui permet assez de mou pour bondir sur le braque et le faire reculer. Aucune morsure de la part de Zack, il a juste bondit en montrant ses crocs et en protégeant Action, ce qui a permis a la maitresse de ce dernier de le prendre dans ses bras. Zack bloqué par la laisse (c'est a mon avis pour ca qu'il n'a pas tenté le combat: il aurait été géné par moi et la laisse), a ensuite surveillé le braque qui repartait.
Il a ensuite été recupéré par sa maitresse
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Autre exemple de Zack et son instinct de protection (il a quant même été un peu plus loin cette fois la) :

C'etait en janvier-février 2005, Roy avait à peu près 2 mois, ca ne fesait pas longtemps qu'on l'avait mais Zack y était déjà hyper attaché. Comme d'habitude: promenade en liberté, Roy apprenait a connaitre son environnement et commencait à partir un peu plus seul en avant. Il rencontre le chien d'un voisin: Yogi (un chien style border collie mais de la taille d'un golden). Ce chien bien sympathique décide de renifler Roy. Mais ce petit couillon à commencer à hurler comme si on l'égorgeait: Zack a prit ca pour une aggression de Yogi envers Roy et s'est jetté sur Yogi (j'ai pas eu le temps de l'attraper). Je l'ai vu attraper Yogi a la gorge et le secouer: je le sentais mal. Mais Zack essayait seulement de placer yogi en soumission (il tentait de lui plaquer la tête au sol) mais Yogi ne se laissait pas faire. Sous mon ordre Zack a finit par lâcher (ca a semblé durer très longtemps mais ca n'a surement pas durer plus d'une ou deux minutes). Directement je reprend Zack en laisse et me fache (pour moi pas question d'aggresser d'autres chiens). Mon père va voir Yogi et demande à sa maitresse si ca va: si il y a quoi que ce soit qu'il nous previenne, on interviendra.

Pas de nouvelle le jour même donc on va les trouver en soirée (ce des étudiants véto): ils nous disent alors que Yogi n'avait presque rien: beaucoup de bave donc douche obligée et juste un léger croc au niveau du coup donc ca a juste été soigné au désinfectant.

J'ai alors compris que Zack avait très bien assimilé son inhibition a la morsure
Zack et Roy


une petite histoire qui traite du recrutement pour la douane.
comme on l'aura compris, j'ai eu par le passé des Malinois (personne n'est parfait.....)
en attente d'une portée qui puisse me convenir et en accord avec l'éleveur, j'ai pris un chiot de 3 mois pour le sortir de l'élevage en attendant qu'il soit recruté par la douane (10 mois) .il s'appelait Thor.
l'éleveur m'a juste demandé de le socialiser et de le faire jouer à la balle.
ce chien s'est avéré très gentil et très joueur ,quoique petit mordeur.

quand il a eu plus de 10mois, je suis retourné à l'élevage où m'attendait une portée.
l'éleveur m'a gentiment demandé de présenter moi même le chien au recruteur des douanes.
celui ci m'a demandé 3 choses.

en premier, il a fallu que Thor escalade sans appréhension une gigantesque pile de palettes branlantes. c'est vrai que pour chercher de la drogue, il faut aller partout!

en deuxième, il m'a demandé d'attacher le chien et de rentrer dans la cabane. on a mangé , et au bout de 20 minutes, il est sorti , a marché droit sur le chien et a avancé la main pour le caresser sans déclencher de geste de recul.
son assistante a fait de même 20 minutes plus tard. et un jeune ado qui était là a fait pareil encore 20 minutes plus tard. c'est vrai que dans un aéroport, il vaut mieux être un chien sociable et sans peur.

ensuite pour le dernier test , on a été dans un champ d'herbes. il m'a demandé de jeter la balle du chien assez loin et de retourner le chien en lui bandant les yeux. dans mon dos, j'ai appris par la suite qu'il avait couru ramasser la balle!
ensuite, j'ai remis le chien dans le bon sens et , à son signal, j'ai dit "cherche ta balle!"
et le chien a cherché dans tout le champ sans s'arrêter pendant 3 minutes.
le recruteur m'a expliqué que si le chien lève la tête, ou revient vers le maître, ou fait ses besoins ou....n'importe quoi d'autre que de chercher sa balle pendant trois minutes, il est recalé!

au bout de 3 minutes, j'ai appelé le chien, mais il était fou de ne pas trouver sa balle! le recruteur était ravi! il a lancé la balle au chien et l'affaire était conclue.
c'est comme ça que THOR fut embauché dans la douane italienne....
Spencer


Ce n'est pas une histoire de BA mais une histoire d'amitié entre une petite braque française dénommée Candy et un gros léonberg adorable appelé Olaf.
Olaf était le chien de ma meilleure amie, il était adulte quand j'ai eu ma petite Candy.La première rencontre fut horrible pour Candy( 2 mois) qui hurla de frayeur en rencontrant le "monstre".Une heure après elle jouait avec lui comme si elle le connaissait depuis toujours.
Olaf était très patient avec Candy, courant avec le chiot suspendu par les dents à ses oreilles où sa queue.
Candy quant à elle était une petite peste, devenue plus grande elle avait vite compris qu'elle courait plus vite que Olaf et que surtout elle avait moins d'inertie.Aussi elle partait à fond de train en direction d'un arbre puis ,au dernier moment tournait à 90 degré, Olaf, incapable d'en faire autant percutait l'arbre de plein fouet.
Candy avait entièrement confiance en Olaf pour assurer sa protection aussi se permettait-elle d'aboyer après d'autres chiens et si ceux-ci la poursuivaient elle venait se placer sous le ventre d'Olaf d'où elle les narguait littéralement.
Une fois nous faisions du camping sauvage dans les bois et la nuit tombée Candy est partie en courant derrière un sanglier qui passait.Malgrè mes rappels répétés impossible de la faire revenir.J'étais au bord des larmes car je voyais déjà ma petite chienne tuée par le sanglier ou perdue dans la forêt.Alors mon amie a dit à Olaf " Va chercher Candy,ramène la nous".Olaf est parti en courant et un petit quart d'heure plus tard est revenue avec ma Candy ,je ne vous détaille pas les câlins que j'ai fais à Olaf ce jour-là!
Cette belle amitié ne s'est jamais démentie et a pris fin avec la mort du pauvre Olaf d'un cancer du foie, je l'ai autant pleuré que s'il avait été mon propre chien !
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Toujours moi, deux petite anecdotes:

- Lors d'une randonnée, nous passions près d'une ferme lorsque nous assistons à l'attaque d'une poule par un chien de passage . Malgrè mes hurlements, Jessica mon BA d'habitude si obéissant,part en flèche.En une seconde ,je me dis, la pauvre poule est fichue ! Or, à ma grande surprise,c'est sur le chien que Jessica fonce, en quelque seconde et quelque pinçons elle lui fait lâcher prise et le fait fuir puis regarde la poule regagner le poulailler.Elle revient ensuite vers moi l'air satisfait de celle qui a accompli son devoir.Je l'ai félicitée au lieu de la gronder pour sa désobéissance !

-Arwen, ma délicieuse petite husky était très gourmande et très vite avait appris à ouvrir le réfrigérateur et à s'emparer de ce qui la tentait.Curieusement, ce n'était pas forcément la viande,elle pouvait la délaisser au profit de fromage, de tomates ou même de fruits.
Ma première tentative pour déjouer ses larcins fut un dispositif de "protection enfant", las! en deux jours la demoiselle l'ouvrait sans difficulté. Une ficelle fut rongée dans la jounée, les deux tendeurs à vélos accrochés l'un à l'autre ne résistèrent pas plus longtemps à la fûtée qui sut les décrocher sans même se donner la peine de les ronger.
Finalement la seule solution fut la chaîne métallique fermée par un cadenas, vous auriez vu la tête du vendeur quand je lui expliquais la longueur qu'il me fallait et pourquoi.
Aux visiteurs qui s'étonnaient de voir cet ornement sur mon frigo j'expliquais que mon compagnon faisait un régime et que je cachais la clé pour lui éviter les tentations.J'avais mon petit succès mais qui ne valait pas celui que je récoltais quand je disais la vérité.
Je précise que ma doucette ouvrait aussi les portes (même avec la poignée inversée), les placards,les tiroirs, bref tout ce que j'avais légitimement envie de garder fermé !
Coralline


j'ai souvenir d'une petite chienne labrador, nommé Laïka.
à cette époque ,on pouvait faire mordre n'importe quel chien.
après son cursus normal d'éducation, j'ai fait mordre Laïka au costume et elle était capable de faire une attaque lancée (sans bâton) à 30m. secouant la toile sans se faire décrocher, comme un vrai malinois!
son propriétaire a malheureusement arrêté le dressage, au profit de la chasse, où elle se montrait également excellente.
un jour que je le rencontre, il m'invite à passer le voir chez lui en me précisant que la chienne sera contente de me voir.
je me pointe,grosse fête de la fifille . je demande à son maître s'il continue à la faire travailler.
il me dit "oui, couci-couça!" "tu vas voir!"
et il me propose de boire un coup. il me dit de choisir entre bière et coca.
je choisis un coca et mon copain dit "laïka, va chercher un coca!" et la chienne part comme une bombe et reviens 1 minute plus tard avec un coca glacé dans la gueule!
et lui de dire "c'est bien!" "laïka, une bière pour papa!"
estomaqué , je fonce sur les traces de la chienne et j'arrive juste à temps pour la voir ouvrir le frigo (avec une ficelle pendante), prendre une bière et revenir à fond la caisse!
aussitôt je lui demande comment il a fait;
il me répond qu'il a eu deux difficultés : d'abord, la chienne ne refermait pas le frigo: il a mis deux cales sous les pieds avant et la porte se referme seule.
ensuite, la chienne se trompait entre bière et coca, jusqu'à ce qu'il prenne les bières en bouteilles et le coca en canette!!!
mais je n'étais pas au bout de mes surprises:le téléphone s'est mis à sonner; Laïka s'est dépéché d'aller le chercher et de la ramener délicatement (hilarant d'entendre "allo?"allo?" dans la bouche de la chienne!!!!)
ensuite, on a décidé de regarder la France au tournoi des 6 nations. et voilà Laïka qui, sur ordre de son maître, retourne les coussins du canapé pour trouver la télécommande!
j'étais sur le cul!
comment un gars sans aucune culture cynophile a t'il pu apprendre tout ça à sa chienne?
cela reste un mystère....
mais aussi ,une sacrée leçon!
Spencer


Cali, comme elle ne sait pas boire (je suppose que les vôtres non plus ) elle mange l'eau et en met partout dans la cuisine : quand elle a fini de boire et que nous sommes encore dans la cuisine après manger, on lui dit : Cali serviette, elle fonce à sa serviette "exprès" elle nous la ramène pour qu'on lui essuie le museau ça devient un jeu ! pour elle et pour nous

autre chose, quand je fais tomber quelque chose par terre et comme elle me suit partout, je lui dit : ramasse et donne, et cali ramasse et me l'apporte, ça va du linge au stylo, l'autre jour j'ai rien demandé, le balai brosse est tombé par terre, elle l'a pris par le manche et me l'a amené.

pour nous c'est un jeu mais j'avoue que des fois ça aide

elle prend tout délicatement dans sa gueule, l'autre jour c'est un piaf tombé du nid qu'elle m'a ramener (il avait déjà des plumes et je pense qu'il essayait de voler) : le piaf était vivant sans une égratignure : je l'ai remis dans son nid dans le jardin
Anniedunord


il y a quelques années j'avais un dogue allemand pas tres inteligent (il faut le dire) et un BA qui lui etait le "cerveau".
le dogue allemand avait la sale abitude de prendre la tengeante des qu'il le pouvait et on le retrouvait dans le village quelques heures apres.
jusqu'au jour ou il s'est fait attaquer par le groendal du voisin, ensuite il ne pouvait plus sortir sans se faire attraper.
que s'est t'il passé dans leurs tetes de chiens? bonne question
un bon matin le dogue sort se place juste en bas de la rue qui donné sur la cour du voisin, sans bouger, donc ni une ni deux le groendal attaque!
et puis au moment ou il allait bondir sur le dogue, le BA lui est tombé sur le dos du haut de la haie qui donné chez moi et lui a mis une bonne leçon...

Apres se jour nous n'avons plus jamais vue le groendal en dehors de chez lui, il n'a plus jamais osé sortir de chez lui.
Mais mon dogue lui a pu de nouveau fugué comme il le voulait

se sont-ils parlés pour reglé le probleme du chien qui l'empechait de sortir?
je pense que je me le demanderai toute ma vie....
Black-nourson


la saison de la chasse est revenue.
généralement , les sociétés de chasse procèdent à un lâché de faisans quelques jours avant.

un jour que je circulais en voiture, je manque d'écraser un splendide faisan qui courait sur la route.

je descend de voiture et je regarde si des fois je pourrais pas le récupérer, vu qu'un de mes amis possède une gigantesque volière et qu'il est à la recherche d'un mâle pour ses poules faisanes.

après quelques essais infructueux à courir comme un benêt derrière le faisan, j''ai soudain l'idée de me servir de ma chienne.
celle-ci est dressée à m'apporter n'importe quoi: un oeuf, un piquet de pistage, un gant , un vêtement, une paire de lunettes.......etc.....
mais quelque chose de vivant?
allez , je tente le coup , j'envoie! au pire, on mangera du faisan.
je lui désigne "l'objet" et j dis "apporte!"
pas de problème patron!
la voilà partie comme un obus sur le faisan, qui ne peut guère lutter en vitesse pure et ne semble pas capable de s'envoler (trop jeune?, pas appris?). je me dis que son oeil n'annonce rien de bon!

l'ogresse se jette donc sur le frêle volatile.....qui pense sa fin prochaine (et moi aussi d'ailleurs!)
et je tente le coup de redire sèchement "apporte!"

et , miracle du conditionnement, les mâchoires desserrent leur étau, juste ce qu'il faut.
pour un chien dressé, ce qu'il porte ne lui appartient pas! il appartient à son propriétaire et on doit en prendre soin!
la chienne vient donc s'asseoir très proprement devant moi, avec le faisan tétanisé dans la gueule!
tétanisé, mais pas blessé! pas une plume ne manque.....
et le beau faisan vit aujourd'hui dans l'immense volière de mon pote, en compagnie de plusieurs demoiselles à qui il a fait plein de petits!
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une petite histoire "hot"?
ce n'est plus un secret pour personne que j'ai travaillé dans le dressage des chiens "civils" avant de faire du sport.
une majorité des gens a qui j'avais affaire s'estimaient très bien gardés, malgré mes affirmations!
ça se terminait toujours de la même manière...
excédé, je finissais par dire:"si vous êtes si bien gardés, laissez un billet de 500F (à l'époque) sur la table de la cuisine et laissez votre porte non fermée à clé en partant. je viens avec un costume et je rentre . si le chien mord le costume, je vous dois 500F , s'il ne mord pas, j'ai gagné 500F!"
ainsi fut fait...
il était convenu que j'avais le droit de menacer avec un bâton mais sans pouvoir toucher le chien.

ma tactique favorite consistait à surtout ne jamais me faire voir du chien AVANT.
j'arrivais en courant et j'escaladais le portail . au moment ou le chien arrivait, je lui sautais dessus du haut du portail en hurlant et en menaçant avec le bâton.
avec un chien non dressé, cette tactique est toujours gagnante (sauf exception) . l'effet de surprise combiné à la situation inhabituelle et à la menace font douter presque tous les chiens.
cette fois là encore, ça a marché: j'ai pris le billet dans la cuisine après avoir refermé la porte et je suis ressorti en hurlant par la fenêtre....alors que le chien m'attendait devant la porte, ayant repris ses esprits. deuxième reculade du cabot et une sortie nickel par le portail pendant que médor hurle sa frustation. gagné!

le propriétaire était vert (comme à chaque fois...) mais il ne lâchait pas prise!
"c'est à cause du costume ! sans costume vous ne pourriez pas le refaire!"
bref ! discussion ...
et le jeune abruti que j'étais (à ce stade, y'a pas d'autres mots!!!!) accepte un quitte ou double sans costume!
quel con j'étais!
j'aurais bien dû me douter que la réussite de mon petit manège tenait beaucoup à la surprise!
bref, j'attends que le chien se calme et je retente le coup.....
mon petit lutin intime, aurait dû me souffler que ce chien là apprenait vite....et que s'il avait reculé la première fois sous mon bluff, ce n'était que de quelques mètres!
bref, je ressaute le portail en essayant d'y mettre beaucoup de conviction, mais ça démarre mal!
médor arrive à donf, sans aboyer (très mauvais signe!) ....
petite esquive en me servant du bâton pour un barrage et je file à la porte sans être rattrapé!
je referme la porte et je souffle un peu en encaissant le montant du pari (ça paiera les frais médicaux!)
bon, j'ai intérêt à trouver une bonne idée pour sortir, vu que King kong est devant la porte, et qu'il est pas content!
et me voilà parti à ouvrir chaque fenêtre en appelant et à la refermer chaque fois que le monstre arrive! ça dure un moment et j'en peux plus.....mais le résultat est là: lui non plus!!!!
je choisis délibérément de l'attirer sur le devant de la maison (côté portail) et je file par derrière en essayant de repérer de quel côté il fait le tour. je pense qu'il part à droite ...et je me plante!

s'ensuit une course poursuite jusqu'au portail pendant laquelle je pense avoir réalisé les minimas olympiques pour le 100m!
heureusement que j'ai une bonne détente! j'ai juste le temps de repasser le portail en entendant les "dents de la mer" se refermer à 20 centimètres de ma jambe.
le propriétaire a tout suivi depuis le balcon du voisin. il est vert de rage.
malgré mes jambes qui tremblent,je suis ravi d'avoir piqué le fric de cet abruti .mais j'ai définitivement compris qu'on a pas toujours de la chance et je n'ai plus jamais pratiqué ce sport à risque!
ça m'a vacciné pour toujours.
depuis, quand quelqu'un m'affirme que son chien garde comme un fou, je réponds poliment "oui, oui. sans doute!" et je repense à cette histoire, dont la morale est celle-ci:
quand on est jeune et sûr de ses compétences canines, il vient un jour où on s'imagine qu'on peut "gérer" n'importe quel chien.
jusqu'au jour où en trouve un qui vous remet à votre place. ce jour là , on a beaucoup de chance quand ça se termine bien.
compter sur la chance, c'est bien...en abuser, ça craint!
Spencer
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:21

c'etait il y a 58 ans j'avais 6 ans ma mere n'etait pas une personne tres tendre j'ignorais la signification d'un bisou, alors comme je prenais plus souvent qu'a mon tour des giffles pour me consoler je descendais aux chenils me refugier dans la niche de SERA une chienne BA qui me calinait j'en ai gardé un profond amour pour cette race qui m'a permis de grandir. cela se passait malheureusement dans une caserne de gendarmerie dont mon pere en etait le commandant.
j'ai encore dans mes sens le souvenir de l'odeur de SERA , il y avait une centaine de BA mais c'est elle qui m'avait pris entre ses pattes , pardon j'ai les larmes dans les yeux a chaque fois que je pense a toi ma SERA.
Vulcain27


il y a de quoi avoir les larmes aux yeux!
je me souviens d'un boxer femelle, un chien qui trainait dans la cité sans maitre; j'avais 14 ans environ, elle m'avais adoptée et j'ai tout fait auprès de ma mère pour la ramener à la maison; elle n'a jamais voulu; je restais avec elle dans la cité,on ne se quittait plus,elle m'attendais an bas ;jusqu'au jour où ma mère a vraiment crisé; m'obligeant à ne plus la voir; je me revois expliquant au bas de l'immeuble à cette chienne que je ne pouvais pas la faire monter que je ne pouvais pas l'adopter, elle a fais demi tour...je ne l'ai plus jamais revu...et pourtant je l'ai cherché!
coïncidence? dans ma tête d'ado, je m'en suis toujours voulu...
Cannelle31


mon premier ba s appelait Samy.A l epoque j avais 16 ans et c est mon pere qui s etais fait refourgue ce chien en lui disant qu il avait a peine 8 mois.En realite le pauvre avait 2ans et demi et avait deja changer 3 fois de proprietaire , avait eu les dents casses la langue fendue etais rachitique et en plus de tous ca , la pauvre bonhomme avait la galle.Bref il avait deja vecu de sales moments.Donc voila mon pere qui ramene ce pauvre chien a la maison , alors que, on avait deja un chat.Moi voyant le chien et tenant beaucoup au chat (malgres le fait que c etait une vraie saloperie) je dit a mon pere que je veux pas du chien car , j avais pas envis qu il bouffe le chat.Donc , je boudes le chien alors que lui faisait la fete a tous le monde, trop content d avoir trouve une maison.Ce chien dont tout le monde voulait,sauf moi, est devenu au bout de quelques jours, mon chien , mon pote , mon meilleur Ami pendant 10 bonnes annees.Cest lui qui est venu vers moi, c est lui qui m a choisis comme "maitre" et quand j ai quitte le nid j ai emmene mon Samy avec moi.Quand il est mort a 11 ans et demi , je devais avoir 27 ans, je faisais des sports de combats de la muscu...enfin bref un mec...lool...et ben le Mec que j etais a l epoque a pleure comme un bebe pendant 3 jours meme ma femme n arrivait pas a me consoler.J ai tellement aime ce chien qu il m a fallu attendre 20 ans pour reprendre un BA et c est comme ca qu est arrive Elliott le 5 mars 2009.
Phil91


tant qu'à parler de larmes...:
ma première chienne, ça était une chienne courante, fille d'une chienne (roulette de son nom que mon père avait arraché à la maltraitance un jour de vacances chez un fermier du limousin) elle nous a fait de beaux bébés et on a gardé une chienne : passy ma chienne (noir et feu), à cette époque je commençais à travailler, j'avais 19 ans et je vivais chez mes parents. cette chienne, j'en faisais ce que je voulais, elle dormait sur mon lit, le matin elle montait sur une chaise de la cuisine, je lui mettais une serviette autour du coup et elle prenait son petit déj comme moi dans son bol.
tout ce que je mangeais elle le mangeait aussi (je sais..... pas bon pour un chien mais à cette époque on ne s'occupait pas de ça et les croquettes à la maison il n'y en avait pas)
un jour, on mange des crustacés, ma passy n'en a pas voulu ????? et bien on s'est chopé une intoxication carabinée et j'ai mis 6 mois à m'en remettre à coup de "plâtre" pour l'estomac etc.....
quand je suis partie de la maison avec mon homme, je ne l'ai pas prise avec moi, elle avait 4 ans et j'allais habiter un appart. elle allait se retrouver seule toute la journée, enfermée, alors qu'elle vivait avec les chiens de mes parents avec plein d'espace et en plus mon père l'emmenait se promener à la "chasse".
à chaque week-end que je revenais, c'était la fête, et je me disais dès que j'ai une maison, je l'emmène avec moi.
elle est morte 1 an après, morte par la faute de ma grand mère qui perdait la "boule" et qui donnait ses cachets pour son cœur à ma chienne sous la table de la cuisine parce qu'elle croyait que les médecins faisaient des expériences avec elle.
je m'en suis voulue de l'avoir laissée, voulu de ne pas avoir vu ce qui se passait. j'ai pleuré longtemps ma chienne qui n'était pas vraiment à moi mais que j'adorais.
c'était pas un BA, c'était juste une petite chienne mais quelle chienne
c'était mon moment triste et nostalgique d'une histoire de chien
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une plus rigolotte de ce jour, Mon fils avait un de mes chats (juju) dans les bras ce soir et s'est installé sur le canapé avec, cali s'est mise sur le canapé et a décidé de "nettoyer" le chat de fond en comble , MDR, elle l'a léché et en plus lui a fait les "puces" du bout des dents. le chat miaulait sans vraiment se plaindre et cali a passé 1/4 d'heure sur le chat comme si s'était un bébé.
le chat est ressorti de là "trempé" mais sans agressivité et à passé 1/2 heure à remettre tout en place
Anniedunord


tiens, il n'y a personne qui raconte comment il s'est fait manger!
pourtant ça doit arriver!
pour moi, ça c'est passé comme ça:
mon chien était tout jeune et mon H.A avait encore un chien en activité de concours (Rémo de Valsory)
nous étions seuls sur le terrain et mon H.A désirait travailler l'aboiement de Rémo.
mais il pensait que le chien ne me respecterait pas assez (et il avait raison LOL!) et risquait de "piquer"(toucher ou mordre la manche quand on n'a pas le droit).
aussi résolut-il de le faire aboyer sur lui.

il fut convenu que je prendrais le chien au pied et que je l'enverrais à la cache au signal.
ainsi fut fait, sans ennui, mais après le premier aboiement, il me demanda de reprendre le chien avec moi pour le ramener au centre du terrain.

las! la bête était chaude et peu encline à m'obéir.....(aimable euphémisme)
je me risquais à un coup de sonnette dans la laisse.....
l'effet fut immédiat! ulcéré que je puisse exiger quelque chose de lui , le carnosaure tourna la tête et emplâtra ma jambe en dessous du genou avec une telle force qu'il me souleva de terre jusqu'à près d'un mètre!
il me lâcha presque aussitôt et se grouilla de foncer vers la cache pour aboyer après son maître ,comme s'il ne s'était rien passé.
j'ai mis 30 secondes à rassembler mes esprits et ma jambe, lol!
à la lumière de l'hôpital le plus proche, on constata quelques ébréchures du plateau tibial et surtout 4 magnifiques trous en vis à vis qui, après sondage, révélèrent une profondeur moyenne de 2 cm.
j'ai appris à cette occasion qu'on ne suture pas les morsures pour éviter le risque d'infection et qu'on doit réouvrir les plaies tous les jours pour éviter qu'elle ne se referment en surface et développent une infection en profondeur....
aussi fort qu'on soit, il y a toujours un chien capable de vous manger.......hihihi!
Spencer


j'ai quelques histoires avec darius:
la première c'est quand j'ai emmené darius chez mes parents, mon père adore les BA mais ma mère préfère les briards du coup à part dans son enfance il n'a jamais eu de BA.
donc je pose Darius dans le jardin et ma mère part chercher mon père et lui dit qu'il y a un chien dans le jardin. Quand il est arrivé et qu'il a vu mon chiot de 4 mois il a couru vers lui ,la pris dans ses bras et a crié "je le garde!!".Il pensait que c'était un chien égaré! (c'est vrai qu'il y a beaucoup de BA de 4 mois qui s'égare dans les jardins!! lol)
ce qui est sympa c'est qu'il est maintenant la nounou attitré de Darius et si je vais à la maison sans lui mon père râle!!

deuxiéme histoire :première fois avec Darius sur la plage.

Quand Darius avait 6 mois on a voulu lui faire découvrir la plage donc on est parti au touquet en vacances pendant une semaine.
Il était ravi sur les grandes plages du nord, il courrait ,montait et descendait les dunes comme un fou , nager,bref il s'éclate!!
puis on décide de rentrer à la maison en prenant un raccourci qui coupe par les dunes, donc on rattache le chien. (en longe pour qu'il puisse continuer à faire le foufou !)
il monte la dune en courant (nous derrière on galère!) et bondi sur quelque chose donc stef tire sur la longe et on se dépêche de monter la dune ,et là ,on voit un monsieur en string jaune fluo ,très très bronzé ,allongé sur le ventre avec les deux trace de patte de Darius sur ses fesses!
mdr on s'excuse et le monsieur stupéfait nous a regardé partir!

la troisième histoire: une histoire de fruit !

Avec ma sœur ,on buvait tranquillement notre café dans la cuisine avec Darius allongé à coté de nous( à cette époque il a 8 mois), et d'un coup il se lève ses poils se hérissent et grogne et aboie en direction de la cuisine! sur le coup on se dit qu'il se voie dans les portes laquées et qu'il aboie sur lui même donc je vais le voir pour le rassurer et je m'apercoie qu'il ne regarde pas les portes mais la pastèque posé sur le plan de travail donc je prend la pastèque et la met à sa hauteur et là le chien couine et s'enfuie à l'autre bout du salon , forcément on rigole puis je le rappel et il me fait le coup encore deux fois de suite ! alors je pose la pastèque par terre et le laisse revenir voir l'objet terrifiant! il aboyait , avançait, pinçait la pastèque et reculait,pendant au moins 10 min!
puis il s'est calmé . après j'ai eu la bonne idée de faire rouler la pastèque et il m'a refait exactement le même cinéma!
j'ai mis une semaine pour lui faire comprendre qu'une pastèque ce n'est pas dangereux!
Maintenant quand il en voie une il est tout foufou et veut jouer avec! mais bon çà nous a bien fait rire!
Darius10


Je vais vous raconter l’histoire qui m’a fait aimer le BA…
A l’époque j’avais environ 4 ans et de temps en temps l’été je partais en vacances chez mes grands-parents d’adoption. Ils avaient un BA poils long formidable (je le dis aujourd’hui, mais cette fois-ci il m’agaçait).
En fait « Black », c’était donné pour mission de me ramener à la maison dés que je passais un certain périmètre d’exploration. Dés que je passais ce périmètre, il m’attrapait par la manche (sans jamais serrer) et me ramenait dans le jardin.
Les grands-parents voyant ça, ne s’inquiétaient pas lorsqu’ils ne me voyaient plus, le chien me surveillait. Un jour, ou, j’avais décidé d’aller plus loin…j’attire « Black » dans la grange (je jouais souvent avec lui, donc pas difficile de l’attirer) et je l’enferme à double tour. Et je me sauve au terrain de camping voisin (environ 1km).
Au bout d’un petit moment, « Black » n’arrivant pas à ouvrir la porte, se mit à aboyer et à gratter et donc à prévenir mes grands-parents. En arrivant, je ne vous dis pas la frayeur qu’ils ont eus en voyant le chien sans moi…
Mon grand-père part avec « Black » qui le conduisit directement à moi au terrain de camping ou je jouais avec d’autres enfants (je précise que black n’avait jamais été dressé à quoi que ce soit).
J’aurai du recevoir une bonne correction, mais mon grand-père était tellement content de me retrouver que je n’ai eu que des bisous et léchouilles de « Black »…
Le loup


je vous ai deja presenter mon premier BA Samy.Ce que je ne vous ai pas dit , c est que ce chien adorait la voiture.Des qu il etait en voiture il refusait de descendre si, on ne s eloignait pas de la dite voiture.(surement relatif a son douloureux passe) bref.

un jour d hiver ou le soleil pointait le bout de son nez apres de longues journees de pluie , je decides de profiter du soleil pour promener le bonhomme sur les bords de la marne.Berges copieusement arrosees par la pluie , donc je vous racontes pas l etat du chien....meconnaisable...une veritable statue de boue sur pattes et bien vivante.bref un monstre de boue.lol...Donc au bout d un moment ,je remontes la rue pour rentrer chez moi ,bien decide a douche le chien quand au loin je vois une voiture les 4 portes ouvertes le coffre et le capot...oups.
le probleme c est que je suis pas le seul a avoir vu la voiture.Et devine qui file ventre a terre en direction de la voiture en laissant derriere lui une immense trainee de boue?Mon samy en pleine forme et tout content de monter en voiture et moi de gueuler ds la rue :SAMY SAMY au pied, je gueules tellemet que le type le nez dans son moteur fini par relever la tete et sans comprendre ce qui ce passe sauf que au bout d un moment je me suis mis a courir et que le chien a saute de la voiture et est venu me rejoindre...tout propre....j imagine meme pas la tronche du type quand il a du voir l interieur de sa voiture ....encore maintenant j en rigoles toujours en pensant a cette scene...Phil91


j'ai fait un séjour de 2 ans en martinique (grâce à la mutation de mon homme qui était militaire à cette époque )

on nous avait attribué une maison avec "chien en prime" vu que chaque locataire militaire avait l'habitude de nourrir cette chienne qui gardait très bien en plus. cette chienne avait 3 maisons, elle gardait notre maison, celle d'en face et celle d'à coté, chaque locataire avait pris l'habitude de la nourrir, en échange la chienne gardait les trois maisons. Dolly c'est le nom qu'on lui a donné en arrivant (avant c'était tarzan mais ça me plaisait pas donc Dolly avait le droit juste de rentrer dans la cuisine mais pas plus vu que chaque locataire avait pris l'habitude comme ça et comme après on repartait on ne voulait pas qu'elle prenne de "mauvaises" habitudes.
elle a tout de suite adoptée mon chat (félix) qui avait pris l'avion pour nous suivre.
du coup elle mangeait comme félix (des boites pour chat) en face c'était des boites pour chien et à coté c'était la gamelle. et le chat avait pris l'habitude de laisser un peu de nourriture dans sa gamelle pour la chienne, chose qu'il n'avait jamais fait avant vu qu'il était tout seul à la maison donc il partageait avec Dolly.

un jour, Dolly est revenue avec un trophée pour le chat (vu qu'elle a déposée son trophée dans la gamelle du chat !!) et quel trophée : un poulet entier, cuit et fumant encore MDR... on n'a jamais su d'où il venait mais le propriétaire a du manger que les légumes!!

un autre jour, on avait des collègues pour un barbecue, sur la table de la cuisine, un plat avec 6 belles entrecôtes baignant dans l'huile et des herbes avant cuisson... après quelques apéros le copain demande s'il a pas des glaçons en plus : ben si mais dans le congélo... il part dans la cuisine et revient et dit: t'avais pas des entrecôtes sur la table???? ben si pourquoi??? ben le plat est vide.... là je fonce... croyant un peu à une blague... ben non la Dolly avait la dernière entrecôte dans la gueule.... nous on a mangé des steack hachés....
cette chienne était le top d'amour et de tendresse, au bout d'un an on a décidé avec mon mari de ne pas la laisser en repartant : c"était décidé on l'emmenait avec nous. c'était sans compter le voisin: nous on lui avait acheté un collier et fait faire ses vaccins, le voisin (un militaire aussi) lui a acheté une laisse et une caisse de transport et quand il fut l'heure de faire "nos bagages" les voisins nous on dit que la chienne partait avec eux en métropole vu qu'ils étaient sûr d'avoir une maison en rentrant ce que ce n'était pas notre cas (on cherchait encore de quoi se loger)

la chienne est partie avec les voisins, c'était une chienne sans race mais un amour. à la maison quand on regarde Cali, des fois on reparle de Dolly avec nostalgie comme quoi on a pas besoin d'avoir un chien de race pour tomber amoureux d'une chienne :lool:
Anniedunord


un jour on part en week end entre pote . on part le soir de paris vers 22 h pour rejoindre le touquet

vers plusieurs heures plus tard. Un de mes pote avec un caniche, gueulard comme pas possible , un veritable emmerdeur et moi,mon brave samy , toujour aussi imperturbable.Bref on arrive sur la plage vers 2 h du mat et comme in etait completement naze ,on decide de planter les guitounes sans meme savoir ou on etait.Sauf qu ont etaient en plein sur la plage et que ,ben...c est formellement interdit.

Donc nous voila tous en train de dormir du sommeil le plus reparateur qui soit,surtout quand on a 20 piges quand, tout a coup on entend sa petite saloperie de caniche qui se met a gueuler .Alors qu ont s appretes tous a engueuler mon pote pour qu il fasse taire son chien, voila ti pas mon Samy qui file ventre a terre en gueulant tout ce qu il peut pour alerte son pepere.Bon ,entre l aboiement d un caniche et d un ba,....y a pas photo et comme tous le mon de connaissait les talents de gardien du chien, ca donne un branle bas de combat general dans les tentes.Donc , voila 4 jeunes de 20 piges qui sortent en slip, pour voir ce qui se passe et ,pour voir on a vu...2 flics tetanises de trouille a la vue du chien qui les gardait tout droit comme des piquets jusqu a ce qu on arrive.Inutile de dire qu on a echappe de peu a l amende pour camping sauvage sur lieu public certainement grace a mon samy qui les tenaient bien en respect...ils ont juste eu le temps de nous dire qun avait 2 h pour partir.Ce qui fut fait juste apres la bonne rigolade quond s est paye apres le departs de cse messieurs de la police.Surtout que un temoin nous a raconter que le premier chien a etre sorti des tentes pour gueuler , c etait le caniche et que les courageux gardiens de la paix s etait deja saisi d une grosse poignee de sable pour la balancer contre le caniche sauf que, quand ils se sont releves ,ils se sont retrouves face au BA et manifestement ,ils ont perdus leur bronzage en 1 seconde...
Phil91


j'en ai une mais cette fois c'est avec le chien de mes parents "eutch" un briard.
Quand j' avais 17 ans et ma soeur 20 ans mes parents nous laissaient de temps en temps la maison pour le weekend. Forcément quand on est jeune on veux faire la fête et là c'était la grosse aubaine mais on avait pas pensé à Eutch! ce chien laissait rentrer tout le monde dans la jardin, c'était un gros pépére super cool, puis il se postait à l'intérieure de la maison devant la porte d'entrée. Si une fille voulait rentrer dans la maison y avait pas de souci par contre les garçons c'était interdit, si un garçon mettait un pied et je dis bien un seul pied dans la maison il grognait,montrait ses crocs et on pouvait lui dire non,le reprimender il ne bougait pas d'un poil! alors on a eu l'idée de l'enfermer dans la cuisine et il hurlait à la mort !(la nuit c pas cool pour les voisins!) du coup on l'a laissé retourner à son poste et on a dit à nos amies du sexe masculin de ne surtout pas rentrer!!
un vrai chaperon!!
Darius10


super vos histoires. je me marre à donf! je pouffe, j'hilare, je m'esbaudis!
à mon tour :
même si j'ai aujourd'hui auprès de moi uniquement des chiens de travail, ça n'a pas toujours été le cas!
je me suis coltiné auparavant un spécimen de beauceron bien particulier qui n'était apparemment bon à rien
mais vraiment à rien!
il mordait pas (snif!)
il portait pas
il ne pistait pas
il avait peur de tout: l'orage, la voiture, les coups de fusil.....etc.....
il gardait pas
il était pas câlin
et j'en passe...
sa seule qualité semblait celle d'être beau. c'était un sujet "arlequin" splendide, qui a gagné quelques spéciales de races. c'était à un tel point qu'on l'appelait le "norway" parce qu'on voulait absolument qu'il ne soit "paquebot" (pas que beau, lol!)
j'avais déjà remarqué , outre le fait qu'il m'obéissait à la perfection, qu'il adorait grimper sur tout ce qu'on peut imaginer et y demeurer perché. par exemple, il était capable de sauter d'un bon sur un poteau d' 1, 2 m, large comme une assiette, et de s'y asseoir (si,si!)

il pouvait également marcher sur un poteau de téléphone placé à l'horizontale et y faire demi tour sans tomber.
un cas!
il faut préciser que je pratique parfois le cayonning. or un jour, je me suis arrêté sur une petite route avec un copain en voyant une petite cascade. intrigué, nous y sommes grimpé... et comme cela semblait assez facile , j'ai sorti le chien du coffre, je l'ai posé en bas, et quand nous sommes parvenus en haut (je précise qu'on ne pouvait pas grimper sans les mains; hein?), j'ai dit
"jibson, viens!"
et mon toutou trouillard de nous rejoindre en trois bonds spectaculaires, avec une aisance stupéfiante.
on se retourne et on voit grosso modo la même configuration : un petit bassin, une autre cascade de 10m ,un peu plus pentue avec une petite plate forme à mi-pente. bref, on grimpe!

et arrivé sur la petite vire, j'appelle le chien qui me rejoint aussitôt avec l'aisance d'une chèvre!
je le relance vers le haut: aucun problème alors que mon pote, sujet au vertige, commence sérieusement a chercher ses prises!

arrivé en haut de la deuxième cascade , re-belotte! un trou, un mur, une cascade.
sauf que mon copain, décidément pas à l'aise, déclare qu'il s'arrête là en voyant la gueule du mur.
j'ai un peu l'habitude de grimper: pour les connaisseurs, c'était du 4A , 4B même si c'était des passages courts, entrecoupés de petites vires.
et là stupéfaction, voilà mon trouillard pathologique qui s'avale le mur quasi vertical à ma suite sans une hésitation!
j'ai arrêté les frais en haut de la troisième cascade, sidéré mais inquiet pour la descente!
je me suis dit qu'au pire, il tomberait dans les trous d'eau (environ 1m de profondeur) au bas des cascades.
que croyez vous qu'il arriva?
le chien a descendu les trois murs sans se mouiller un poil et sans mon aide!!
il avait réussi ce que nous devrions tous faire dans la vie: découvrir son talent!
il m'a aussi appris que les chiens sont capables de choses étonnantes.....
même les plus trouillards ou ceux qui ne sont apparemment doués pour rien!!
je précise que je n'ai plus jamais vu de ma vie un chien grimper comme celui là (surtout un chien de 42 kgs pour 69cm au garrot)
l'endroit est près de chez moi et je me tiens à la disposition des candidats humains ou canins qui seraient tentés de s'y essayer....
juste pour se rendre compte.....
Spencer


Tiens une petite sur le refus d’appâts… sujet hautement d’actualité à un autre endroit de ce forum !

Au Club nous avions dans les rangs des compétiteurs une dame qui préparait un BBM au brevet.. et plus si affinités. C’était son premier chien, la dame voulait bien faire mais souvent sa réflexion et ses interventions étaient décalées par rapport aux exigences.

A chaque fois que quelqu’un lançait les appâts à son wouaff je ne pouvais m’empêcher d’admirer la façon dont celui-ci oubliait tout ce qui se passait autour de lui. Hypnotisé le cabot ! Il ne voyait qu’eux, les morceaux de sucre, de viande, de restes de merguez et autres os parfumés aux herbes de Provence. L’osmose parfaite ! Il n’y avait rien d’autres qu’il regardait avec autant de passion dans les yeux, même pas sa môman.

Cette histoire d’amour ne présageait rien de bon. Nous avions beau dire à la dame qu’il fallait qu’elle serre les boulons. Mais elle ne disait rien, partant du principe que le quidam ne touchait pas (le nez à 1 millimètre, c’est vrai que ce n’est pas touché) elle était fière de son élève. De temps en temps elle lâchait un faible « pas touché » souvent trop tard, pas dans les clous.. Que comprenait le chien ?

Alors arriva le jour du brevet… Un seul appât, lancé suffisamment loin… De quoi de quoi ? Ah mais c’est pas du jeu se dit l’artiste ! Du coup il se lève, va sur le morceau de bidoche, renifle et gobe le truc à la vitesse grand V.

Vilain le Kiki.

Et la dame de dire. Il ne le fait JAMAIS à l’entraînement.

Silence dans les rangs de l’équipe venue encourager… On lavera notre linge sale en famille, mardi à l’entraînement. Il y a quelque chose qui me dit que la dame a intérêt à apporter les bouteilles pour fêter le diplôme du petit. Car Kiki a quand même obtenu son brevet.

Dès fois, le formatage, c’est plus au maître qu’au chien qu’il faut l’effectuer. Le mardi en question avant de faire péter le bouchon, je propose à la dame de lancer les appâts. Elle met l’animal en bonne position pas trop loin de la cachette où elle est censée se réfugier. Au moment de partir je lui dis : Tu vois les appâts je les ai enduits de cyanure. Si ton chien touche, il meurt, c’est sur… Elle a les yeux gros comme des soucoupes. Je continue « Surtout tu surveilles bien, de toute façon je ne lance pas trop près »

Quand le chien a allongé le cou au premier lancé j’ai senti dans le dos souffler le sirocco le plus terrible de ma vie. Paaaaaaaaaaaaaaas Touuuuuuuuuuuuuuuuuchéééééééééééééé. Mes cheveux et les poils du chien tout en arrière à la violence de la tornade verbale. Elle avait eu peur la dame et pour une fois dans la voix une vraie sincérité.

Les entraînements suivants il a fallu redonner un peu d’obéissance au chien. Dès qu’on lançait, il se sauvait. Mais il ne touchait plus.

Les puristes diront qu’à l’arrivée ça ne fait pas beaucoup de points quand même.
Heu le cyanure c’était pour rire… La dame aussi a cru que je l’avais vraiment fait !
DomiLafon


Par un beau dimanche pluvieux, mes parents décidèrent qu’après déjeuner nous irions tous rendre une petite visite à la mamie. Ce fut donc vers 14h00 que nous partîmes tous en voiture voir grand maman :lol :

5 mn après notre départ (on l’a su après) un copain de mon père voulu nous rendre une petite visite et se faire offrir le café comme d'’hab.

Il faut dire aussi que mes parents avaient laissé la « meute » dans la maison :lol :

Il frappa donc à la porte, rien, que la chienne (Sally) qui se met a aboyer mais sans violence. Il décida d’entrer quand même (vu que tout le monde savait que mes parents n’ont jamais fermé une porte à clé à la maison) pour déposer un truc qu’il devait rendre à mon père.

Il rentra donc par la porte de la cuisine, referma derrière lui pour ne pas faire sortir les chiens et déposa son truc sur la table de la cuisine. Fit demi tour et là il n’a jamais pu rouvrir la porte de la cuisine pour sortir : Sally l’a bloqué contre la porte, crocs sortis, prête à bondir sur le fou. (les autres chiens n'ont même pas relevé le bout de leur museau tellement ils étaient habitués à voir du monde rentrer et sortir de la maison)

Dans son malheur, il y avait une chaise à coté de la porte, il « glissa » sur la chaise et commença à « parler » à la chienne, du style : il est gentil le toutou, il va me laisser sortir le toutou etc….

Dès qu’il essayait de mettre la main sur la poignée de porte, la chienne grognait de plus belle (ça c’est lui qui nous a raconté)

On est rentré vers 18h00, et mes parents on trouvé le pauvre bonhomme, rouge écarlate, plein de sueur et tremblant. Avec en prime une envie d’aller aux toilettes…………. :lol :

Mon père lui a juste dit après l’avoir engueulé un peu : t’as de la chance qu’on soit pas revenu que demain ! ! ! !

Il n’a pas eu droit à son café mais à un cognac bien tassé.
Anniedunord


une petite rigolote qui date de krefeld, la semaine dernière.
comme il pleuvait des cordes et que je ne pouvais pas laisser la vitre de la voiture ouverte, j'ai pris mon chien avec moi dans la chambre.
dans celle ci , l'éclairage ambiant était réalisé avec un lampadaire sur pied, pourvu d'une commande au pied par pression.
couché dans mon petit lit , j'ai laissé mon chien près du lampadaire allumé pendant que je lisais.

au bout d'un moment, j'ai aperçu son oeil malicieux et j'ai dit : "t'es bien là, hein loulou?"

aussitôt, d'un battement de queue approbateur, Volt a éteint la lumière en appuyant sur le bouton.
ça m'a fait sourire et j'y ai vu le signe incontestable qu'il était temps de dormir!

quand ma montre a sonné , le lendemain matin, j'ai ouvert l'oeil et j'ai dit "salut Volt!"
et comme le kiki n'avait pas changé de place et qu'il était content de me voir réveillé....
il s'est empressé de battre de la queue ....ce qui a allumé la lumière!

trop bien dressé ce chien!!!! LOL!

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en ce moment, le débat fait rage sur ce forum autour du refus d'appâts.
j'ai une petite histoire à ce sujet:
j'ai déjà parlé de Gibson, ce beauceron arlequin si beau et si incapable de quoi que ce soit excepté de grimper sur tout ce qu'on peut imaginer.
étant donné ses résultats en expo, son éleveuse m'avait demandé de le lui laisser pour une saillie.
ce qui fut fait.
à 8 h du soir , coup de fil de l'éleveuse pour me dire "dis donc, ton chien ne touche pas à sa gamelle! il a besoin de forces demain,que dois-je faire?"
je lui réponds aussitôt "il a un mot code pour manger! il faut lui dire "bueno!"
elle raccroche et rappelle dix minutes après
"ça a presque marché, il a failli manger mais il s'est arrêté au dernier moment en me regardant..."

je réfléchis deux secondes , puis je lui demande "t'es gauchère ou droitière?"
"droitière!"

"ok! moi, je suis gaucher! essaie avec la main gauche et le mot-code!"

troisième coup de fil 5 minutes après!
"ça a marché ! il s'est jeté sur sa gamelle et a tout bouffé en remuant la queue!"

ce jour là , j'ai compris que les chiens pouvaient se conditionner seuls, à notre insu, sur des choses insignifiantes.
j'avais dressé ce chien avec un mot pour manger, mais je ne me suis pas aperçu qu'il était toujours associé à un geste de la main gauche. avec la droite, ça ne fonctionnait plus (loi de discrimination)
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allez, une petite histoire de nutrition qui fait le lien avec un autre post que j'ai démarré dans la rubrique "éducation" les "oui...mais non!"

un de mes amis possédait un magnifique BAM de 5 mois et le nourrissait n'importe comment.
en gros, le chien avait des croquettes à disposition mais avait également le droit de goûter tout ce que mangeait son maître, de la pizza au foie gras!
comme de bien entendu, des ennuis gastriques n'ont pas tardé à faire leur apparition, sous la forme de diarrhées sur la moquette du salon la nuit ou lorsque mon ami était au boulot.

malgré tous mes conseils, il refusait de cantonner son chien aux croquettes, arguant du fait que le chien avait bien le droit de goûter plein de saveurs différentes et surtout que ça ne pouvait pas lui faire réellement de mal puisqu'il le mangeait de bon appétit!
d'après lui, le chien se régulait entre ses croquettes et ses friandises en choisissant instinctivement tout ce qui était bon pour lui et nécessaire à sa croissance

je lui ai donc proposé l'expérience suivante:
je lui ai demandé s'il aimait le fromage blanc. "il l'adore!" m'a t'il répondu.
j'ai pesé le chien devant lui: 28 kgs
et je lui ai proposé , à l'heure du repas, un kilo de fromage blanc à 20%.
le chien s'est gavé et il en aurait volontiers bouffé un deuxième mais j'ai pas voulu.
ensuite , je lui ai proposé ses croquettes habituelles qu'il a boudées , comme je l'avais prévu.

une heure plus tard, on a sorti le chien et il s'est copieusement vidé!
malgré cette précaution, il a malheureusement continué toute la nuit à repeindre le salon en marron clair!
j'ai fait remarquer à mon copain que ce que le chien avait mangé de fort bon appétit l'avait rendu malade.
le chien n'a d'ailleurs pas voulu manger, et le soir non plus
je l'ai re-pesé et j'ai obtenu 27kg . il avait donc ingurgité un kilog et en avait perdu 2!
ça ne s'est pas arrêté là. le chien s'est vidé pendant trois jours et a perdu 3 kgs au total! (tombé à 25kgs)
depuis ce jour, il a arrêté de donner à son chien tout ce que celui -ci semblait vouloir manger volontiers....
Spencer


alors theo (colley pas tres intelligent) sort avec moi dans le village pas de probleme, il est tres gentil, je n'ai que 10 ou 12 ans a l'epoque
puis tout a coup patatra un CHAT que moi je ne vois pas mais que theo ne loupe pas.
il se lance a sa poursuite et moi tres obeisante (a l'epoque) je fais se que m'a sit ma grand mere je lache la laisse pour ne pas etre entrainée sur la route (securité)
le chat court pour eviter theo puis fini par monter dans l'arbre que theo lancé dans sa course n'arrive pas a eviter
3... 2... 1... impact je n'avais jamais vu un chien s'assomer a se point la
il a fini la journée dans son panier et surment avec une grosse bosse
mdr
Black-nourson


ça fait un moment que je fais dans le "soft" , il est temps de s'en refaire une petite "hard"

il y a quelques années, désirant construire un camping avec mon ex femme et mes beau-frères, je suis allé en visiter un de grand standing.
j'ai très vite sympathisé avec le propriétaire , d'autant plus qu'il était dingue de chien et spécialement du sien , un splendide doberman de 72 cm au garrot pour environ 48 kgs.
ce chien était très gardien et ce monsieur s'amusait beaucoup de voir le chien monter une garde farouche près du berceau de sa petite fille âgée de 3 mois. quiconque passait à proximité se voyait immédiatement averti par un grondement dissuasif.

j'ai alors tenté de l'avertir que cette conduite pouvait se montrer dangereuse , mais il m'a ri au nez en m'expliquant que son chien lui obéissait au doigt et à l'oeil.

or, un soir que je bullais devant la télé, je reçus un appel étonnant. c'était sa femme, en pleurs ,qui avait retourné ciel et terre pour trouver mon numéro.
la situation qu'elle me décrivit était la suivante:
le propriétaire était parti chercher des mobiles-homes à l'autre bout de la France , en laissant sa femme et sa fille à la garde du chien.

la petite s'étant mise à pleurer , la mère avait voulu la prendre dans ses bras pour lui donner son biberon mais le chien s'était montré si dissuasif qu'elle y avait renoncé.

les pompiers étaient venus mais ils ne disposaient pas de fusil hypo-dermique et ils avaient appelés les gendarmes qui cherchaient une solution pour abattre le chien sans risque pour la gosse.
j'ai proposé mon aide, non pas pour sauver le chien mais pour éviter le moindre risque à la petite.

je suis arrivé le plus vite possible avec un costume de ring et j'ai mis de gros gants . bien m'en a pris!
une des spécialités des dobermans est le mordant "en charpie" avec une prise par seconde!
les morsures dans le costume ne m'ont rien fait, mais sur les mains ...AIE AIE AIE!
bref, j'ai fini par attraper le collier et les pompiers l'ont maîtrisé avec une canne lasso.
sur l'insistance de son épouse, son propriétaire s'est résolu à le faire euthanasier.....et devant son chagrin, je n'ai pas eu le coeur de lui dire que c'était entièrement de sa faute.

quand on s'amuse de voir son chien garder quelque chose ou quelqu'un, il faut savoir ce qu'on risque.
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j'ai adoré l'histoire du chien qui s'assomme ! elle m'a rappelé les célèbres collisions de ma chienne avec son environnement.

les deux plu marquantes sont celles-ci:

au début de la promenade , elle courait comme une folle à côté de mon autre beauceron (gibson, le beau et con...) en aboyant comme une tarée.
un soir d'hiver, nous voilà sortis en pleine nuit ,et les voilà partis à faire leur cirque.
sauf que...
courir en aboyant sur son voisin suppose de ne pas regarder devant soi....
tout allait bien jusqu'à ce qu'un lampadaire décide de traverser sans regarder....(quel imprudent)
un bon gros lampadaire de ville, haut de 5 à 6 mètres , en tube d'alu profilé.

le choc fut si rude que la lumière s'éteignit en haut du lampadaire , tandis qu'un gong caverneux retentissait !

la chienne tomba au sol, quasiment assommée mais encore agitée de soubresauts ...
je me précipite dans sa direction quand soudain, elle se relève en titubant et repart en zyg-zag en aboyant de plus belle, complètement désorientée.
là, elle s'est vraiment collé le pâté au fond de la boite!

l'autre fois, c'est quand je l'ai sortie du jardin en passant par le garage et la véranda attenante .
sauf que j'avais oublié d'ouvrir la véranda...funeste erreur...
la chienne s'est retournée pour vérifier que je prenais bien mon vélo et elle a démarré à un mètre de la véranda avec la tête dans ma direction.....
la véranda a été pulvérisée instantanément (verre sécurit double épaisseur!) et la chienne a secoué la tête en me regardant , d'un air de dire
"bon, on y va? prend une veste, il pleut des morceaux de verre!"

que vouliez vous que je lui dise?
quand on est assez con pour laisser une porte vitrée fermée devant un beauceron , on vient pas se plaindre!
Spencer
Si vous trouvez qu'il ne manque que la parole à votre BA c'est que vous ne savez pas l'écouter ! Jany
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:22

la même beauceronne avait la dangereuse habitude de bouffer tout ce qui pouvait lui tomber sous la gueule.

au début de sa vie, je lui donnais des rotules de boeuf pour se faire les dents....
et puis un jour, un ami boucher m'a donné un fémur entier de boeuf, rotule comprise.

je lui ai laissé pour la nuit ...et le lendemain, je me suis mis à quatre pattes dans son chenil de nuit (L1,50x l1,2x h1,2) pour aller récupérer le reste afin de lui redonner le soir.
j'ai eu beau chercher , pas d'os.
elle l'a bouffé en entier!
toutes ses gencives étaient rouges de sang et elle a fait des bouchons blancs pendant 5 jours..

il ne fallait pas non plus s'approcher trop près d'un court de tennis: elle déchiquetait les balles et les avalait en moins d'une minute.

un jour que j'avais maçonné les chenils, elle a bouffé un sac de ciment vide et bu du "laitier" (eau avec du ciment). bilan: opération et 50cm d'intestin en moins, brûlé par le ciment.

quand je faisais de la mécanique ,elle guettait les boulons qui pouvaient tomber et gloup!

elle bouffait tout ce que vous pouvez imaginer: un jour , ma copine a voulu lui donner les restes du pique-nique dans une assiette en plastique; ben elle a mangé l'assiette!

j'en finissais plus de me méfier de tout; elle a mangé sa palette "européenne" en plusieurs fois, mais entièrement (avec les clous) et donc....re-opération et 1m d'intestin en moins...

elle a fini par y laisser sa peau, à cause d'une bête épine d'accacia. bien sûr ,on l'a opérée pour la cinquième fois (mon véto prétendait qu'il aurait meilleur temps de mettre une fermeture éclair plutôt que des points de sutture) mais il lui manquait tellement d'intestins que le transit n'a jamais repris.
je venais la sortir et lui changer sa perfusion chez le véto,car personne ne pouvait toucher à sa cage. je la promenais tous les jours de son hospitalisation et elle humait l'air frais les yeux mi-clos, avec délice.
avec les perfs de glucose ,elle pétait le feu ,mais dès que j'ai essayé de la nourriture par les voies naturelles, ça s'est bouché une nouvelle fois.

j'ai repensé à ça parce que l'autre soir, j'ai voulu donner une cuillère d'huile de saumon à lécher à volt ...et cet abruti a commencé à mordre la cuillère pour la bouffer!
je l'ai récupérée de justesse toute tordue..
le cauchemar n'est jamais fini!
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j'ai une histoire de rapport d'objet et je me demande où sont les limites de ce truc.
n'hésitez pas à me raconter vos expériences en la matière:

Ourse, ma beauceronne , a toujours aimé rapporter. je lui faisais tout ramener: son piquet de piste,des objets quêtés dans un champs, des oeufs au poulailler ,des paniers, des bidons ,et j'en passe....
entre autre chose, à chaque fois que je partais en balade ailleurs qu'à la maison, je "perdais" un objet sans que la chienne me voit et il m'est arrivé 2 ou 3 choses amusantes avec ça.

le plus long: à la neige en randonnée avec les raquettes , j'ai laissé tomber un gant et nous avons fini tranquillement les 3 kms qui restaient. puis j'ai envoyé la chienne "ourse, cherche -apporte!" et on a commencé à attendre. la plaisanterie a duré 20 mns, et la chienne est réapparu alors que je commençais à faire demi-tour, persuadé qu'elle n'avait pas trouvé le gant.elle était complètement exténuée car elle a du battre bien plus que les 6 kms aller -retour.

le plus court: la bougresse commençait à se méfier de mes facéties et au cours d'une randonnée en montagne, j'ai attendu qu'elle soit un peu loin devant et j'ai discrètement laissé tomber ma casquette. au moment où nous l'avons rejointe , elle m'a regardé fixement puis est partie ventre à terre et sans ordre 100m plus haut avant de revenir fièrement avec ma casquette en battant la queue. à partir de cet instant, il est devenu très difficile de la feinter!

le plus dangereux: familier des parcours de raquette dans le vercors, j'en profite pour laisser tomber mon bonnet dans le talus ,après avoir jeté un bâton à ma chienne. et nous voilà partis tranquillement sur le chemin. soudain, on croise une famille qui tirait leurs enfants en luge. je prends la chienne au pied et je les salue. environ deux cents mètres plus loin, jugeant qu'ils ont dépassé l'endroit du bonnet, je décide d'envoyer ma chienne.
elle part comme une fusée. quelques minutes s'écoulent et soudain...un aboiement féroce et soutenu déchire la montagne. en un éclair ,je comprends ce qu'il se passe : ils ont ramassé le bonnet!!!! je cours à perdre haleine et j'arrive en vue de la scène: le père est coincé contre un arbre avec la chienne en garde au ferme devant lui. je lui hurle "jetez le bonnet! JETEZ LE BONNET!" il finit par m'entendre et s'exécute...aussitôt, la chienne s'en saisit et revient au triple galop en battant la queue.
...je vous raconte même pas les explications.....
je m'en suis tiré avec une tournée générale de crêpes à la station...
Spencer

ton histoire de rando en raquettes me fait penser à celle-ci :

Sans chien à l'époque, je gardais une jeune croisée BA/Malinois absolument pas éduquée ni dressée à quoi que ce soit, craintive et toute folette.
Un dimanche matin d'avril je pars en raquettes au-dessus de chez moi, avec l'intention de faire un grand tour.
Hélas, neige complètement pourrie, grosses difficultés de progression et pour moi, et pour la chienne qui peinait, plus dangers potentiels...Au bout d'1h30 je décide de faire demi-tour et je reviens sur ma trace.
Retour ponctué de nombreuses chutes vu la qualité de la neige qui a encore baissé au fur et à mesure que la chaleur augmentait...
En revenant chez moi je m'aperçois avec horreur que mon bracelet-montre (métallique) s'est détaché et que j'ai perdu celle-ci, à laquelle je tenais beaucoup.

Hors de question de repartir la chercher, je viens d'en suer un maximum et puis c'est trop dangereux ! Je passe ma journée à "faire mon deuil" de cette montre, que de toutes façons je ne sais absolument pas dans quel secteur j'ai pu perdre...

Mais en fin d'après-midi, bien reposée, je me dis que c'est trop bête...Je reprends les raquettes et repars avec la chienne. A partir de l'endroit où je re-chausse, je commence à lui dire "cherche !", sans conviction...
Et d'une elle n'a jamais rien appris, et de deux la trace est minée de trous, la neige est aussi grise que mon bracelet-montre, parsemée de branchettes ou feuilles mortes...J'ai beau la scruter je ne vois rien...
La chienne est comme d'habitude très occupée, mais franchement je n'y crois pas trop !
Et soudain un petit miracle, je vois la chienne plonger la tête dans un trou et gratter...Là encore quand je la rejoins je doute vraiment, elle va sûrement me sortir un caillou, un bout de mousse voire une taupe ...Mais non ma montre est là ! En parfait état de marche !
Ma Pep's, pas sûre que t'aies compris pourquoi je t'ai fait une fête aussi monstrueuse !

PS depuis je fais comme toi Spencer, je "perds" volontairement à mon insu de mon plein gré, n'importe quoi qui se trouve dans ma poche quand je suis en balade avec Charmoz...
par contre il sait très bien que je le fais exprès, et selon ce que je perds, me le rapporte ou pas (ça dépend si c'est suceptible de devenir un jouet ou pas une fois rapporté )
Brigitte Charmoz


Un jour nous avions emmené RamDam à la MFR de Mortagne au Perche où mon fils était en BEPA élevage, c'était journée portes ouvertes et les jeunes faisaient des démonstrations en tous genres, évidemment RamDam était heureux comme un pape : agility, mordant, plein de gens pour jouer avec lui, entre autres pour rapporter tout et n'importe quoi.
Un copain de mon fils demande si le chien serait capable de rapporter son tel portable, oui bien sûr mais on te le déconseille car ton portable ne va pas survivre, le jeune insiste et va planquer le tél puis lance un cherche apporte au chien qui n'attendait que ça, ah oui il l'a bien trouvé et ramené mais je vous laisse imaginer l'état du pauvre téléphone, Ram avait rengueulé et serré... écran explosé... Et nous hilares : on te l'avait bien dit qu'il ne fallait pas jouer à ça avec lui !
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Dans les trucs du même genre... Je suis en fauteuil roulant, je ne sais pas si le chien avait compris que je ne pouvais pas ramasser ce qui était au sol mais toujours est-il que de façon naturelle il restait pas loin de moi et si je faisais tomber un truc il se précipitait pour le ramasser et me le déposer sur les genoux, parfait me direz-vous, oui mais pour certains objets c'était pas génial...
Un jour un DVD est tombé, je n'ai pas eu le temps de stopper le chien tellement il était ravi de me rendre service, sauf que pour le ramasser il l'a fait glisser au sol à grands renforts de coups de pattes et de gueule pour le mettre sur la tranche et l'attraper et quand ce fût fait il l'a déposé fièrement sur mes genoux, c'était gentil mais le DVD était inutilisable tellement il était rayé !
Didine


il y a peu de temps, j'ai envisagé de passer la korung et donc le test d'endurance .
j'ai pris connaissance des modalités du test auprès de compétiteurs de beauté:
20kms à 10-12 km/h de moyenne avec deux pauses pour un contrôle véto.

évidemment, je me suis mis à rire en leur disant: "c'est pas un test d'endurance, c'est un test d'échauffement!"
ils étaient très vexés , mais ce n'est rien à côté de la tête qu'ils ont fait en écoutant mon histoire.

tout le monde connaît "Ourse" ma beauceronne, un peu hyper-active sur les bords(et pas commode au centre!).
à l'époque, mon fils venait de recevoir un "pewee" pour ses 4 ans , c'est à dire une petite moto yamaha.
dans l'été qui suivait, je suis parti avec lui en vacance chez ma mère , dans le Cher. j'ai donc chargé sur la remorque sa moto et la mienne (une moto de trial) .
arrivés là bas, c'était le paradis de la randonnée vélo ou moto! des centaines de kilomètres de chemins carrossables nous attendaient.
dès le premier jour, on à pris Ourse avec nous et roule! (à faible allure, entre 10 et 20 km/h)
à midi, on rentrait manger, boire, faire le plein des motos, un brin de sieste et c'était reparti
les deux premiers jours , on a fait 50 km
le troisième 70 kms
le quatrième , plus de 100 kms!
le cinquième jour, la chienne avait du mal à se lever (mais les coussinets allaient bien car il y avait beaucoup d'herbe et de boue)
je l'ai donc enfermée dans le garage et on est parti ....
au bout de 5 kms (on prenait toujours le même au départ) on s'est fait rejoindre par un missile noir et feu...
après enquête, elle avait hurlé 2 minutes, puis avait détruit la porte!
ce jour là , on a fait que 40
et 50 kms les deux jours suivants.
la chienne est revenue en pleine forme...
pendant une semaine , elle n'a fait que courir, manger, dormir. pas une fois ,je ne l'ai entendu aboyer. elle ne gardait rien, elle pionçait!!!
et pas une seule dégradation autour de la maison (et pourtant , ça craignait)
test d'endurance?....vraiment?
Spencer


Tu avais 18 ans... dont 16 passés à nos côtés... 16 ans de vie de chatte heureuse, tu avais ton caractère, sale caractère diront Djo et Mimi, un caractère de chatte qui ne s'en laisse pas conter ni par les humains ni par les gros chiens de la maison.

Je vais raconter ton histoire qui s'est mêlée à la notre durant tant d'années.

Nous t'avons donné le 1er Janvier comme date d'anniversaire ne connaissant pas ton âge véritable que nous avions estimé à deux ans lorsque nous t'avions recueillie en 1990, nous t'avons baptisée Minette, eh oui ce n'était pas original.

C'était une période de départ en vacances et tes anciens maîtres n'avaient rien trouvé de plus intelligent que de te balancer au bord d'une déviation, tu as du errer pas mal de temps avant de tomber sur une âme charitable qui t'a donné à manger, tu avais tellement faim d'ailleurs que tu as dévoré les merguez du barbecue de Karl le prof de piano de Djo !
Tu étais squelettique, visiblement incapable de te nourrir par toi même dans la nature, un vrai chat d'appartement en quelque sorte.

Tes bienfaiteurs avaient un basset artésien qui ne rêvait que de te trucider, Karl était bien ennuyé, à l'époque je m'occupais bénévolement d'un centre d'aide par le travail situé sur une immense propriété, je décide donc de t'emmener là bas, tu es adoptée d'emblée par les jeunes et la secrétaire te fait un petit coin dans le bureau, tout allait bien sauf que le directeur lui ne supportait pas les chats, une sorte de peur irraisonnée, il faut donc que tu partes...

Une quinzaine de jours se passent et malgré nos demandes ici ou là personne ne veut de chat, le directeur pose un ultimatum, tu pars dans 3 jours ou bien il te fait euthanasier !

Bien entendu j'en avais déjà parlé à la maison mais Daniel mon mari ne voulait pas de chat...
L'ultimatum approche, tu es belle, très douce, propre et surtout je me suis attachée à toi, alors je dégote un grand carton, je te mets dedans, oula que tu avais peur, tu miaulais désespérément pensant sûrement revivre un nouvel abandon au bord d'une route, mais tu prenais simplement la direction de notre maison.

Notre arrivée n'est pas passée inaperçue bien entendu et Daniel nous a dit qu'il n'était pas question que tu restes, nous avons négocié, surtout Djo et Mimi qui ont fait du charme à leur papa, en disant que ce serait juste le temps de te trouver une famille espérant bien que ta gentillesse viendrait à bout de sa réticence, et ça n'a pas manqué, après il était le premier à s'inquiéter de ne pas te voir rentrer le soir.

Nous t'avons fait tatouer afin de pouvoir t'emmener en vacances avec nous, tu es même allée en Espagne, mais les trajets étaient autant un supplice pour toi que pour nous car jamais ta panique en voiture ne s'est estompée, tant que nous roulions à vitesse rapide tu ne disais rien, mais dès qu'on ralentissait tes hurlements reprenaient.

Parfois cette peur panique nous a valu de grands moments de rigolade comme le jour où nous t'avions un peu trop shootée pour le trajet et que tu étais si bien détendue que... tu as fait une magnifique merde bien molle sur les genoux de Daniel, heureusement il y avait une serviette éponge qui a empêché le pire, mais tu n'étais pas belle à voir et l'odeur était exécrable, alors je me suis arrêtée au plus vite et là les automobilistes ont du se demander ce qu'on faisait à ce pauvre chat que je maintenais sur le dos dans l'herbe pendant que Daniel nettoyait de son mieux !

Sinon ta vie à cette époque se partage entre quelques heures dehors à te prélasser au soleil, à te balader aux alentours (allant parfois dormir sur le lit des voisins !) mais en te tenant toujours éloignée de la route plutôt passagère dans ce quartier mais surtout à dormir bien confortablement sur une chaise près de mon ordi. D'ailleurs tu connaissais parfaitement les sons de windows, il suffisait que tu entendes celui de la fermeture pour te réveiller et réclamer à manger.

Tu es là depuis 4 ans déjà, tu as fait ta place au sein de la famille, tu détestes Djo qui, il faut bien le dire n'arrête pas de t'embêter, d'ailleurs tu te méfieras d'elle toute ta vie, tu avais une sacrée mémoire, Amaury n'est pas "très chat" alors en général vous vous ignorez, par contre tu as adopté Daniel, nous sommes en 1994, nous apprenons qu'il a un cancer du poumon, commence alors une lutte sans merci de plus de deux ans, malheureusement sans succès, ton instinct de chat doit te faire sentir qu'il a besoin de réconfort et tu abandonnes de plus en plus la chaise pour ses genoux où tu passes la plupart de tes journées, il te compare au chat de Jacques Brel qui ne le quittait plus lui aussi quand le célèbre chanteur a eu un cancer.
Lorsque Daniel nous quitte, tu reprends ta place près de moi, Djo et Mimi veulent un chien, nous trouvons un jeune croisé Berger Allemand pas très équilibré, nous n'en venons pas à bout et décidons de nous en séparer, tu en avais peur.

Puis un ami nous donne un autre Berger Allemand de 2 ans, chien avec pedigree, déjà bien éduqué et dressé, il fait du Ring, un sport canin, du coup Mimi se lance là dedans (il a 12 ans) et ça devient sa passion, faut dire qu'il est adorable ce chien d'ailleurs tu l'adoptes aussi, tu n'hésites pas à venir le renifler, à venir boire dans sa gamelle, et lui grand dadet se pousse, et quand tu te mets sur ton derrière et que tu lèves une patte menaçante, il n'en mène pas large, à partir de ce jour tu es devenue la dominante de tous les animaux qui passeront par la maison à de rares exceptions près.

Ensuite Djo achète une boule de poils, Newton le Bearded Collie, il t'adore, suffit de dire "cherche catoune !" il s'excite comme un fou et va te chercher dans toutes tes cachettes puis te ramène en te poussant du museau.

Puis arrive Obus, notre premier Malinois à qui tu apprends les bonnes manières, enfin ce n'est pas bien difficile tellement il est gentil, ensuite la maison sera le lieu de passage de divers chiens venus là pour une cure de socialisation, dont Ram'Dam le petit Berger Allemand que nous ne laisserons pas repartir chez Thierry son éleveur, te voilà la cheftaine de trois grands chiens (Jazz le premier berger allemand est mort entre temps).

Nous déménageons, cela ne te perturbe pas vraiment, tu repères vite ma chambre et tu élis domicile sur le pied de mon lit, puis nous te présentons un nouveau pensionnaire, une rate, nous la mettons près de toi, tu lèves la tête et tu regardes cette bestiole d'un air blasé, un rat et alors, pfff, ça m'intéresse pas ! la pauvre bête est apeurée, elle sait que tu es un prédateur, ce qu'elle ne sait pas c'est que tu es incapable d'attraper la moindre souris et encore moins un rat !

Tu commences à te faire vieille et tu dors beaucoup, mais tu es toujours aussi attachée à moi, tu es sur le fauteuil près de l'ordi, tu dors sur mon lit et tu viens me réveiller le matin à grands renforts de câlins et de ronronnage, tu as de grosses boules sous le ventre mais tu ne sembles pas en souffrir, tu es toujours aussi gaie, cela dure plusieurs mois mais depuis une semaine tu ne manges presque plus, depuis deux jours tu refuses toute alimentation, tu as du mal à réagir quand je te parle mais tu essaies de ronronner quand je te caresse, la fin approche et tu t'éteins doucement le 14 février 2006.

J'avais prévu ton coin dans notre future maison mais cette fois tu ne nous accompagneras pas dans ce déménagement, tu n'étais qu'un chat diront certains mais tu étais notre chat, tu nous as apporté plein de tendresse durant 16 ans, nous t'avons donné une vie heureuse comme beaucoup de chats en rêveraient, adieu Minette, nous ne t'oublierons pas.


Voilà j'avais envie de parler de cette Minette, de ma Minette, ce n'est pas super bien écrit mais j'avais envie de le faire tout simplement^^ (16/02/2006)
Didine


pour nous remonter le moral après cet hommage
les aventures de Volt à la neige.
j'ai la chance de posséder un petit studio à la neige, au col du rousset dans le diois (je vous le recommande, c'est sympa et pas cher)
comme dans toutes les petites stations, j'ai fini par connaître tout le monde aux remontées mécaniques.
j'ai montré le télésiege tout petit à Volt en lui mettant un harnais par sécurité , mais ça lui semblait très rigolo de voir les choses de haut.
dans le même temps, dès son premier hiver, il a eu droit aux longues balades dans la neige et aux jeux qui vont avec (baton caché).

chaque année , il y a la grande traversée du vercors avec des chiens de traîneau et des équipes qui viennent du monde entier. au moment de la course, il faut faire très attention où on promène son chien car il y a des huskys attachés partout.

j'ai appris à mes dépends qu'il fallait faire gaffe aussi AVANT la course!
on était à environ un mois de cette grande compétition et je suis parti avec mes chiens sur le parcours de raquettes qu'emprunte la GTV. nous sommes partisq vers 8 h du matin et on revenait tranquille vers les 10h quans soudain j'entends des cris et des aboiements dans la forêt ...
à ma grand stupéfaction, je vois surgir un traîneau avec 12 chiens à 100m de nous. que faire?
je rappelle Ourse et Volt et je regarde autour : la montagne d'un côté et le versant de l'autre. si je saute en contrebas, je ne pourrai jamais remonter, avec la neige!
je couche mes chiens au bord du trou et je me couche sur eux pour les maintenir au sol et les cacher à la vue des chiens.
peine perdue: du coin de l'oeil, je vois apparaître le chien de tête qui fonce droit sur moi pendant qu'une immense norvégienne fait claquer son fouet au dessus des têtes en lui hurlant des ordres.

ils sont lancés en plein galop et il nous croisent dans un bruit hallucinant de neige crissante et de souffles rauques, avec les hurlements du musher par dessus.
en passant, plusieurs chiens m'envoient les dents et j'ai toutes les peines du monde à maintenir Ourse qui rêve d'en découdre avec les impudents.
ouf! ils sont passés... je me relève et inspecte les dégats: mes chiens n'ont rien, quelques accros à ma veste ...rien de sérieux: ça vaut rien pour le mordant ces huskys...LOL!
inutile de vous dire qu'on est rentrés sans demander notre reste et qu'on a évité de retourner sur ce chemin là!

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avec Volt, quand il y a peu de monde à la station en hors saison , ou quand le temps est exécrable, je l'emmène faire du ski!
on prend le télésiège tous les deux et c'est parti pour les bords de pistes.
quand la neige est dure, il n'y a pas de problème, surtout si la pente est faible , le chien galope normalement , même s'il s'enfonce un peu.

le problème vient quand vous allez chercher la neige profonde , le chien s'épuise alors rapidement à faire des bonds de cabri.

mais le plus rigolo est à venir: j'ai choisi une forte pente ,évidemment non damée , et je m'y suis engagé . le chien a ressorti deux fois les pattes avant, puis elles ont bloqué et il a fait un magnifique salto avant (figure très cotée en ski de bosses!) avant de partir en boule de neige jusqu'en bas.
j'étais parti avec un BA gris et je me retrouve avec un Berger Blanc Suisse!

plein de vice, au prochain passage, j'y retourne ! mais ce petit malin a compris qu'il ne doit pas sauter dans la pente!
et le voilà parti , comme un manchot , à glisser sur le ventre en se propulsant uniquement avec les postérieurs. résultat : une vraie trace de luge bien droite.

je vois que j'ai affaire à un petit malin!

au troisième passage, la trace étant faite, cet insolent se permet de me doubler . et du coup, stupéfait de le voir faire, je m'en mets une bonne!

et qui c'est qui rigole en me voyant tout blanc? devinez!
tel est pris qui croyait prendre....
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hier en promenant avec mon chien à la lueur des piles sur mon vélo, j'ai fait ce que je fais habituellement quand je suis pressé.

sur le sentier caillouteux et étroit , j'ai sorti la balle de ma poche au bout de sa ficelle...
j'ai dit "tiens" et je suis rentré avec le moteur!
c'est à dire que j'ai laissé le chien me tracter avec la balle dans la gueule.
c'est devenu un jeu très prisé de mon Volt. il tire de toutes ses forces sur la ficelle et court de plus en plus vite.

j'ai aussi un petit compteur sur le vélo... ça me permet de constater que le Kiki me tracte à 35km/h maxi, à la force de sa mâchoire et de son cou ....pendant les 5 kms que dure notre retour.

le seul problème ,c'est que 30 à l'heure de moyenne de jour, ça va...de nuit ça va moins....surtout que je n'ai qu'une main pour tenir le guidon...

effectivement, un chien court très bien de nuit!
ravi, cet andouille ne voulait pas ralentir et j'ai fait 3m sur la roue avant en passant dans un trou!

ok, t'as gagné! j'ai lâché la balle et je me suis remis à pédaler en songeant qu'on garderait ce genre de jeu pour les périodes bien éclairées.....

moi, je le fais juste pour le fun, mais c'est vrai que ça suppose une sacrée condition physique de la part du chien ! essayez, c'est géant!
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oui! c'est vrai, ça me rappelle une autre histoire de vélo.
passé un temps, je faisais pas mal de VTT en famille avec mon fils et deux autres familles de 3 enfants chacune.
à l'époque, déjà, les lois de la gravité étaient ce qu'elles sont aujourd'hui ! lol!
pour descendre, il faut d'abord monter.

mes trois chiens de l'époque fournissaient une force motrice remarquable. je les avais équipé chacun d'un harnais et je les attelais à la colonne de direction de mon vélo.
c'était le règne de la vitesse !
je n'ai jamais respecté aucune règle dans l'attelage . j'accrochais comme ça venait 2 chiens à mon vélo et un à celui de mon fils, ravi.

or un jour, la balade fut plus longue que d'habitude et après la descente, une longue et fastidieuse remontée nous attendait pour rejoindre les voitures.

un des enfants de mes amis,Nicolas, le plus jeune, tirait vraiment la langue, et me regardait avec des yeux suppliants quand je passais à côté de lui tracté par mes deux beaucerons.
vu qu'on avait pris pas mal de retard sur la troupe, je lui propose d'essayer mon équipage.
il ne s'est pas fait prier et n'a pas tardé a filer à fond la caisse tracté par mes deux beaucerons en criant sa joie, ce qui motivait les chiens.

tellement vite d'ailleurs, qu'il n'a pas tardé à me distancer......moi qui était le seul à pouvoir faire obéir les chiens!

tellement vite qu'il n'a pas tardé à rejoindre les autres qui nous attendaient,et devant qui il est passé à donf en freinant de toutes ses forces (y'avait pas les disques, à l'époque) ...

tellement vite que mon fils à cru bon d'appeler les chiens, qui ont bifurqué immédiatement à l'appel, juste devant une belle flaque vestige de la dernière pluie.

ça n'a pas fait un pli: Nicolas a été satellisé avant de plonger dans la flaque de boue, tandis que les chiens, bien obéissants venaient s'asseoir à côté de mon fils en traînant le vélo couché derrière eux.

je suis arrivé sur ces entrefaites , hors d'haleine, juste à temps pour me faire traiter d'assassin irresponsable...heureusement, Nicolas n'avait que des égratignures. mais mon fils et moi, on avait vraiment envie de s'écrouler de rire
dur, dur...
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allez, je viens de lire un post sur les baignades en hiver et j'en ai une marrante.

par méconnaissance du problème, j'avais négligé d'apprendre à "Ourse" le fait de n'aller se baigner que sur ordre....
il se trouve en outre que notre promenade favorite se trouve au bord d'une rivière de bonne taille qui est parfois en crue et adopte un régime torrentiel (capable de charrier les caravanes et les voitures du camping au dessus!)

combien de fois l'ai -je vu disparaître dans les flots impétueux pour ne reprendre pied que des centaines de mètres en aval avant de me rejoindre à la course en battant follement la queue, ravie de son exploit.

bref! une nature!
vers l'âge de 5 ans, elle a eu des symptômes de rumathisme à chaque fois qu'elle se baignait en eau très froide (moins de 5°)
la rivière dont il est question ne gèle presque pas, si ce n'est sur les bords.
aussi ne me suis-je pas inquiété lorsque je l'ai amenée se balader sur un sentier de randonnée qui conduisait à une cascade: la température ayant atteint -10° la nuit précédente, je savais que ladite cascade serait gelée de chez gelée!!!

nous sommes arrivés près de la cascade, magnifiquement immobilisée par le gel et nous sommes restés un moment pour l'admirer....et aussi pour regarder le spectacle fourni par "ourse"!
la chienne s'est ruée vers le bassin, espèrant se tremper dans ce qui ressemblait à une belle piscine. elle s'est immédiatement pris une gamelle monstrueuse et a traversé le bassin gelé les quatres pattes en l'air....

à peine relevée, elle est revenue pour voir ce qu'il en retournait (pendant qu'on se foutait de sa gueule, il faut bien le dire...)
elle a marché de long en large en léchant la glace et convaincue qu'il y avait de l'eau là dessous, elle s'est dressée sur ses pattes arrières et a commencé à heurter la glace avec ses pattes avants , exactement comme un chien qui chasse les taupes ou les grenouilles invisibles dans l'herbe. et elle a attaqué à creuser aussi en gémissant la surface miroitante.

elle y mettait tant d'ardeur qu'elle a fini par parvenir à ses fins: la glace a cédé et ourse s'est retrouvée à patauger au milieu du trou (il y avait environ 1,2 m et elle touchait à peine le fond).
j'ai foncé pour la sortir de là et c'est là que le cirque Pinder a réellement commencé:
pour approcher la chienne, il fallait que j'avance sur la glace.

ça n'a pas raté ! la glace a cédé sous mes pieds, je me suis retrouvé dans l'eau jusqu'au ventre (brrrr!) et du coup, comme j'avais fini de casser la glace, la chienne n'a pas du tout eu besoin de moi pour sortir!
par contre, elle s'est grouillée de venir m'attendre au bord du bassin en prenant soin de soigneusement s'ébrouer en m'aspergeant d'eau glacée!
merci ,ma chienne!
depuis ce jour, j'ai décidé que TOUS mes chiens n'iraient se baigner que sur mon ordre!
et toc!
Spencer


Je n'est malheureusement plus de compagnon canin pour le moment, j'espère avoir la chance l'année prochaine de me fixer professionnellement pour enfin reaccueillir un compagnon canin dans mon foyer . Mais j'ai partagé 5 merveilleuses années avec un gros poilus ( non non pas un ba à poil long mais un eurasier) .

Je suis en gendarmerie (c'est important pour l'histoire), je vis donc dans l'enceinte militaire, mais situé en zone police. Mon doudou fait sa vie dans le jardin , enfin dans la cours commune, elle est étagée sur deux niveaux séparés par une haie. Il entre et sort à sa guise entre les promenades et les repas.

En pleine été, un jour pas fait comme un autre, alors que monsieur dormait sur le pas de la porte, on voit le tapis sur lequel il était couché, atterrir à l'entrée de la cuisine, on entend le bruit du galop sur la terrasse puis les cailloux, en bas, valser à tout va.
Intrigués, c'est pas son genre de partir comme une furie comme ca , on se précipite vers la porte pour voir ce qu'il se passe. au fond du jardin on aperçois un homme perché au dessus du grillage!
Mais le chien caché par la haie n'est pas dans notre champs de vision.
Quelque seconde plus tard, un second individu fait son apparition de l'autre coté de la cours avec notre bon Teddy accrocher au mollet !
Il se dirige bon grès mal grès vers le portail d'entrée, tirant tant bien que mal les 30kg de muscles et de poils accrochés à sa jambe. Le deux tons de la police retenti. Un rappel, puis ,nous nous mettons à courir derrière le fauve toujours pendu à la jambe, impossible de le stopper on en lui a jamais appris à arrêter de mordre, vu qu'il n'est déjà pas censé savoir mordre:lol: .

Arrivés à la grille d'entrée (quelques 50/60m plus loin), les policiers sont la pour cueillir le fugitif et on récupère notre brave gardien, assis à la limite du portail, le sourire jusqu'aux oreilles (si si un Eurasier ca souris où due moins on pourrais le croire).

Les policiers après avoir félicité le chien et lui avoir fait pleins de papouilles, nous informes que ce type est un cambrioleur, il était en train de piquer des matériaux de construction dans l'entreprise derrière la brigade. Ce dernier, surpris par le vigile, n'avait rien trouvé de mieux que de sauté dans l'enceinte militaire. Seulement ce "brave" type n'était pas seul, il faut donc mettre la main sur son complice et fouiller l'enceinte de la brigade (cave et ancien boxes où il aurait pu trouver refuge).
Les vla donc qui entrent et qui se dirigent vers l'ancienne écurie, Teddy sur leurs talons les devancent et le vla qui se met à reniflé toutes les portes les unes après les autres, sans même qu'on lui ai demandé quoique ce soit, il continu par les caves.. les policier avec un temps de retard sur lui ouvrent toute les portes. Finalement Teddy repartira au grillage juste en dessous d'où on avait aperçu l'homme . c'est à ce moment qu'un appel signale aux policiers qu'une seconde patrouille à réussi a interpeller l'homme dans l'enceinte du magasin.

En 5 ans il nous aura surpris plus d'un fois notre ami. Surtout que rien de tout ca ne lui a été appris, il était censé être un chien de salon et d'agility lol, rien de plus. Même si à mainte reprise il a démontré qu'il était couillu et près a tout pour défendre sa famille de deux pattes! :)
Blueshewolf


je me promenais normalement avec mes 2 loups en liberté le long de l'eau quand d'un coup Roy descend comme une furie (promenade sur 2 plateaux avec plan de terre incliné entre les 2) mais pas de chien donc je ne me tracasse pas, je me dit que c'est pour courrir après les canards et les faire s'envoler. Mais voila que Zack descend aussi alors que c'est pas son habitude de courir après les canards vu que Roy les fait tous s'envoler. Je regarde et vois une drôle de betes voler à moitié. Je crie sur les chiens qui remontent et reviennent près de moi mais en même temps la bête est aussi montée et là je peux enfin identifier ce que c'est: un coq, ... un jeune coq.
Le temps de reprendre mes esprits (je m'attendais à tout sauf à ca), les deux retournent le voir, mais cette fois, lui ne se laisse plus faire et au lieu de courrir partout en battant des ailes, il s'avance vers eux. Pas courageux pour un sous (bah oui quand ca vole et court c'est amusant mais une fois que ca bouge plus et que ca avance d'un air menacant c'est directement moins marrant), j'ai vu mes 2 BA revenir bien gentiment vers moi et continuer la promenade mdr

Après avoir ramené mes loulou, je suis retournée avec ma mere et un sac pour récupérer ce pauvre coq abandonné avant que quelqu'un d'autre ne tombe dessus avec un chien moins sympathique.
Vu qu'un voisin avait justement des poules, on lui a proposé et il l'a gardé ^^
Zack-et-Roy


Scott est un croisé, mère border et père croisé braque - Epagneul, rien à voir abec le BA mais je raconte sa petite histoire quand même. C'est un chien d'une intelligence incroyable, pourtant ce n'est qu'un petit batard qui faisait de l'agility et qui a été très bien classé aux Masters. Mais selon une pro de l'agility, elle m'a dit textuellement (Championnat du monde) "J'ai vu des tas de chiens, mais je crois que niveau intelligence et compréhension, c'est le meilleur, jamais je n'ai vu un chien comme ça. Dommage que ce n'est pas un pur race, sinon j'aimerais son clône"

Un jour en revenant justement d'un concours, il refuse de monter dans la voiture,SA VOITURE, un C15 aménagé pour mes loulous. Après quelques insistances, je le monte de force, mais il jappait, aboyait, ....J'étais à Charleville pour le concours (si quelqu'un connait ???) et quelque Km plus loin, à Warcq, , je m'arrête car ce n'est pas normal... la voiture tous mes chiens adorent ça même si je vais aux courses et qu'ils restent à l'intérieur, c'est LEUR domaine et ils adorent

J'ouvre la portière arrière et Scott monte directement à l'avant, côté passager

Je refais quelques KM, et j'entends un grand bruit... Il y avait des haut parleurs à l'arrière de la voiture (fixés en hauteur par mon mari sur une étagère en bois) et tout s'est écroulé. Le chien aurait été assommé.... voir plus ...Maintenant, simple caprice ou instinct..... Je ne sais pas , mais tout est réparé et Scott a retrouvé son endroit préféré, significatif de ballade ect... Depuis, il n'a jamais rechigné à monter dans SA voiture

Moi, personnellemnt, je pense que les animaux ont un sens que les humains n'ont pas

Je ne sais pas si mon annecdote à sa place sur ce post, mais je voulais raconter cette petite histoire, car ce post me fait réfléchir au vécu avec mes loulous , il est vrai que parfois on n'accorde pas assez d'importance à certaines choses vécues. Et quand on réfléchit bien, il y en a des choses à raconter
Kenza08


histoire de chien ou de chevreuil ?
je me promène un soir d'été en montagne, avec Lichen, mon précédent BA.
soudain zut, il démarre après une odeur, je laisse faire il est trop tard pour rappeler.
mais me voilà bien embêtée quand je le vois qui redescend vers moi, "poussant" devant lui 2 chevreuils...
il en est certes loin, mais enfin...
le premier chevreuil déboule sur le sentier à 2m de moi et...il s'arrête net, me fait face, et m'aboie vigoureusement dessus !
je m'imagine qu'il m'intime l'ordre de laisser le passage libre pour le copain qui suit, je recule donc, effectivement l'autre arrive, et ils détalent tous les deux dans la descente du couloir.
puis le chien arrive mais là je l'attendais et j'arrive à le bloquer genre placage de rugby-..woman, je l'attache et nous continuons notre tour, pendant lequel je songe avec amusement à l' "agressivité" de ce chevreuil, on m'avait prévenue mais je n'avais jamais assisté à ce genre de scène, c'était quand même impresionnant.

puis nous redescendons, pénétrons dans la forêt, il y a un moment que j'ai re-détaché le chien et...un "aboiement" à notre gauche dans la pénombre me fait sursauter...le chien re-démarre mais stoppe net à 10m de moi...tenu en respect par le/un chevreuil !
a suivi un face à face vraiment incroyable entre le chien et le chevreuil, tous les deux s'aboyant mutuellement à la figure, chacun écumant de rage...
ça a duré, duré...heureusement aucune charge de part et d'autre...
au moment où j'ai décidé de risquer de récupérer mon chien et amorcé un pas vers les vociférants, Lichen a mis bas les armes et m'a rejoint d'un bond...vaincu par le chevreuil !!
Brigitte(Charmoz)


allez , une histoire un peu "hot"!!!

du temps où j'étais moniteur au club du chien d'utilité de Pierrelatte, j'avais, comme élève ,le plus gros chien que j'ai jamais vu.

je crois que c'est mon record: 1m au garrot et 105 kgs!
je précise: avec la cervelle d'un moineau!
son propriétaire, fou amoureux de son monstre avait bricolé un collier à pointes spécial pour pouvoir tenir le bestiau quand il démarrait....
il avait acheté une renault express pour le transporter ,en virant les sièges arrières.
rien qu'à voir l'inclinaison de la voiture, on savait s'il venait avec le chien ou non!

un jour, au moment où je me pointe, survient le drame.
malgré mes recommandations , certains ont entrepris de se saluer avec le chien en laisse (et en vrac) à leurs côtés.
ce saint -bernard était très neutre avec les humains mais c'était un malade de la castagne avec les chiens.
il a profité de ce moment pour sauter sur un bearded dans le but de le bouffer.
c'est le terme qui convient, car il déjà la tête entière du pauvre chien dans sa gueule!
l'autre se débat, ce qui ne fait qu'augmenter la hargne du monstre...
la propriétaire du bearded voyant son pauvre chéri à l'article de la mort, décide de s'évanouir!!!!

le propriétaire du saint -bernard hurle après son chien et le bourre de coups de pieds, sans effet.

tous nos efforts restent vains et le bearded ne bouge plus. on est quatre après le mastodonte à le tirer par les oreilles et les pattes. je décide de le renverser et on unit nos efforts dans ce but!

finalement on le fout sur le dos et comme on commence à lui sauter sur le ventre, Godzilla se décide à entrouvrir la gueule et on lui arrache le bearded des crocs pendant qu'il se relève aussi gracieusement qu'une vache après son vélage .....
heureusement qu'il n'est pas fixé sur l'homme! sinon ,il aurait fait un carnage à cet instant.

le bearded est inanimé et je tente le bouche à nez pour le ranimer
je me retrouve donc à rouler une pelle à un bearded très poilu et couvert de bave de saint Bernard....à l'heure du café, je vous le recommande!!!!
bref! miracle! mes efforts portent leurs fruits et le bearded reprend conscience, pompant furieusement l'air à travers sa gorge martyrisée.
sur ces entrefaites , la propriétaire évanouie reprend ses esprits et me tombe dans les bras, éperdue de reconnaissance...(je crois que je préférais encore le bearded! mdr!)

en tout cas, je vous prie de croire que cette histoire a fait le tour des adhérents et m'a valu des élèves très assidus et appliqués pendant un bout de temps.....
Spencer


En attendant , je vais vous faire partager une belle expérience que j'ai vécu dans le cadre de mon emploi.
C'était un vendredi férié, j'étais en patrouille avec deux collègues masculin quand soudain le téléphone sonne. Hop : intervention!
Au bout du téléphone, le collègue nous apprend qu'un couple de retraité ne peux plus sortir de leur maison car un énorme chien dangereux a élu domicile devant leur porte!

Ni une ni deux on se rend sur les lieux, ben oui c'est aussi l'une de nos missions!

La bête féroce est étendue dans la pelouse et se fait dorer la pilule au soleil. Elle baille aux corneilles .. ne semblant pas prêter attention au véhicule stationné à quelque mètres d'elle.
Pour ce qu'y est du chien dangereux, il s'agit effectivement d'un chien classé en 1 ère catégorie, trop gros pour être un staffie, trop carré pour être un staff, j'apprendrais plus tard que j'avais vu juste et que c'était un mélange de boxer et d'amstaff.

Au vu du chien le chef de patrouille décide de faire appel au pompiers. " le chien menace t'il quelqu'un? fait il preuve d'agressivité ?
-eh bien je ne sais pas, je ne suis pas encore descendu du véhicule voyez vous... mais je voudrais pas prendre de risque...
- désolé monsieur mais l'on intervient que sur des chiens dangereux ! rappelez nous si vous avez un souci .. " Fin de conversation. bon ben, nous voila pas plus avancer.
2 min de réflexion et on rappelle le planton pour lui demander le numéro de la SPA... pas de chance c'est férié aujourd'hui, et personne ne répond!
Va bien falloir faire quelque chose messieurs!

Ni une ni deux, je saute du trafic sous les regards épouvantés de mes deux collègues, qui m'intime l'ordre de remonter!
Je contourne de très loin la bête sauvage et me dirige, en le guettant du coin de l'oeil, vers la porte d'entré du pavillon d'où le petit couple observe la scène. Renseignement pris , l'animal est la depuis la veille et n'a pas touché aux croquettes et à l'eau glisser rapidement par la porte par les habitants.
Bon, personne ne pouvant plus rien pour ses gens jusqu'à lundi, je décide une approche lente de l'animal. Soudain le fauve se lève et me regarde approcher, queue basse, oreilles rabattues, le regard pas tout à fait apeuré. Je stoppe ma progression, m'accroupis, bâillement forcé et clignement d'yeux , sait on jamais des fois que le langage canin fasse son effet ... je continue à chuchoter . Le chien s'assied et baille a son tour, je retente un pas puis ne décelant plus d'inquiétude dans le comportement du chien, je continue ma lente progression! arrivé à quelques mètres, je décide de lui laisser initiative!
Bingo! L'animal intrigué se lève et à pas lent viens doucement renifler ma main tendue!
Une léchouille , et j'avance la seconde main vers son museau! une caresse, puis deux et voilà le fauve dompter !
queue battante et révérence de jeu l'animal me saute dessus sous le regard désabusé et effrayé de la foule qui s'est amassée autours!!

Une petite corde est passé autours du collier à clou du molosse et me voila me rappelant les belles années passées avec mon doudou!!
Applaudissement de la foule, qui courageuse mais pas téméraire n'aurait jamais oser ce coup de poker !

Reste encore un problème à élucider : à qui appartient ce fauve dénué de toute agressivité !
Pas de tatouage dans l'oreille , reste la possibilité de la puce ou du tatouage sous la cuisse ...

Hummm charmant.. y a plus qu'a persuader ce brave animal de se coucher et de se laisser faire pour examiner la cuisse!
1er essai, formidable, il répond à l'ordre couché sans broncher ! quelques flatteries sur le flan et le voila sur le dos à faire l'andouille ... mais pas de tatouage !
Un appel au vétérinaire local et ce bon samaritain muni du lecteur de carte accepte de nous aider sans dédommagement ! Un coup de fil au centre opérationnel de la gendarmerie (le 17) et nous voila avec les coordonnées du propriétaire .
Ce dernier arrivera 1/4 d'h plus tard les larmes de joie sur les joue, mais la peur au ventre du pv !
Son chien lançait à la poursuite d'un lièvre lui avait faussé compagnie lors d'une balade dans les champs. Il avait parcouru 30km puis épuisé, c'était laissé choir devant la porte de cette maison, attendant désespérément que son maitre le retrouve!
Contents que l'histoire se finisse bien, on a même pas chercher à "punir" le maitre! Et moi, bien malgré moi j'ai prouvé, à tout les gens présent que ces chiens ne sont pas plus dangereux que les autres et que , bien souvent, seule la qualité du maitre fait la qualité du chien! En l'occurrence celui ci était parfaitement éduqué et sociable, et la joie indéfectible qu'il a montré au retrouvailles avec son maitre prouve qu'il est heureux chez lui ! :)
Blueshewolf


C'est Noël :

The story
Hier matin, de retour d'entrainement pistage on s'arrête dans notre chemin habituel pour une tite sortie avant de rentrer à la maison. On vaque chacune à nos occupations quand Miss Marple avise une boite à chaussures retournée en plein labour à quelques mètres du chemin. Elle s'y interesse, ce qui m'étonne un peu (d'habitude elle se fout complètement des trucs et machins qui trainent sur le bord des chemins, tant qu'ils ne sont pas comestibles) l'encercle en marchant très lentement. Je m'approche et soulève un peu le carton : et hop ! un truc marron et blanc s'agite sans conviction au milieu de copeaux de bois. Je bloque la Miss à la voix et j'attrape le petit truc poilu avec sa boite détrempée et ses copeaux. Direction la voiture, la Miss suit avec une marche au pied impec, l'air de se demander quand je vais lui filer le kebab. Que nenni ma belle, tu fais la même chose avec un petit nenfant et c'est la célébrité : Rex commence à vieillir et ils vont avoir besoin de toi chez France 2. Après un numéro de haute voltige impliquant mes clés de voiture, une boite de matériel vidée avec la main gauche (je suis droitière), un vieux torchon à bottes et l'entière coopération de Miss Marple obtenu grâce à quelques bonbons, je peux regarder la pêche du jour : c'est un hamster en voie de congélation. Si j'en juge par la scène de crime, le couvercle traîne un peu plus loin, un ou une XXXXXX a balancé monsieur ou madame hamster par la fenêtre d'une voiture. Compte-tenu des copeaux encore secs, de l'état du carton et de l'âge du capitaine, ça a dû avoir lieu hier soir. La boite a dû se retourner sur la bestiole qui a eu la bonne idée d'y rester toute la nuit. La voilà sauvée et au chaud mais survivra t-elle a la rencontre avec la Fée Clochette et Momo le Héros ?

The (happy) end
Royalement installé dans la seule cage à bestioles pas encore donnée/vendue/prêtée, Mr ou Mrs Hamster s'est sustenté de biscuits, carottes et graines, a fait des petits dodos sous l'attentive surveillance de Miss Marple, de Momo, et de la Fée Clochette et galopé dans sa roue.
Après avoir vainement tenté de convaincre mes collègues/ ma pharmacienne/ les caissières du supermarché/ mon fils/ sa copine/ quelques inconnus / que le hamster de Noël marron à tâches blanches étaient LE cadeau, j'ai appris que mon petit voisin avait perdu le sien de vieillesse quelque jours avant.
Et comme l'essayer c'est l'adopter, le hamster de Noël a retrouvé une gentille famille.
That's all folks !

La douceur de Miss Marple est surtout une histoire d'interdit : je lui ai appris chez Bot...c à ne pas sauter sur les "petites bêtes" qui couraient : mon fils avait des rats, nous avons elevé une pie etc... je voulais qu'elle respecte les petits trucs qui bougent et ne leurs sautent pas dessus mais sans ordre, et en mon absence je ne parierais pas un centime sur sa "gentillesse"

Mon petit voisin est ravi, d'autant que l'achat d'un autre hamster était pas à l'ordre du jour (espérons qu'il le soit toujours quand le hamster de noel va lui pincer le doigt). Il a du être nourri à travers les barreaux et attrape tout ce qui passe à portée (une chance pr moi qu'il ait été à moitié gelé hier
MissMarple


Avec la nénette nous avons trouvé un petit coin sympa pour les balades du matin. Les premières fois nous avons croisé une dame avec son boxer. Ils finissaient leur balade quand nous commencions la notre. Au fur et à mesure, j'ai remarqué que la dame à caler ses horaires sur les miens. Le boxer lui restait un peu en recul, ne courait que peu au début avec la chienne. Sa maîtresse lançait des bâtons ou le rappelait sans succès.
Aujourd'hui, il commence à courir, il revient de mieux en mieux et à même apppeler Cali aux jeux mercredi matin. D'ailleurs ce matin là, c'était la fille de la dame qui sortait le chien. Nous avons un peu parlé ensemble et elle m'a expliqué le pourquoi des changements d'horaires.
Le boxer qui a 7 ans refusait de sortir et ne mangeait presque plus. Elles pensaient même à le faire piquer car elles ne supportaient plus de le voir se laisser dépérir. Et puis il a commencé à réclamer à sortir tout doucement. Maintenant il devient intenable et gratte à la porte de leurs chambres quand il entend la clochette de Cali. Il recommence à manger et à jouer avec ses maîtres.
Ce qui est drôle c'est que nous nous baladons ensemble mais nos chiens ne jouent jamais ensemble. Ils restent sur leur maître respectif.
Je l'adore la petite Cali.
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Si vous trouvez qu'il ne manque que la parole à votre BA c'est que vous ne savez pas l'écouter ! Jany
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Re: Histoire de chiens

Messagepar bao » 11 Jan 2010, 00:23

sujet réouvert, continuez à nous faire partager vos histoires...
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Re: Histoire de chiens par Spencer

Messagepar Coralline » 14 Jan 2010, 12:36

Merci beaucoup de nous avoir remis l'intégralité de ce post sur le nouveau forum, toutes ces histoires sont captivantes et si bien racontées !On ne s'en lasse pas !
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